vendredi 16 mars 2007

Hanoï, Bangkok, Paris...

Salut les innombrables!
Nous nous sommes laissées aspirer par les charmes d'Hanoi
et je ne vous ai plus écrit, mais séchez vos larmes, vous
étiez tous encore dans mes pensees.
... Me voici de retour à Paris, dans le bientôt "printemps" glacé.
Hanoi nous avait préparé aux grands froids, nous enlaçant
sans relâche dans sa grande robe de gaze humide. Il faisait
un froid à décorner les boeufs, là-bas! C'était très bizarre de
débarquer de l'avion Bangkokais dans ce bac à légumes
de réfrigérateur super puissant. Mais la ville est très belle,
vraiment. C'est une ville très européenne. Ses maisons sont toutes
très étroites -parfois la façade ne dépasse pas 1,50 mètre de
large; en général elle en fait 2 ou 3. Un drôle de mélange,
d'imaginaire européen et asiatique en miroir. Une ville
européenne imaginée par l'Asie, et une ville asiatique vue par
l'Europe. Tout ça baigné dans un régime communiste,
une culture asiatique, une histoire de grande force
du peuple viêtnamien et de colonisation...
Quand je suis arrivée, au bout de quelques dizaines de mètres
à pieds dans les rues du vieux quartier -où vit Gwenhael-,
la certitude m'a frappée que je saurais immédiatement me retrouver
dans cette ville. Mon sens de l'orientation, certes déjà légendaire,
reconnu tout de suite le squelette urbain. Certainement
parce que les rues furent habitées et dessinées en partie
par l'Europe. Sinon les maisons sont multicolores,
belles et prétentieuses comme des marquises
magnifiques et décrépies...
Notre séjour fut très délicieusement épicé par La Cuisine de Sòn,
le coloc' de Gwenhael. A tomber par terre. Et cet homme
est inarettable: Il cuisinait pour nous du matin au soir et du
soir au matin. Pour le plus grand malheur de notre gras,
qui continuat à croitre et perséverer comme une épizootie
de grippe aviaire dans un troupeau de poules cambodgiennes.
Pour la bonne conscience, la profusion de fruits de variétés
infinies nous aida grandement. Je goûtis du fruit en forme
de pomme de pain, mais vert et mou: Aussi séduisant
pour les papilles que la mangue ou le lychee..
Et du fruit parfaitement sphérique, cert et très dur:
Bof. Et de la mangue viêtnamienne: Un régal toujours imité,
rarement égalé. Et des longans, très bons, et 100 000
autres encore.
Entre deux repas (mais quand même avec un pique-nique),
Gwenhael, Sòn et Köeun nous emmenèrent en moto
au village des céramistes. Comme les rues spécialisées
dans la vente d'un seul produit (Gwenh habite la rue de l'alcool
et des bonbons, à côté se trouve la rue des cigarettes,
et la rue des plantes médicinales, la rue des chaussures,
la rue des décos de nouvel an, etc...), on trouve aussi
des villages spécialisés dans la fabrication d'une sorte de chose.
Donc nous visitâmes le village des potiers, et le lendemain
le village des fleurs et des vieux émigrés rentrés au pays.
Le ciel était toujours gris, l'air plein de froid et d'eau, nous
couvertes d'habits circonstentiels prêtés par Sòn et
Gwenhael, d'une baba-coolitude à pleurer, mais on était
super contentes de visiter ces endroits. Et de voir un peu
du paysage très vert & très beau en dehors d'Hanoi.
Lisa et moi allâmes aussi voir les fameuses Marionnettes
Sur L'eau, à côté du lac à côté de chez Sòn & Gwenhael.
C'était beau, exotique, et drôle. Avec des dragons, des grenouilles,
des pêcheurs, des amoureux, des chansons...
Puis le séjour viêtnamien touchat à sa fin.
Lundi matin nous petit-déjeunâmes d'une énoooorme soupe
de nouilles au poulet toute fraîche, entièrement fabriquée
par Sòn, et nous repartîmes, sacs au dos, pour Bangkok.
A Bangkok, joie, bonheur, il faisait toujours 40°C, alléluïa!
Je pris une douche froide et me dirigeai (après m'être habillée bien sûr)
vers ... 2h30 de massage. Et un petit verre de thé glacé
et quelques tranches d'ananas frais. Miam.
Après quoi nous dinâmes, moi d'une salade de papaye
à enflammer un puits de pétrole.
Le lendemain, nous nous rendîmes en bateau à Chinatown,
dans le dédale du marché gigantesque qui occuppe tout
un quartier, pour accomplir une grande mission:
Retrouver le casque de vélo (eux l'utilisent pour la moto)
en forme de panda pour Ruben, le filleul de Lisa.
Mission qu'on eut raisonnablement put penser impossible,
et qui nous le semblât longtemps, mais que nous accomplîmes
envers et contre tout.
Nous y passâmes notre matinée.
Un taxi nous conduisit ensuite au déjà decrit MBK Center,
le babylonique centre commercial, dans lequel nous nous
régalâmes d'air climatisé et d'un repas dans un fast food
japonais. Enfin moi, Lisa digérait toujours avec grande
difficulté ses nems frits du matin. Et nous acquîmes encore
quelques biens extrêment utiles, évidemment.
Soudain,
le glas de la fatalité résonnât tristement à nos tympans:
Il était l'heure de retourner à la Riverline Guesthouse
endosser nos pesants sacs et repartir vers l'aéroport,
prendre l'avion direction Bahrein puis Paris.
La mort dans l'âme, j'entrai dans le taxi.
Puis tout s'enchaîna comme en un épais brouillard
mélancolique au milieu d'un feu d'artifice,
et quelques longues heures plus tard,
Paris nous reçut dans ses bras glacés.
Quelques fourbes soi-disant amis parisiens nous avaient
annoncé le printemps ici...
Bien.
Je réalise à quel point les exigences quant au climat
à Paris sont basses. En-dessous de ça, même.
Très TRES basses.
Sous terre, quoi, quasiment.
Nous sommes de retour, amis!
Vous avez intérêt à m'offrir force cocktails très alcoolisés
pour que je croie vraiment que c'est le printemps.
Mais bon, home sweet home, blablabla...
Une partie de mon coeur est restée à Bangkok.
Vivement que j'y retourne!
ET VIVEMENT que je vous retrouve, tous, superlecteurs.
Ce fut un grand plaisir pour moi de voyager,
et vous emporter avec moi en vous envoyant ces mails
illuminât encore un peu ces jours et nuits sensationnels.
Merci à tous,
à très bientôt en mail ou en vrai,
et bises à nouveau parisiennes***
******************************************************************************** * *
Bien à vous,
Juliette

samedi 10 mars 2007

Hanoï

Salut les innombrables!
Bouddha nous aime apres tout, je vous ecris de
HANOI!
Apres mon precedent message,
Lisa et moi allames au restaurant comme convenu.
Nous arrosames notre journee de plus a Bangkok (i love Bangkok)
de quelques cocktails tres merites, puis, repues et gaies,
nous echouames dans la premiere echoppe de massages
sur notre chemin, et nous nous fimes detendre les orteils
par des doigts bangkokais (i love Bangkok) et agiles....
A la suite de quoi, allegees des gambettes et toujours gaies,
les paupieres un peu lourdes et l'esprit engourdi,
nous parcourimes les quelques metres restants jusqu'a
chez nous (i love Bangkok) pour nous enfoncer dans les bras de
Morphee jusqu'a... 3 heures du matin pour moi.
A 4 heures, Morphee ne pretant plus ses bras qu'a Lisa,
je montai sur le toit de la Riverline Guesthouse.
Contemplant l'horizon hyper urbain ET fluvial,
comptant les peniches geantes qui formaient un train flottant
defilant sans fin devant moi, j'eus cette pensee qui vous surprendra sans doute:
I LOVE BANGKOK.
Puis je rejoignis Lisa et Morphee jusqu'a l'aurore.
Le matin tout neuf se depliant alors fut occupe a ranger nos affaires
et a quitter la chambre, ensuite a petit dejeuner (d'une salade de papaye
aux crevettes sechees pour moi), et ensuite a visiter le marche aux fleurs.
Ayant choisi le bateau pour nous y transporte, et je ne sais pas vraiment
pourquoi, je me suis sentie veritablement etourdie et mal-de-mer-ie
dans le marche. En plus, ce marche etait trop bizarre:
On ne voyait que une dizaine de varietes de fleurs,
certes tres belles, mais assez vite monotones.
Alors nous quittames les lieux et marchames un peu au hasard dans le coin.
C'est a ce moment que je pensai soudainement,
pour la seulement 24 000 ieme fois depuis le lever du soleil:
I LOVE BANGKOK.
Apres, nous nous rendimes dans un mega centre commercial de luxe
au sommet duquel se trouve le Centre du Design (TCDC ou quelque chose comme ca).
C'etait bien, ca avait l'air bien, mais nous etions juste entre deux expos.
J'acquis tout de meme quelques biens designes de la plus
haute necessite a la boutique du lieu.
Il etait environ 13 heures quand tout a coup Lisa m'entraina dans...
un... hum, penchez vous, je vais le dire tres doucement et je ne le repeterai pas.
Dans un burger king.
C'est pas moi, c'est Lisa!
C'est elle!
JAMAIS je ne me serais nourrie dans un tel endroit de ma propre initiative!
Ah, d'ailleurs, on m'appelle pour aperitiver avant de diner royalement,
je dois vous laisser.
Sachez en tous cas que
je suis a Hanoi chez mon frere Gwenhael.
Il vit dans un endroit FEERIQUE -on se croirait pour de vrai dans In The Mood For Love.
Son, chez qui il vit, cuisine divinement.
Et last but not least,
une information qui rejouira le pervers sadique qui est en vous:
C'est l'hiver a Hanoi.
Et on est en tongs.
Serieusement, il fait 15 degres maximum,
il bruine a mort, et on a du s'acheter des chaussettes.
Et on porte les baskets de Gwenhael et Son.
Toute notre superbe d'ambassadrices de l'elegance parisienne nous a quitte.
Et c'est l'heure de l'apero,
bises bientot a la biere,
a tres bientot pour la suite de mes aventures culinaires entre autres***

jeudi 8 mars 2007

Euh... Bangkok

Salut les innombrables!

Devinez d'ou je vous ecris?
Eeeet NON, perdu!
Bangkok m'aime TELLEMENT (nous filons un amour parfait)
qu'elle m'a garde dans ses bras.
Heee oui, je suis toujours a Bangkok.
Lisa aussi, d'ailleurs (mais c'est MOI que Bangkok aime
le MIEUX et le PLUS, bien sur).

Ah, hier fut une rude journee a laquelle nous crumes un
long instant que nous ne survivrions pas.
(Le recit qui va suivre a une speciale dedicace
au gars de l'agence de voyage de Phnom Penh)

A l'heure ou tout le monde est deja leve depuis au moins
deux bonnes heures, ou Bangkok a deja fini son aerobic,
pris une deuxieme douche, mis son maquillage
et son masque anti-pollution -c'est a dire a 6 heures,
nous partimes pour l'aeroport. Lourdement chargees
mais pas trop cherement transportees par un de ces taxis
aux couleurs limites aveuglantes et neanmoins seyantes.

Je vous passe tous les details certes croustillants, neanmoins
superfluxsxs, du trajet, de l'arrivee a l'aeroport, de la file d'attente
pour le check in, etc etc.

Arrivees au comptoir, les bagages avales par le tapis roulant,
la gentille dame bien maquillee nous dit:
"You not possible to go Vietnam, you no letter from Vietnam Ambassy!"

...Et c'est a cette minute precise que notre journee somme toute
paisible et fluide jusque la commenca a s'effriter petit a petit
pour se transformer en une nouvelle espece de grosse journee
de merde nee certainement de l'accouplement pervers d'un
glissement de terrain boueux et de l'esprit nauseabond d'un
dictateur communiste. Ou peut-etre, mettons, entre un chien galleux
sous LSD et une employee de l'administration communiste
sous coke. Ou... Enfin vous voyez le genre, deja.

Alors. Nous dumes:
De-tapis-roulanter nos bagages
Etre accompagnees au comptoir AirAsia
Raconter notre histoire a jolie Madame AirAsia
Decider quoi faire
Decider d'aller faire nos visas a l'ambassade du Vietnam
et de prendre l'avion du soir, puisque selon Madame AirAsia
c'etait possible
Payer le changement de billet
Copiner avec Richard, de Birmingham, dans la meme galere que nous
Trouver les consignes et y faire enregistrer nos bagages
Choper un taxi pour 3 (Richard et nous)
Taxier jusqu'a l'ambassade -et raquer pour le taxi of course
Faire des Photos d'identite pour Lisa
Apprendre une fois a l'ambassade que
"no possible today you come tomorrow afternoon"
Et que ca coute la peau des yeux le visa
Re choper un taxi
Retourner a l'aeroport
Re-aller au comptoir AirAsia
Re-raconter notre histoire
et les informations erronees que nous avaient données la dame
Reflechir ardemment et ardument
Decider de partir QUAND MEME le 9 au lieu du 7
Re-payer un re-changement de billet
Recuperer nos bagages (et raquer)
Re-choper un taxi
Retourner a l'ambassade
Remplir les papiers
Raquer (50 euros le visa)
Re-choper un taxi
Retourner a la guesthouse
Attendre pour une chambre
Entrer dans la chambre.
Il etait 15h.

Et pendant tout ce temps, attention attention,
nous ne nous sommes JAMAIS disputees.
Voila pourquoi hier soir, nous allames nous faire
faire des massages miraculeux toutes les deux.
Voila pourquoi nous passames finalement une delicieuse journee
pleine de decouvertes inattendues a Bangkok aujourd'hui.

Et voila pourquoi ce soir, nous allons au (veritable) restaurant.
Et oui, au passage, apprenez (et soyez epates)
que cette apres-midi, contre toutes les predictions
de gens rencontres hier a l'ambassade, nous avons eu nos visas!
Cette journee epuisante nerveusement hier nous a
tout de meme offert 2 nuits de plus dans LA VILLE DE MA VIE,
et toutes ces choses incroyables que nous ne pensions pas voir ou essayer:

Les massages miraculeux hier soir,
et puis aujourd'hui la ligne de bateau-bus
(Mais des gros bateaux rapides et mulitocolres, pas juste des bateaux-bus),
le BOUDDHA COUCHE qui m'a fait pleurer d'eblouissement
devant tant de magnificence, de splendeur et de merveilleusete,
le bus vert super bien qu'on dirait qu'il fonctionne avec une clef qu'on remonte,
Chinatown superbelle et bordelique et profusionique,
Le marche insense dans Chinatown,
les cours d'aerobic gratuit a fond les manettes dans le parc au bord de l'eau,
le coucher de soleil sur la Seine d'ici...
Et une nouvelle sucrerie achetee sur un stand au milieu du
marche insense: Des boulettes de fils roses, vertes, bleues
ou blanches, insipides, mais baignees dans du lait de coco
et du sucre et du piment et des graines noires,
avec des filaments de coco fraiches par dessus.

Tout allait mal hier jusqu'a 15h,
mais tout va bien aujourd'hui.

Je suis desolee de vous apprendre que mon addiction a Bangkok va grandissant
-comme vraiment un coup de foudre qui n'en fini pas
et enfle, enfle, jusqu'a... mon emmenagement?

Mais je suis heureuse d'etre ici,
et aussi tout de meme TRES heureuse de voir ENFIN
mon frere Gwenhael a Hanoi demain soir!

Je vous ecrirai d'Hanoi
(si Bouddha estime que nous avons assez paye
pour toutes les mechancetes commises jusqu'ici).

BISES bises a tous,
venez me voir a Bangkok quand vous voulez,
a tres tres bientot!

mercredi 7 mars 2007

Bangkok nous revoici!

Salut les innombrables!

Je suis bronzee a faire honte a un Bresilien.
Je suis a BANGKOK AVEC Lisa, et:

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

...

Demain matin on prend l' avion pour Hamoi;
je vous en dirai plus une fois la-bas,
la nuit Bangkokoise m'appelle!

Bises pimentees a tous,
a tres bientot

(pour vous sentir un peu bangkokais vous aussi,
avalez une poignee de piments-oiseaux,
mettez le chauffage a FOND les mollettes,
enfilez vos tongs,
une biere Chang sirotee dans le hamac,
une bonne dose de pollution,
un doigt d'embouteillages,
et roulez jeunesse...)

Re-bises!

dimanche 4 mars 2007

Siem Reap

Salut les innombrables!

Aaaaaah...depuis le temps que l'avais en tete, cette merveilleuse blague,
ca fait du bien de la sortir enfin. Je me sens plus legere.

Bien.

Je vous ecris aujourd'hui de ?
De?

Ouiii, Angkor. Bravo! De Siem Reap en fait, la ville la plus proche.
Je vous avais une fois de plus laisses halletants de suspens,
vrilles a votre ordinateur, attendant avec une impatience brulante:

La suite.
La voici, ouaiiiiiis!

Je vous ecrivis donc rapidement de Phnom Penh (c'est comme ca que
ca s'ecrit, maintenant je sais). Mais avant, j'etais a Koh Kong, ou
le chemin a l'aller avait ete des plus decourageants -mais il nous
en aurait fallu plus pour nous decourager. Heureusement, a part
une attaque nucleaire ou une invasion de moussaka geante sanguinaire,
ca n'existe pas.

Le chemin du retour fut aussi glissant et collant de boue que je vous
l'ai laisse entendre dans mon precedent mail. Puis il fut aussi long
et atroce pour nos posterieurs (pourtant de plus en plus rembourres
etant donne 1.notre alimentation, 2.notre absence TOTALE d'exercice
physique) que 15 heures assis sur un parpaing pose sur une vieille
machine a laver tres bruyante en mode "essorage muscle" peuvent l'etre.

Nous arrivames a la nuit tombee a LA VILLE et trouvames le lit et non le
couvert dans une gentille auberge surprenamment nommee ANGKORchey
Guesthouse. (Devinette: Qu'est-ce qui n'arbore pas fierement ANGKOR
ecrit quelque part au Cambodge? Reponse: Les temples d'Angkor)
(Angkor m'inspire, encore et encore!). Cette Guesthouse contenait une
delicieuse blague architecturale -pour le touriste en pleine forme et
prevoyant de passer ses nuits Phnom-Penh-iennes au karaoke:

D'abord, il nous fallu grimper, grimper et grimper 6 escaliers interminables
et concus par des lilliputiens, pour des nains, pour arriver au 3eme etage.
Bon. Ensuite, apres des detours dans des couloirs concus par des chenilles
pour des mille-pattes, nous debouchames sur un long et etroit couloir
contenant des portes numerotees de part et d'autre.
"Insense!" me direz-vous. Oui, mais ce n'est pas tout. Vient : La Blague.
De chaque cote du couloir: 4 chambres -environ.
Dans chaque chambre: lits, et salle de douche-toilettes.
Chaque chambre etait separee de sa voisine par la fameuse "salle d'eau".
MAIS les murs de ladite salle de rafraichissement n'atteignaient PAS les
lointains plafonds! Pas du tout. Ce qui signifie que nous dumes dormir,
tant bien que mal, avec la tele (a fond les pistons) de nos voisins,
et surtout: la lumiere. Toute la nuit.
Autant vous le dire, en trois mots comme en cent:
Nuits de merde.

Sauf que en voyage, ou au Cambodge je ne sais pas, on se remet
tres vite de ce genre d'alea. Enfin JE. Je ne voudrais pas parler pour les
autres. Ca ne m'empecha pas d'apprecier grandement ce trop
court sejour a Phnom Penh. Nous commencames la journee
par une chasse (fructueuse) au billet d'avion pas cher pour Hanoi.
Apres le kouitiou de rigueur, je ne le mentionne meme plus...
Puis nous nous engouframes dans le Marche Central a l'architecture
epoustoublifiante et jaune-orange. Dans ce marche, il y avait
un monsieur qui louchait affreusement, ce qui lui donnait un air impenetrable
et une sorte de respectabilite, donc il lisait les lignes de la main
-des deux mains en fait-, et des trucs dans la forme du visage,
et AUSSI dans les cartes. Je ne sais pas pourquoi Lisa decida
de se faire lire les mains, les cartes, et la tete alouette.
Je fus poussee par une envie irrepressible de faire de meme.
Et je le fis. Sauf que pour moi, il commencait a fatiguer,
alors il fit beaucoup moins de trucs folkloriques que pour Lisa.
J'avais peur d'avoir peur de ses predictions, mais finalement,
c'etait tellement... tellement pas effrayant (il n'a pas devine
mon passe, ni tellement je pense mon futur) que je ne fus
pas effrayee du tout. Je verrai d'ici 2011 si ses predictions
s'averent justes.

Ensuite, apres un intermede avec la Police auquel je n'assistai
pas -soudain les eleves n'avaient pas le droit de dessiner le marche,
parce que soudain une loi venait d'etre etablie et il fallait remplir
un formulaire, le faire tamponner, bla bla bla... Bienvenue
au Royaume du Communisme et de la Corruption!-, nous primes
des tuk-tuks cambodgiens (contrairement aux tuk-tuks thailandais,
qui poussent en Thailande) et nous presentames, frais et
innocents (enfin moi), au Musee S-21. L'ancien lieu
d'emprisonnement et de torture des Khmers Rouges.
Je ressortis plus tres fraiche, ni innocente.
Lisa s'etait dispensee de la visite, l'ayant deja vu.
Bandol et les eleves ne dirent rien en sortant, a part:
"Allez, maintenant on est trop triste, on va voir le Palais Royal!".

Ce que nous fimes.
Mais juste l'exterieur, au bord du Mékong, assis dans l'herbe sous
les tamariniers. C'etait bien.
Je les quittai un petit moment pour me faire moto-dop-er
jusqu'a La Poste Centrale, seul endroit d'ou poster un truc si on
veut qu'il arrive un jour, parait-il.

Mais ne vous excitez pas, comme les cartes postales n'existent
pas au Cambodge, a part a Phnom Penh et a Angkor,
seuls Pepe et Grand'Mie et Pipapi recevront ces 2 cartes.

Si elles arrivent un jour.
Vous, si vous etes gentils, vous aurez quelque chose (de petit)
en mains propres.

La promenade en moto-dop dans Phnom Penh fut tres allechante...
Pour une prochaine fois.

Puis Lisa & moi rencontrames John Weeks, un ami a elle,
completement fou de bande dessinee, a tel point qu'il travaille a
ressusciter la bande dessinee khmer...
Puis nous dinames au bord du Mekong a la nuit tombee.
Le lendemain des potron minet, Lisa, dans le gaz complet,
et toute la bande, reparti en chevauchee rugissante, pour 250 km
(plus ou moins) direct jusqu'a Battambang.
Moi, dans le gaz aussi, je fis mon sac et me rendis a l'arret du bus
de 7h30 pour Siem Reap. Le bus parti a l'heure cambodgienne.

***Intermede "de l'heure cambodgienne":
Juliette, francaise, dit a Bandol: "Retrouvons nous a 8 heures!"
Bandol, khmer, dit: "D'accord!"
A 7h30 Bandol est la.
A 7h40 il s'impatiente.
A 7h45 il s'en va.
A 8h (au Cambodge Juliette fait un gros effort de ponctualite)
Juliette arrive.
Fin de l'intermede***

Au parfum, je me pointai a 6h30.
Grand bien me pris, car a 6h45 le bus partais!
C'est dingue, quand meme, non?
Et j'exagere pas du tout. Ca me laisse pantoise, ce truc...
Enfin comme il se doit je sympathisai avec les 2 autres blancs du bus.
Deux hongroises aux prenoms rudes, dont une femme a barbe.
Rasee, mais tout de meme.
Enfin, gentilles.
Je copinai aussi avec mon voisin tres fatigue, Chiarayia,
un tres gentil etudiant khmer vivant a Tokyo.
Et je savourai les videos de karaoke (la compil' special Plage
et la compil' Chansons Historiques) et de matchs de catch
americain spectaculaires que nous passait le conducteur.

Nous arrivames a Siem Reap a 13h, comme prevu.
Suants rapport au mirifique "air conditionne" qui ne nous avait
conditionne que jusqu'a la banlieue de Phnom Penh.
Les copines blanches et moi, nous tuk-tukames jusqu'au
Popular Hotel. S'ensuivirent un choix de chambre (pas chere
avec ventilateur et douche-froide-toilettes pour moi), une douche,
une omelette a la courgette, un voyage en tuk-tuk,
et un coucher de soleil au milieu de 200 000 personnes
au sommet d'un temple, a Angkor.

Puis: diner, tokolok avec les copines blanches Goobi et Kooti,
douche, dodo.
Ce matin, avec Goobi et Kooti, tuk-tuk avant le lever du soleil
jusqu'a Angkor. Et journee de promenade en pieds (soudain je retrouve
cette sensation grisante: marcher plus de 50 metres) et en tuk-tuk
dans et autour de temples. Pas tous, il y en a des TAS, mais 4 ou 5.
Dont celui, l'autre fameux (a part Angkor Wat) :
Celui qui est tout emmele dans les racines d'arbres geants.

He bien:

C'est

vraiment

tres

beau

.

C'est celui qui m'a le plus plu, bien sur.
Et puis aussi un long mur avec des elephants, des poissons, des histoires
avec des hommes, des femmes, un petit garcon, des lotus...

Etonamment j'ai reussi a voir des choses sans trop de touristes
comme moi partout. Tres appreciable.

Sinon un autre effet de Siem Reap, c'est que j'ai realise que je
n'avais pas vu autant de touristes blancs au metre carre depuis des lustres.

Apres la Khmer-Moto-Team et les bleds dans lesquels j'etais
une curiosite, ca fait tres bizarre... Tres desagreable en fait.
Mais bon, ainsi est faite Siem Reap maintenant:
Un nid a touristes ou tout est 100 fois plus cher et en toc qu'ailleurs...
Et l'argent ne va meme pas a l'etat, ni aux habitants.
Well... Quoi penser de ca et comment agir?

Je ne sais pas.

C'est quand meme fou de voir ces temples...
Demain a l'heure ou les oiseaux se font beaux pour aller au travail,
Goobi, Kooti & moi partirons prendre le BATEAU
jusqu'a Battambang. Je suis tres curieuse de voir ca!
6 ou 7 heures en bateau. Je pense que nous traverserons le
Tonle Sap, que je n'ai pas encore vu. Youpi!

Apres-demain, inch'boudha, Lisa & moi irons en bus jusqu'a Bangkok,
et apres-apres-demain, nous volerons de Bangkok a Hanoi.
Ca parait un peu bete comme trajet de retourner a Bangkok pour atteindre
Hanoi, mais c'est le plus rapide et le moins cher.

Nous passerons une petite semaine chez mon frere Gwenhael,
puis retour a Bangkok en avion, et enfin avion jusqu'a Paris.

Figurez-vous que malgre tout l'amour que vous me portez et reciproquement,
je n'ai pas DU TOUT envie de rentrer.
Mais alors PAS DU TOUT.

J'ai deja envie de revenir, ca, c'est sur.
D'ailleurs Bandol, avec son don pour predire l'avenir -qu'il a
surement achete au marche de Battambang-, affirme que bientot
je vivrai a Bangkok. Ou Hanoi, dit-il, mais plus certainement Bangkok.
Je crois qu'il dit ca parce qu'il me porte une grande admiration.
Il est TRES impressione par ma capacite a manger n'importe quoi,
meme chez les plus improbables marchands ambulants,
sans jamais tomber malade.
Et par la dose de piment que j'ingurgite avec plaisir.
Sa conclusion imparable est donc que mon estomac etant asiatique,
je ne peux m'epanouir pleinement qu'en Asie.
(Et oui, a Bangkok, tout est exquis).
Je suivrai peut-etre ses predictions, juste pour voir, un de ces jours...

(D'ailleurs aujourd'hui j'ai encore decouvert une delicieusete
khmer dans la rue: Dans une petite barquette, on rape de la chair
de coco a peine mure, sur des petites boules a base de farine
de riz, dans lesquelles sont dissimules des morceaux de
sucre de palme concasse... Miam miam miam...
Et un autre truc qu'un vieux monsieur muet grillait dans
une bassine metallique sur le trottoir:
Des sortes de boules aplaties de peut-etre manioc agglomere
avec de la coco et peut-etre autre chose... tres chaud, grille, c'est bon!)

Sur ces notes de patate chaude sucree grillee,
je vous laisse jusqu'a bientot et je vais boire un tokolok.

Tcheun Chgnagn (bon appetit)
et bises au riz!

vendredi 2 mars 2007

Phnom Penh

Salut les innombrables!

Ce matin, un mail tres rapide avant le petit dej'
(Oh! Du riz! Ben ca alors!) (...).

Nous avons survecu aux 300 kilometres entre Koh Kong
et Phnom Penh.

Ah, d'abord, il faut que je vous fasse partager
ce petit bonheur qui m'est offert par la haute
technologie informatique cambodgienne:
La, tout de suite, je vous tape un mail qui ne s' affiche pas.
He oui, je suis tres tres forte:
Je peux desormais vous ecrire d'un clavier tout en japonais,
ou d'un ordi qui n'affiche ce que j'ecris
que 20 minutes plus tard...

Ce voyage me fait decouvrir une source inepuisable de capacites
que je possedais jusqu'a present en l'ignorant totalement.

Enfin vite:
La route fut eprouvante, comme prevu.
Sans pluie mais avec boue et mares- souvenirs de la pluie de la nuit.
La route fut tres tres longue.
Ma moto -conduite par Kakada- dut etre reparee une fois
et rafraichie a coup de pause et d'arrosage a l'eau
environ 100 fois..

Ah, je dois y aller.

Bises de Phnom Penh

il fait tres chaud, gris,
ca a l'air super cette ville!