mercredi 18 juin 2008

MARSEILLAIS GAROUS

Salut les innombrables!

La lune est pleine et jaune ce soir,
et la journée fut estivale, pour de vrai,
du genre la main du soleil qui te plaque contre le macadam
quand tu quittes ton travail air-conditionné.


Une chose bien à Marseille:
Le pique-nique avec les copains-copines sur les marches
de la place sans oliviers en pots de la Mairie.
À l'ombre d'un grand arbre (de la famille des platanidés).
Oui ça c'est bien.

Et la nuit avec les boules Quiès aussi c'est bien,
surtout en présence d'un mini chat trrrrès affectueux et vociférant.

Ce soir, rentrant à pied de chez une fille au nom de gars
et une autre au nom de vraie fille (mystèèère),
alors que la nuit était noire, la lune ronde et grosse (en plus d'être bronzée, donc),
l'air à la température d'un oeuf mollet, soudain je pensai.
Oui.
Je constati subitement une nouvelle différence majeure et non moins culturelle
entre Marseille et Paris:

-À Paris, quand tu marches dans la rue par exemple, de nuit par exemple,
de surcroît si tu es une fille par exemple,
hé bien avoir l'air indifférente et ne rien dire -voire toiser-
(quand tu croises un gros gars au regard sombre par exemple),
c'est montrer que tu es forte -et que t'as pas peur.

-À Marseille, dans le même cas, (je vous épargne tous les re-par exemple-s),
ne rien dire, c'est montrer que tu flippes.

À Marseille, mieux vaut regarder ledit gars au regard sombre
qui fait un peu peur et que tu crois qu'il te matte
dans les yeux, et lui dire carrément "Bonsoir!".
Et encore je suis pas sûre que "Bonsoir!" soit la bonne chose à dire.
Quand je serai plus marseillaise je pourrai vous transmettre l'idiome idoine.
Certainement un truc du genre "ça boume bébé? Tu tiens les murs ou bien?"

Ouais. C'est comme ça.
Pour l'heure, je fais un peu n'importe quoi.
Je toise, puis je me souviens que je suis en terre exotique,
je matte dans les yeux, là je me dis "merde c'est con ma technique"
(Ouais dans ma tête ça parle vulgairement. Parfois.), je souris,
je finis par dire "Bonsoir" sans point d'exclamation,
et je remercie le dieu des filles qui rentrent seules le soir
d'être aussi bienveillant avec moi, et patient aussi.

Amen.

Brûlez un cierge à la santé des filles qui rentrent seules le soir,
si vous en êtes, crions ensemble FILLES-QUI-RENTRENT-SEULES-LE-SOIR POWEEER!

Et allons nous coucher.

Bonnes nuit, innombrables jolis.

J'enfile mon superpyjama et je pars pêcher de brillantes découvertes ethnologiques!



mardi 17 juin 2008

HARISSA ME VOILÀ

Salut les innombrables!

Après des mois de silence, des mails éparpillés,
quelques glissements de terrains et toutes sortes de rebondissements géographiques,
me revoici dans vos ordis!

Tout le monde crie YOUPIIIIIII!

Je reviens mes gros sabots à la main, Marseillaise à peine,
les ongles de pied vernis et les cheveux courts. Hyper courts.

On n'est pas bien, là, l'attelle bleue, TséTsé et moi?

Oui, c'est moi, yé chaingé -mais c'est quand même moi.

Comme la vie est parfois une tartine de ricotta-harrisa (i love it)
et parfois une autre tartine de farine de gnou sur marmelade égyptienne,
j'ai eu envie, voilà, de vous emporter avec moi.

Tous autant que vous êtes.
Innombrables, quoi.

Et moi, petite nombrable (enfin je crois),
je veux vous envoyer des nouvelles de Marseille,
de la vie ici, des gnous, du ciel bleu marine et aussi de la harissa.

Car ici, à Marseille, j'ai découvert:
LA MEILLEURE HARISSA DU MONDE.
Du système solaire, en fait, mais vous savez comme ils sont,
ces Marseillais: Si modestes...

La meilleure harissa de l'espace tout entier
se trouve donc dans la rue Nationale, entre la rue du Baignoir et la rue d'Aix
(quasi le cours Belsunce, qui inspira en son glorieux temps une fameuse canzonetta*,
laquelle transforma le sus cité cours en lieu de pélerinage pour kékés de tous horizons).

En fait, comme je suis encore une parisienne fraîchement sortie de son oeuf,
je ne sais pas comment s'appelle la boucherie-fast-food
(aaaaaah, les boucheries-restorapides, une autre spécialité de Marseille...)
boucherie-rapide-nourriture, donc, où est produite avec virtuosité
une de mes drogues actuelles.

C'est malin! Gnin gnin gnin!
Je vous entends maugréer, qu'est-ce que vous croyez?
Je suis dans votre ordi mes amis, c'est pas de la rigolade!

Si vous n'êtes pas sympas d'ailleurs, je dénonce les 4
qui ont leur doigt dans le nez à cet instant précis.
Et les autres, pas la peine de ricaner, si vous croyez que je vous vois pas...

Pas de tout repos, je vous le dit, Ramzi, de tenir un blog.
Jour 1 et déjà je dois me fâcher.

Puisque c'est comme ça, la prochaine fois:
Tartines de harissa sur chocolat pour tout le monde!

Que la nuit soit avec vous, innombrables chéris,
et faites de beaux rêves, pour pouvoir emmerder
vos amoureuses/mecs/collègues/parents en les leur racontant.

Rendez-vous vite dans cet ordi.

Moi je repars dans le futur
vivre de nouvelles aventures!

SuperJuliette

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