vendredi 13 mars 2009

tchoksokouéy!

Salut les innombrables!

Ce soir je vous conseille la recette de tisane suivante:
-tisane from Bangkok (citronnelle comme si toute la citronnelle du monde s'était réunie dans votre pot à citronnelle, et... poireau?)
= une poignée.
-fleurs d'hibiscus séchées
=3
-fleurs de lavande séchées
= 5 "grains" (5 pétales? ça a des pétales la lavande?)
-eau bouillante.

Là il se passe un truc magique:
Vous versez l'eau bouillante sur le tout.
ça fait bleu.
Et quelques minutes après, tout est redevenu rouge!
Enfin non, ne mélangez pas, et ne faites surtout pas bouger votre théière transparente.
Y a du rouge en bas, et de l'eau pas trop colorée en haut.
Mélangez, ou faites bouger la théière, et tout devient bleu!
C'est magique, vous dis-je, MAGIQUE!

...Quant au Mariage de Gwenhael & Hàng, voici une photo

...et une autre!
Allez, encore une autre!
BON, d'accord, une belle... Vraiment belle:

Et pour les détails, imaginez, en attendant que je revienne vous raconter tout ça.
Là, ce soir, j'ai bu toute une grande bière à moi toute seule sans faire exprès,
et ça rend la raconterie plus compliquée, soudain. Aléatoire, je dirais.
Divaguante,voire...

Bonne nuit les petits,
et mangez des Bùn Bo, c'est bon pour la santé, poil aux pieds!


...Ah oui, et aussi:
Vous pouvez relire tout ça et même mes aventures au Cambodge avec Lisa,
et même des aventures ailleurs encore là:
http://julietteonmars.blogspot.com/

jeudi 12 mars 2009

nut nuuuuut! Cathérine!

Salut les innombrables.

Je ne sais pas si j'aurai beaucoup de choses à vous dire dans ce mail-ci.
Je viens de vivre une nouvelle aventure:
J'ai fini de ranger touuuutes mes affaires de voyage,
qui restaient depuis tout ce temps éparpillées dans ma chambre à coucher.
C'était bordélique mais j'étais bien, moi, au milieu de tous ces restes de voyage,
à voyager encore du lit à l'armoire, pour sortir mon ticheurte rose absurde
rapporté de Bangkok, soulever les pieds très hauts pour slalomer entre les bouts
de tickets de batobus bangkokois, les cartes postales pas envoyées,
les pantalons hmongs pas encore vinaigrés (pour garder l'indigo à sa place,
sans qu'il ne se répande sur toute la lessive du jour)...

Aujourd'hui j'ai vinaigré l'indigo, empaqueté quelques petits cadeaux,
remisé l'anti-moustique avec ses amis médicaments qui ne servent à rien,
défroissé un peu quelques tickets de bateau, deux ou trois cartes de restos,
y compris celle du

KINH DÒ HANOI CAFÊ 252
patisserie et yaourt à la Francaise
Mr Lê Huu Chi Propiétaire
252 Hang Bong Street Hanoi - Tel : 8520216 - Fax : 9.345052
------------------------------------------------
Bienvenue dans notre Cafê
Petit Cafê convivial dans Hanoi
Vous pourrez y manger et boire :
- Cafê lait frais avec croissant, Paté chaud.
- Croque monsieur, Hamburger, Nem et riz.
- Yaourt nature au gout Francais avec miel.
Fréquenté par Cathérine Deneuve
OUVERT DE 7 À 22 HEURES

Oui oui, vous avez bien lu: "croissant" et "pâté chaud" dans la même phrase!
Bon, et aussi que Cathérine Deneuve fréquente l'endroit, c'est sûr
-je vous concède que même Français, blasé et snob, comme il se doit,
ça fait un truc. Cathérine Deneuve, les gars!
Quand on y était, on l'a vue. Certes, en photo, mais quand même, elle avait écrit
de sa propre main au marqueur dessus "avec toutes mes amitiés"
-ou quelque chose d'approchant, dans la même veine, une phrase qui vous marque à vie, quoi.
C'était bien, de boire un café glacé sans pâté chaud avec Cathérine.
Paraît-il que c'est lors du tournage d'Indochine, il y a quelques presque plus que dix ans,
qu'elle a pris ses habitudes là-bas, au Kinh Dò Hanoi Cafê 252.
Depuis elle y passe tous les dimanche s'envoyer un de ces petits pâtés chaud trempés
dans un yaourt au goût français... Paraît, hein. Nous ça devait pas être un dimanche,
le jour où on y est allé... Mais la visite vaut les heures de marche dans les vapeurs d'échappement
et la corrida avec les nouvelles voitures qui essaient toutes de se dépasser entre elles.

Je dis "nouvelles" parce qu'il y a deux ans, y en avait presque pas, de voitures.
Et Corrida parce que... Vous voyez, ça, je pense. La différence notoire, tout de même,
entre une corrida et une traversée à pied d'une grande artère Hanoïte,
c'est que les taureaux n'ont pas de klaxons.
En fait au départ, les Hanoïyois marchaient. J'imagine.
Puis ils se sont mis au vélo. Avant il devait y avoir le dos de buffle, peut-être l'âne, ou le cheval, aussi...
Bref, le vélo. Comme les rues sont petites (sauf les grandes, on est bien d'accord),
ils devaient klaxonner pour prévenir de leur arrivée, par exemple.
Ou pour pas s'emmêler les rayons, rapport au nombre effarant de vélos qu'il devait y avoir.
Effarant, ben oui. Ensuite est apparue la moto, et le scoutère.
Là, klaxon. Le vrai, quoi, pas le glingling du vélo.
Klaxon, donc, pour pas écraser les clampins old school à vélo,
et toujours pour éviter l'emmêlage de roues, et bien entendu l'écrabouillage de piéton.
Puis enfin, arrivât, la voiture...
ça c'était à noël 2008 apparemment.
Une (sombre) histoire de baisse soudaine des taxes, à ce qu'on m'a raconté.
Avec la voiture neuve, le klaxon neuf. Et puissant.
Les bonnes habitudes ne se perdant pas, et bien au contraire, engraissant et prospérant,
tout le monde klaxonne à qui mieux mieux, à perdre haleine, à klaxon déployé, à décorner les buffles, à ... à vous d'imaginer.

Et en fait, même, les Viêtnamiens aiment tellement klaxonner,
que les jonques si paisibles, majestueuses et impériales,
klaxonnent à fendre l'âme et à réveiller les vieux dragons
dans la baie d'Halong.

Hé oui.
Comme je vous le dis.

Sur ce, "pouët pouët", je m'en vais voguer sur l'émeraude liquide
un cocktail au lait de coco fraîche à la main
dans mes rêves.

Bises à vous, et joyeuses boules Quiès!


La prochaine fois, peut-être, si vous êtes gentils, ou bien si vous klaxonnez si fort
que je vous entende, je vous raconterai Le Mariage de Gwenhael & Hàng....

mercredi 11 mars 2009

encre violette & fruits glacés

Salut les innombrables!

Oui, je reviens comme ça, à l'improviste, et sans culpabilité...
Enfin si, un petit peu.
Mes pauvres amis, vous devez être à bout de souffle, suspendus que vous êtes,
du bout des doigts, prêts à tomber dans l'abîme de l'ennui
mais toujours accrochés à la falaise du suspens!

Alors depuis quelques (nombreux) jours, je pense à vous, et je sais pas pourquoi,
j'ai envie de vous parler des stylo-plumes de Hanoï. Ils m'ont plu, ces stylos,
et j'en ai même rapportés une poignée. À Hanoï, dans une assez grande papeterie
à côté de chez Gwenhael, mais plus dans Kim Mà quand même, on s'est arrêté.
Erreur fatale pour mon frère & ma mère, qui avaient plutôt envie d'avancer dans notre
promenade explorative de Hanoï! Me laisser entrer dans une papeterie, grande et exotique
de surcroît, c'est l'assurance d'une pause de plusieurs longues dizaines de longues minutes
dans une balade...

Les stylo-plumes de Hanoï, ils sont en véritable plastique,
de couleur fantastique -vert pomme poussiéreuse, bleu nuit métallique, orange moulinex...
Ils sont super cheap, la plume brille et est assez dure, un peu biseautée comme pour écrire
façon ta grand mère en cours élémentaire, et surtout, surtout, ils fonctionnent à pompe!
À pompe.
ça tue, non, ça -à pompe?

Comme j'avais choisi ma poignée de stylos à plume, j'ai aussi décidé d'acquérir un petit tas
de bouteilles d'encre pour les remplir. Puis le tas s'est transformé en une paire de bouteilles,
parce que comme ma mère si perspicace l'a judicieusement observé, ça allait fuir dans tout
mon sac au retour, inonder mes magnifiques jupe et couverture et pantalons Hmong
et mes pauvres ticheurtes français made in Vietnam...
Et j'écris parfois, encore timidement pourtant, avec deux de ces stylos à pompe.
Et c'est trop bien. Même que sur l'un d'entre eux, c'est écrit Hanoï Pen, comme si ils avaient
inventé la marque exprès pour moi, pour que je me souvienne à chaque fois de la papeterie,
du ciel gris de ce jour là, de la mappemonde en vietnamien sans le drapeau américain
que j'ai achetée ce même jour, du Chè que Isaac & moi bûmes/mangeâmes après avoir perdu
Nathalie & Marianne dans la rue de la soie...

Le chè, puisque vous le demandez, c'est un verre, dans lequel on vous sert
tout une jolie multitude de fruits frais, coupés en morceaux. Il y a des fraises,
du Durian, parfois du fruit du jacquier, de la pastèque, et puis plein d'autres fruits
banals et exotiques...
Aussi, on ajoute du lait concentré sucré, du lait de coco,
et de la glace pilée ou des glaçons.
Et c'est très, très bon.
Idéal quand vous avez marché 100 ans dans la longue rue de la soie et perdu
une partie de votre famille, par exemple...

Je tiens d'ailleurs à signaler en passant que les glaçons sont un excellent remède contre
le décalage horaire, surtout en pays chaud, très chaud, et humide à la fois!

Sur ces bons conseils,
j'espère que ce court mail vous aura permis de reprendre votre souffle,
et aussi, continuez à saliver, la prochaine fois je vous parlerai de tofu frit,
et de la suite du mariage de Gwenhael & Hàng!

peut-être. Enfin certainement, je veux dire.

Bises from Mars à vous,
à très bientôt, très, promis!

...et ci-dessous, une boutique à chè:

dimanche 1 mars 2009

calculs & banquettes

Salut les innombrables!

Au Viêtnam, il faisait beau.
Il faisait surtout chaud.
Je ne dis pas ça pour énerver Monsieur Météo de Marseille,
qui a choisi de nous balancer un temps pourri aujourd'hui,
mais quand même, c'est plus agréable de se promener en ticheurte (pourri) et sandalettes, qu'en ciré.
Surtout dans une ville qui se vante de son beau temps perpétuel...
Bref, passons...

Je vous avais laissés les doigts pleins de gingembre et le cheveu en bataille dans votre cuisine,
en train d'essayer de confectionner l'exquise recette tirée du Chant du Riz Pillé.
J'espère que vous avez bien fait vos devoirs et que vous vous en êtes tous bien sortis,
parce que vraiment, pour l'avoir testé ici (et fait tester), ça valait le coup!

Venons en maintenant enfin à la suite des aventures du Mariage de Gwenhael & Hàng au Viêtnam.
Oui oui, au Viêtnam, c'est bien de ça qu'on cause, pour ceux qui s'obstineraient à ne pas suivre.
Alors... Vous vous souvenez des banquettes à shampooing?
Je pense, parce que ça fait 200 fois que je reprends à ce passage là et que je ne vais pas plus loin.
Alors allons-y, cette fois-ci!

Donc ça, c'était la veille au soir, du "petit" grand mariage.
Nous rentrâmes tous à point d'heure, pomponnés de frais, manucurées pour certaines, colorées pour d'autres
(mais ça faut pas le dire)... Quant à moi, ayant déjà les cheveux courts mais ne voulant pas être en reste,
je m'étais faite coiffer pour rigoler. Et c'était pas mal. Enfin j'avais une coiffure de manga.
Oui oui oui, vous verrez les photos!

Et puis sonnez trompettes, roulez tambours, ce fut enfin LE GRAND JOUR!

CE JOUR LÀ -ah oui, d'abord un intermède instructif concernant LA DATE:
Non cette date n'avait pas été choisie au hasard, évidemment,
ni en fonction du temps, ni de la disponibilité des didjés de mariage, ni du numéro fétiche de quiconque.
La mère de la future mariée, en fait, passât UN MOIS entier à calculer pour trouver le jour favorable.
D'après le jour & l'heure de naissance des deux amoureux, et peut-être aussi d'autres informations primordiales,
elle calculait, jour et nuit, consultait peut-être des mages, des sages, des mirages, des pages, des breuvages,
enfin certainement un tas de trucs en -age; ou peut-être est-ce moi qui fantasme.
En tous cas je ne sais pas comment ni pourquoi (honte à moi, mais je compte bien combler mes immenses lacunes
en matière de culture viêtnamienne à partir de dorénavant), mais finalement, au bout du compte,
tout bien considéré et pesé, c'est le 19 FÉVRIER 2009 qui fut décidé.

Ce jour là, reprends-je, nous nous levâmes TOUS aux aurores.
Tandis que complètement pâtéifiée je me lavais puis entrais délicatement dans mon somptueux Ao Dai de soie fleurie,
tandis que le futur épou faisait de même -mais dans un épatant costume occidental taillé sur mesure-,
et que tous les autres vaquaient à leurs occupations préparatives,
une armée de 2 jeunes filles accompagnées d'un jeune homme (je crois) s'occupaient à attacher de petits bouquets
de fleurs fraîche tout le long de la rampe de L'escalier (vous ai-je déjà parlé de la disposition de la maison?)
jusqu'au premier étage seulement. (Y en a 5!).
Parce que, ensuite, c'est la coutume, touuuuute la famille de la mariée...
Mais bon ça vient ensuite.

Pressons, pressons.

Nous partîmes tous direction chez les parents de Hàng.
Nous dans un taxi espécial décoré d'un idéogramme rouge en papier disant "mariage",
et le futur époux dans une magnifique voiture exprès affublée du même idéogramme,
mais avec en plus tout un tas de fleurs, et un chauffeur spécial.

Et là, quelqu'un me supplie d'arrêter d'écrire, parce qu'il se fait tard et qu'on est dimanche soir.

J'obtempère et vous laisse à nouveau mariner dans un suspens insoutenable
(mais allez vous survivre à ces hautes doses de suspens répétées??? Je m'inquiète...),
en vous envoyant plein de bises humides rapport au délicieux climat marseillais,
et aussi, bien sûr, une photo:




À très bientôt!


Juliette