Au Viêtnam, il faisait beau.
Il faisait surtout chaud.
Je ne dis pas ça pour énerver Monsieur Météo de Marseille,
qui a choisi de nous balancer un temps pourri aujourd'hui,
mais quand même, c'est plus agréable de se promener en ticheurte (pourri) et sandalettes, qu'en ciré.
Surtout dans une ville qui se vante de son beau temps perpétuel...
Bref, passons...
Je vous avais laissés les doigts pleins de gingembre et le cheveu en bataille dans votre cuisine,
en train d'essayer de confectionner l'exquise recette tirée du Chant du Riz Pillé.
J'espère que vous avez bien fait vos devoirs et que vous vous en êtes tous bien sortis,
parce que vraiment, pour l'avoir testé ici (et fait tester), ça valait le coup!
Venons en maintenant enfin à la suite des aventures du Mariage de Gwenhael & Hàng au Viêtnam.
Oui oui, au Viêtnam, c'est bien de ça qu'on cause, pour ceux qui s'obstineraient à ne pas suivre.
Alors... Vous vous souvenez des banquettes à shampooing?
Je pense, parce que ça fait 200 fois que je reprends à ce passage là et que je ne vais pas plus loin.
Alors allons-y, cette fois-ci!
Donc ça, c'était la veille au soir, du "petit" grand mariage.
Nous rentrâmes tous à point d'heure, pomponnés de frais, manucurées pour certaines, colorées pour d'autres
(mais ça faut pas le dire)... Quant à moi, ayant déjà les cheveux courts mais ne voulant pas être en reste,
je m'étais faite coiffer pour rigoler. Et c'était pas mal. Enfin j'avais une coiffure de manga.
Oui oui oui, vous verrez les photos!
Et puis sonnez trompettes, roulez tambours, ce fut enfin LE GRAND JOUR!
CE JOUR LÀ -ah oui, d'abord un intermède instructif concernant LA DATE:
Non cette date n'avait pas été choisie au hasard, évidemment,
ni en fonction du temps, ni de la disponibilité des didjés de mariage, ni du numéro fétiche de quiconque.
La mère de la future mariée, en fait, passât UN MOIS entier à calculer pour trouver le jour favorable.
D'après le jour & l'heure de naissance des deux amoureux, et peut-être aussi d'autres informations primordiales,
elle calculait, jour et nuit, consultait peut-être des mages, des sages, des mirages, des pages, des breuvages,
enfin certainement un tas de trucs en -age; ou peut-être est-ce moi qui fantasme.
En tous cas je ne sais pas comment ni pourquoi (honte à moi, mais je compte bien combler mes immenses lacunes
en matière de culture viêtnamienne à partir de dorénavant), mais finalement, au bout du compte,
tout bien considéré et pesé, c'est le 19 FÉVRIER 2009 qui fut décidé.
Ce jour là, reprends-je, nous nous levâmes TOUS aux aurores.
Tandis que complètement pâtéifiée je me lavais puis entrais délicatement dans mon somptueux Ao Dai de soie fleurie,
tandis que le futur épou faisait de même -mais dans un épatant costume occidental taillé sur mesure-,
et que tous les autres vaquaient à leurs occupations préparatives,
une armée de 2 jeunes filles accompagnées d'un jeune homme (je crois) s'occupaient à attacher de petits bouquets
de fleurs fraîche tout le long de la rampe de L'escalier (vous ai-je déjà parlé de la disposition de la maison?)
jusqu'au premier étage seulement. (Y en a 5!).
Parce que, ensuite, c'est la coutume, touuuuute la famille de la mariée...
Mais bon ça vient ensuite.
Pressons, pressons.
Nous partîmes tous direction chez les parents de Hàng.
Nous dans un taxi espécial décoré d'un idéogramme rouge en papier disant "mariage",
et le futur époux dans une magnifique voiture exprès affublée du même idéogramme,
mais avec en plus tout un tas de fleurs, et un chauffeur spécial.
Et là, quelqu'un me supplie d'arrêter d'écrire, parce qu'il se fait tard et qu'on est dimanche soir.
J'obtempère et vous laisse à nouveau mariner dans un suspens insoutenable
(mais allez vous survivre à ces hautes doses de suspens répétées??? Je m'inquiète...),
en vous envoyant plein de bises humides rapport au délicieux climat marseillais,
et aussi, bien sûr, une photo:

À très bientôt!
Juliette
