jeudi 23 avril 2009

jeudi 2 avril 2009

chocolaté

Salut les innombrables...

Rien à voir aujourd'hui, mais j'ai décidé que j'avais le droit de poster ce que je veux. Alors: Voici la recette des petits gâteaux au chocolat que j'ai faits hier soir par hasard, et en plus, c'était très bon.

Ingrédients:
-100g de chocolat noir
-1 cuillère à soupe rase de gingembre en poudre
-1 petit verre de lait de céréales (soja, épeautre, ce que vous voulez)
-1 verre de rapadura
-3 oeufs
-2 cuillères à soupe de maïzena
(ce qui vous donne un gâteau sans gluten, et sans gras les amis!)

Mode d'action:
-Faire fondre le choc à feu doux avec le lait et le gingembre
-battre les trois oeufs en omelette
-ajouter le sucre à l'omelette,
puis le chocolat fondu en remuant constamment,
puis la maïzena en vous débrouillant comme vous voulez pour ne pas faire de grumeaux.

Verser le mélange dans des moules à muffins par exemple.
Enfourner à 220°C pendant 20 minutes environ.

Laisser refroidir et manger!

Ce qui est fou c'est qu'il n'y a ni gras ni mauvaise chose,
partant que vous avez pris des oeufs bios et tout ça,
donc on peut tout manger, seul, sous une couette devant un bon dvd
en vidant dans son ventre une théière de tisane brûlante,
sans jamais culpabiliser.

Oui.
C'est super.

vendredi 13 mars 2009

tchoksokouéy!

Salut les innombrables!

Ce soir je vous conseille la recette de tisane suivante:
-tisane from Bangkok (citronnelle comme si toute la citronnelle du monde s'était réunie dans votre pot à citronnelle, et... poireau?)
= une poignée.
-fleurs d'hibiscus séchées
=3
-fleurs de lavande séchées
= 5 "grains" (5 pétales? ça a des pétales la lavande?)
-eau bouillante.

Là il se passe un truc magique:
Vous versez l'eau bouillante sur le tout.
ça fait bleu.
Et quelques minutes après, tout est redevenu rouge!
Enfin non, ne mélangez pas, et ne faites surtout pas bouger votre théière transparente.
Y a du rouge en bas, et de l'eau pas trop colorée en haut.
Mélangez, ou faites bouger la théière, et tout devient bleu!
C'est magique, vous dis-je, MAGIQUE!

...Quant au Mariage de Gwenhael & Hàng, voici une photo

...et une autre!
Allez, encore une autre!
BON, d'accord, une belle... Vraiment belle:

Et pour les détails, imaginez, en attendant que je revienne vous raconter tout ça.
Là, ce soir, j'ai bu toute une grande bière à moi toute seule sans faire exprès,
et ça rend la raconterie plus compliquée, soudain. Aléatoire, je dirais.
Divaguante,voire...

Bonne nuit les petits,
et mangez des Bùn Bo, c'est bon pour la santé, poil aux pieds!


...Ah oui, et aussi:
Vous pouvez relire tout ça et même mes aventures au Cambodge avec Lisa,
et même des aventures ailleurs encore là:
http://julietteonmars.blogspot.com/

jeudi 12 mars 2009

nut nuuuuut! Cathérine!

Salut les innombrables.

Je ne sais pas si j'aurai beaucoup de choses à vous dire dans ce mail-ci.
Je viens de vivre une nouvelle aventure:
J'ai fini de ranger touuuutes mes affaires de voyage,
qui restaient depuis tout ce temps éparpillées dans ma chambre à coucher.
C'était bordélique mais j'étais bien, moi, au milieu de tous ces restes de voyage,
à voyager encore du lit à l'armoire, pour sortir mon ticheurte rose absurde
rapporté de Bangkok, soulever les pieds très hauts pour slalomer entre les bouts
de tickets de batobus bangkokois, les cartes postales pas envoyées,
les pantalons hmongs pas encore vinaigrés (pour garder l'indigo à sa place,
sans qu'il ne se répande sur toute la lessive du jour)...

Aujourd'hui j'ai vinaigré l'indigo, empaqueté quelques petits cadeaux,
remisé l'anti-moustique avec ses amis médicaments qui ne servent à rien,
défroissé un peu quelques tickets de bateau, deux ou trois cartes de restos,
y compris celle du

KINH DÒ HANOI CAFÊ 252
patisserie et yaourt à la Francaise
Mr Lê Huu Chi Propiétaire
252 Hang Bong Street Hanoi - Tel : 8520216 - Fax : 9.345052
------------------------------------------------
Bienvenue dans notre Cafê
Petit Cafê convivial dans Hanoi
Vous pourrez y manger et boire :
- Cafê lait frais avec croissant, Paté chaud.
- Croque monsieur, Hamburger, Nem et riz.
- Yaourt nature au gout Francais avec miel.
Fréquenté par Cathérine Deneuve
OUVERT DE 7 À 22 HEURES

Oui oui, vous avez bien lu: "croissant" et "pâté chaud" dans la même phrase!
Bon, et aussi que Cathérine Deneuve fréquente l'endroit, c'est sûr
-je vous concède que même Français, blasé et snob, comme il se doit,
ça fait un truc. Cathérine Deneuve, les gars!
Quand on y était, on l'a vue. Certes, en photo, mais quand même, elle avait écrit
de sa propre main au marqueur dessus "avec toutes mes amitiés"
-ou quelque chose d'approchant, dans la même veine, une phrase qui vous marque à vie, quoi.
C'était bien, de boire un café glacé sans pâté chaud avec Cathérine.
Paraît-il que c'est lors du tournage d'Indochine, il y a quelques presque plus que dix ans,
qu'elle a pris ses habitudes là-bas, au Kinh Dò Hanoi Cafê 252.
Depuis elle y passe tous les dimanche s'envoyer un de ces petits pâtés chaud trempés
dans un yaourt au goût français... Paraît, hein. Nous ça devait pas être un dimanche,
le jour où on y est allé... Mais la visite vaut les heures de marche dans les vapeurs d'échappement
et la corrida avec les nouvelles voitures qui essaient toutes de se dépasser entre elles.

Je dis "nouvelles" parce qu'il y a deux ans, y en avait presque pas, de voitures.
Et Corrida parce que... Vous voyez, ça, je pense. La différence notoire, tout de même,
entre une corrida et une traversée à pied d'une grande artère Hanoïte,
c'est que les taureaux n'ont pas de klaxons.
En fait au départ, les Hanoïyois marchaient. J'imagine.
Puis ils se sont mis au vélo. Avant il devait y avoir le dos de buffle, peut-être l'âne, ou le cheval, aussi...
Bref, le vélo. Comme les rues sont petites (sauf les grandes, on est bien d'accord),
ils devaient klaxonner pour prévenir de leur arrivée, par exemple.
Ou pour pas s'emmêler les rayons, rapport au nombre effarant de vélos qu'il devait y avoir.
Effarant, ben oui. Ensuite est apparue la moto, et le scoutère.
Là, klaxon. Le vrai, quoi, pas le glingling du vélo.
Klaxon, donc, pour pas écraser les clampins old school à vélo,
et toujours pour éviter l'emmêlage de roues, et bien entendu l'écrabouillage de piéton.
Puis enfin, arrivât, la voiture...
ça c'était à noël 2008 apparemment.
Une (sombre) histoire de baisse soudaine des taxes, à ce qu'on m'a raconté.
Avec la voiture neuve, le klaxon neuf. Et puissant.
Les bonnes habitudes ne se perdant pas, et bien au contraire, engraissant et prospérant,
tout le monde klaxonne à qui mieux mieux, à perdre haleine, à klaxon déployé, à décorner les buffles, à ... à vous d'imaginer.

Et en fait, même, les Viêtnamiens aiment tellement klaxonner,
que les jonques si paisibles, majestueuses et impériales,
klaxonnent à fendre l'âme et à réveiller les vieux dragons
dans la baie d'Halong.

Hé oui.
Comme je vous le dis.

Sur ce, "pouët pouët", je m'en vais voguer sur l'émeraude liquide
un cocktail au lait de coco fraîche à la main
dans mes rêves.

Bises à vous, et joyeuses boules Quiès!


La prochaine fois, peut-être, si vous êtes gentils, ou bien si vous klaxonnez si fort
que je vous entende, je vous raconterai Le Mariage de Gwenhael & Hàng....

mercredi 11 mars 2009

encre violette & fruits glacés

Salut les innombrables!

Oui, je reviens comme ça, à l'improviste, et sans culpabilité...
Enfin si, un petit peu.
Mes pauvres amis, vous devez être à bout de souffle, suspendus que vous êtes,
du bout des doigts, prêts à tomber dans l'abîme de l'ennui
mais toujours accrochés à la falaise du suspens!

Alors depuis quelques (nombreux) jours, je pense à vous, et je sais pas pourquoi,
j'ai envie de vous parler des stylo-plumes de Hanoï. Ils m'ont plu, ces stylos,
et j'en ai même rapportés une poignée. À Hanoï, dans une assez grande papeterie
à côté de chez Gwenhael, mais plus dans Kim Mà quand même, on s'est arrêté.
Erreur fatale pour mon frère & ma mère, qui avaient plutôt envie d'avancer dans notre
promenade explorative de Hanoï! Me laisser entrer dans une papeterie, grande et exotique
de surcroît, c'est l'assurance d'une pause de plusieurs longues dizaines de longues minutes
dans une balade...

Les stylo-plumes de Hanoï, ils sont en véritable plastique,
de couleur fantastique -vert pomme poussiéreuse, bleu nuit métallique, orange moulinex...
Ils sont super cheap, la plume brille et est assez dure, un peu biseautée comme pour écrire
façon ta grand mère en cours élémentaire, et surtout, surtout, ils fonctionnent à pompe!
À pompe.
ça tue, non, ça -à pompe?

Comme j'avais choisi ma poignée de stylos à plume, j'ai aussi décidé d'acquérir un petit tas
de bouteilles d'encre pour les remplir. Puis le tas s'est transformé en une paire de bouteilles,
parce que comme ma mère si perspicace l'a judicieusement observé, ça allait fuir dans tout
mon sac au retour, inonder mes magnifiques jupe et couverture et pantalons Hmong
et mes pauvres ticheurtes français made in Vietnam...
Et j'écris parfois, encore timidement pourtant, avec deux de ces stylos à pompe.
Et c'est trop bien. Même que sur l'un d'entre eux, c'est écrit Hanoï Pen, comme si ils avaient
inventé la marque exprès pour moi, pour que je me souvienne à chaque fois de la papeterie,
du ciel gris de ce jour là, de la mappemonde en vietnamien sans le drapeau américain
que j'ai achetée ce même jour, du Chè que Isaac & moi bûmes/mangeâmes après avoir perdu
Nathalie & Marianne dans la rue de la soie...

Le chè, puisque vous le demandez, c'est un verre, dans lequel on vous sert
tout une jolie multitude de fruits frais, coupés en morceaux. Il y a des fraises,
du Durian, parfois du fruit du jacquier, de la pastèque, et puis plein d'autres fruits
banals et exotiques...
Aussi, on ajoute du lait concentré sucré, du lait de coco,
et de la glace pilée ou des glaçons.
Et c'est très, très bon.
Idéal quand vous avez marché 100 ans dans la longue rue de la soie et perdu
une partie de votre famille, par exemple...

Je tiens d'ailleurs à signaler en passant que les glaçons sont un excellent remède contre
le décalage horaire, surtout en pays chaud, très chaud, et humide à la fois!

Sur ces bons conseils,
j'espère que ce court mail vous aura permis de reprendre votre souffle,
et aussi, continuez à saliver, la prochaine fois je vous parlerai de tofu frit,
et de la suite du mariage de Gwenhael & Hàng!

peut-être. Enfin certainement, je veux dire.

Bises from Mars à vous,
à très bientôt, très, promis!

...et ci-dessous, une boutique à chè:

dimanche 1 mars 2009

calculs & banquettes

Salut les innombrables!

Au Viêtnam, il faisait beau.
Il faisait surtout chaud.
Je ne dis pas ça pour énerver Monsieur Météo de Marseille,
qui a choisi de nous balancer un temps pourri aujourd'hui,
mais quand même, c'est plus agréable de se promener en ticheurte (pourri) et sandalettes, qu'en ciré.
Surtout dans une ville qui se vante de son beau temps perpétuel...
Bref, passons...

Je vous avais laissés les doigts pleins de gingembre et le cheveu en bataille dans votre cuisine,
en train d'essayer de confectionner l'exquise recette tirée du Chant du Riz Pillé.
J'espère que vous avez bien fait vos devoirs et que vous vous en êtes tous bien sortis,
parce que vraiment, pour l'avoir testé ici (et fait tester), ça valait le coup!

Venons en maintenant enfin à la suite des aventures du Mariage de Gwenhael & Hàng au Viêtnam.
Oui oui, au Viêtnam, c'est bien de ça qu'on cause, pour ceux qui s'obstineraient à ne pas suivre.
Alors... Vous vous souvenez des banquettes à shampooing?
Je pense, parce que ça fait 200 fois que je reprends à ce passage là et que je ne vais pas plus loin.
Alors allons-y, cette fois-ci!

Donc ça, c'était la veille au soir, du "petit" grand mariage.
Nous rentrâmes tous à point d'heure, pomponnés de frais, manucurées pour certaines, colorées pour d'autres
(mais ça faut pas le dire)... Quant à moi, ayant déjà les cheveux courts mais ne voulant pas être en reste,
je m'étais faite coiffer pour rigoler. Et c'était pas mal. Enfin j'avais une coiffure de manga.
Oui oui oui, vous verrez les photos!

Et puis sonnez trompettes, roulez tambours, ce fut enfin LE GRAND JOUR!

CE JOUR LÀ -ah oui, d'abord un intermède instructif concernant LA DATE:
Non cette date n'avait pas été choisie au hasard, évidemment,
ni en fonction du temps, ni de la disponibilité des didjés de mariage, ni du numéro fétiche de quiconque.
La mère de la future mariée, en fait, passât UN MOIS entier à calculer pour trouver le jour favorable.
D'après le jour & l'heure de naissance des deux amoureux, et peut-être aussi d'autres informations primordiales,
elle calculait, jour et nuit, consultait peut-être des mages, des sages, des mirages, des pages, des breuvages,
enfin certainement un tas de trucs en -age; ou peut-être est-ce moi qui fantasme.
En tous cas je ne sais pas comment ni pourquoi (honte à moi, mais je compte bien combler mes immenses lacunes
en matière de culture viêtnamienne à partir de dorénavant), mais finalement, au bout du compte,
tout bien considéré et pesé, c'est le 19 FÉVRIER 2009 qui fut décidé.

Ce jour là, reprends-je, nous nous levâmes TOUS aux aurores.
Tandis que complètement pâtéifiée je me lavais puis entrais délicatement dans mon somptueux Ao Dai de soie fleurie,
tandis que le futur épou faisait de même -mais dans un épatant costume occidental taillé sur mesure-,
et que tous les autres vaquaient à leurs occupations préparatives,
une armée de 2 jeunes filles accompagnées d'un jeune homme (je crois) s'occupaient à attacher de petits bouquets
de fleurs fraîche tout le long de la rampe de L'escalier (vous ai-je déjà parlé de la disposition de la maison?)
jusqu'au premier étage seulement. (Y en a 5!).
Parce que, ensuite, c'est la coutume, touuuuute la famille de la mariée...
Mais bon ça vient ensuite.

Pressons, pressons.

Nous partîmes tous direction chez les parents de Hàng.
Nous dans un taxi espécial décoré d'un idéogramme rouge en papier disant "mariage",
et le futur époux dans une magnifique voiture exprès affublée du même idéogramme,
mais avec en plus tout un tas de fleurs, et un chauffeur spécial.

Et là, quelqu'un me supplie d'arrêter d'écrire, parce qu'il se fait tard et qu'on est dimanche soir.

J'obtempère et vous laisse à nouveau mariner dans un suspens insoutenable
(mais allez vous survivre à ces hautes doses de suspens répétées??? Je m'inquiète...),
en vous envoyant plein de bises humides rapport au délicieux climat marseillais,
et aussi, bien sûr, une photo:




À très bientôt!


Juliette




jeudi 26 février 2009

du glutamate et des épices diverses

Salut les innombrables!

c'est le soir de mon deuxième jour de retour en France
et je vous reviens les doigts parfumés au gingembre frais,
au chou chinois découpé en lanières, à l'ail aussi, en tout petits cubes...

Je l'avoue, j'ai fait ce soir une recette viêtnamienne.
Je me sens comme amoureuse, l'Asie ne me quitte pas et j'ai envie
de dire à tous les passants, les Marseillais en route vers la maison une pizza à la main,
les prostiputes qui promènent leur chien, les clochards alcoolisés,
les barbus en djellabas, et aussi les petites minettes pomponnées à quatre épingles,
les jeunes hommes actifs en costard-cravate-mallette, les mamies fatiguées et les pépés solitaires,
et aussi, aussi, bien sûr, à tous les amis:
ALLEZ EN ASIE! FAITES VOS VALISES ET PARTEZ POUR LE VIÊTNAM!
ALLEZ DE MA PART TRINQUER AVEC LA CHAO PHRAYA D'UNE SINGHA BEER SERVIE AVEC DES GLAçONS!

Oui, je suis possédée, et je n'ai pas envie que la possession s'apaise...

Alors ce soir:
Salade à la viêtnamienne, avec vinaigrette selon la recette de la mère de Hàng.
Et pour demain soir, j'ai déjà préparé un délicieux plat viêtnamien
peu poétiquement appelé "Nouilles garnies à la Hanoïenne"
(où l'on constate à nouveau qu'Amélie J. avait bel & bie raison quant aux habitants de Hanoï...)
dont j'ai extirpé la recette d'un génial livre acheté au Musée Ethnographique de Hanoï:
Le titre à lui tout seul est une invitation à peine résistible à courir s'acheter un billet d'avion,
"Le Chant du Riz Pillé".
Dedans, sur les magnifiques pages qui sont un hybride de photocopies
et de papier journal et de papier à cigarette, on y trouve des recettes, of course,
mais aussi des illustrations parfois type gravure sur bois, parfois type illustrations gratuites
de banques d'images des années 80. Il y a même plusieurs pages en couleur avec des photographies
(un peu brouillées) des ingrédients, des herbes, des plats principaux, et des fruits qui sont quand même
difficilement imaginables quand on ne les a jamais rencontrés en personne...
J'aime ce livre.

Puisque je vous entends trépigner, je vous donne la recette que je me suis évertuée à composer.
MAIS j'interdis FORMELLEMENT aux personnes suivantes de lire ce qui va suivre,
étant donné que cette recette leur est destinée et que s'ils la connaissent déjà ce sera plus drôle.
(Enfin de toutes façons je l'ai Juliettisée, ce sera évidemment pas vraiment, exactement ça)
Mais quand même, vous, là:
Laurence L., Ariadne B., Anne-Sophie l'Américaine, et Brian le Français,
arrêtez tout de suite votre lecture et sautez au paragraphe suivant!
C'est un ordre. Si vous ne l'éxécutez pas, je vous dénonce au Grand Ho, et là vous rigolerez moins...

Alors, les Nouilles Garnies à la Hanoïenne.
Pour 4, qu'ils disent.
Il vous faut:
-200g de biftèque émincé
-100g de crevettes décortiquées
-1 cuillerée de farine
-quelques branches de chou vert chinois, ou à défaut, une salade romaine
-400g de pâtes de riz plates & blanches
-1 pincée de glutamate (très bon pour alimenter votre Alzheimer, pour les amateurs)
-1 oignon
-du Nuoc Nam
-Poivre
-ciboule fraîche
-coriandre fraîche
Et vous devez faire ceci:
-cuire les pâtes de riz une dizaine de minutes dans l'eau bouillante.
-Les faire ensuite sauter dans de l'huile (moi j'ai pris sésame, on s'y croit encore plus).
-Réserver.
-Dans une grande poêle, faire revenir l'oignon hâché puis le boeuf et les crevettes,
et enfin les légumes.
-Saler au Nuoc Nam, poivrer, ajouter le glutamate (tiens mon petit Aloïs, tu vas être content).
-Lier avec la farine.
-Verser cette préparation sur les nouilles revenues.
-Agrémenter avec de la coriandre fraîche et de la ciboule fraîche également,
hâchée finement.

çA Y EST, les bannis, vous pouvez revenir!

...Et maintenant, un bout de la suite de mes aventures et de celles de Gwenhael, Hàng,
Nathalie, Isaac, Marianne, et d'autres peut-être, au Viêtnam.
Tintin ne fera pas d'apparition, je vous préviens, n'attendez pas...

Oh et puis tiens non, je fais faire durer le suspens...

Je suis invitée à manger thaï, ce soir (la salade aussi macère jusqu'à demain!)

Je vous envoie plutôt une belle photo:



...et des bises from Marseille, où les couleurs acidulées de la rue des couvertures en pétrole
me conservent encore un peu plus dans l'ambiance bangkoko-viêtnamienne!

À très vite, et bonne cuisine à tous!


Juliette



lundi 23 février 2009

grillades & shampoineuses

Salut les innombrables!

Me voici helas ici dans votre ordi pour une derniere missive from Bangkok.

D abord je voudrais vous signaler que les heureuses gagnantes de mes Grands Jeux Concours
sont l illustre illustratrice Amelie J, ainsi que la bimbo internationnale Marielle d L!
Bravo a toutes les deux pour leur promptitude et leur immense culture.

A l heure ou je vous ecris, mes fesses sont en train de fusionner avec le skai
gluant du fauteuil sur lequel je suis assise, et ma jupe Hmong n empeche rien
a cet ineluctable processus. Aaah Thailande, terre de sensations inedites...

De plus, l ordinateur se trouve a une hauteur digne d une dame vietnamienne
que j ai rencontree sur une jonque: 32 ans, 1m40. He oui.
Ce qui me demande une position des plus etranges, ce qui va m amener
une fois de plus au salon de massage pour me remettre les os en place
avant de decoller. Dure vie que la mienne...

Hier soir j ai finalement opte pour 5 crevettes geantes grillees dans la rue d a cote,
accompagnees d une biere Leo avec un terrible Leopard sur la canette,
du journal anglophone local (ou j ai appris que Rihanna est une femme battue),
et suivies d un ananas coupe en morceaux grace a une technique epatante
a laquelle je m essaierai a mon retour a Marseille.

Pour continuer la suite de mes aventures vietnamiennes, voyons...
La montagne, Sapa, Lao Chai (different de Lao Cai, attention), nuit a Ta Van,
puis retour a Sapa ou je fis un tour au marche rempli de stands d herbes medicinales
et de fruits, et ou je vis un monsieur trier sa recolte de the sur un drap dans la rue.
Puis re-nuit dans le train Orient-Expressesque, et arrivee a Hanoi avant l aube brumeuse.

La, c etait la VEILLE du "petit" mariage (dixit Hang herself) de Gwenhael et Hang.
Apres une balade dans Hanoi, nous avons procede en famille a la decoration
de la future maison conjugale. Marianne finissait les faire-parts de remerciements
avec Hang, Nathalie nettoyait les pieces strategiques, Isaac aidait a un peu tout,
et je etais chargee de decorer la tenture rouge de mariage:
Des beaux papiers decoupes tres delicats a coller sur une tenture rouge en velours
avec du scotch double face... Heureusement qu on vint a mon secours,
sans quoi j y serais encore...
Quand tout fut splendide, nous allames tous:
Chez le coiffeur!
Un coiffeur super funky, qui nous coiffis tres bien, et qui m avait meme manucuree
(premiere fois de ma vie!) et pedicuree la veille de la precedente ceremonie.
A Hanoi, qund on va chez le coiffeur, on s allonge pour le shampoing.
Il y a des sieges allonges, des couchettes, donc, plutot, sur lesquelles on
s installe nonchalamment, pour y etre shampooine et masse.
D abord on vous masse energiquement le crane, puis les epaules aussi.
La classe!
Bref, nous sortimes de chez le coiffeur quasi au milieu de la nuit...

Pour la suite de ces palpitantes aventures,
rongez votre frein et mangez des pattes de poule en tofu si vous en trouvez
en attendant que je revienne dans votre ordinateur!

Je sors nager au ralenti dans l air de plus en plus bouillant de Bangkok...

+Pour celles et ceux qui esperent s en tirer comme ca de mon recit de voyage
("T auras pas a me le raconter puis que j ai lu tes mails", je cite),
ne vous illusionnez pas, je me ferai un palisir de tout vous reraconter encore et encore
jusqu a ce que vous soyez oblige de fuir au Laos pour ne plus m entendre parler!

+Pour les invitations a diner, attention, c est note:
Une soupe Pho par ci, un diner marseillais par la...
Je reserve mes soirees!

Bises a vous tous,
que la papaye verte soit avec vous,
et a tres bientot from Bangkok, Dubai ou Marseille!

Juliette

...Et une image puisque vous avez été sages:

dimanche 22 février 2009

Juliette en sandalettes

Salut les innombrables!

Quel bonheur de vous retrouver la, dans cet ordi,
toujours muni d un beau clavier en sancrit!

Et quelle joie de commence ce nouveau mail par une phrase toute en rhymes.

Pour celles qui se meurent de jalousie et se consumment d envie,
pas de panique, la saison 1 que vous ratates est encore lisible ici:
mobylettevapeur.canalblog.com

Pour ceux qui esperaient comme des vieux aigris ma mort dans d atroces souffrances
rapport a la piqure de bete inconnue, ravalez votre haine et rejouissez vous:
J ai survecu! Et meme, bien survecu, pour ne pas vous agacer en vous disant que
ma vie depuis la dite piqure a meme etee presque plus douce encore qu avant...

J ai failli revenir hier soir (pour moi, 6 heures plus tot pour vous) dans votre ordi
juste pour vous annoncer que je pense avoir trouve le meilleur endroit a massages thai du monde.
Aussi fameux qu une bouchee de meringue pas trop cuite aux piments...
Par pur professionalisme (on dirait que je serais journaliste), j ai tenu a reessayer
un massage aujourd hui, afin de verifier deux fois mes sources,
d avoir des preuves physiques a l appui, enfun de ne pas vous dire n importe quoi.
Et oui, je maintiens: Ces massages sont formidables.
Hier soir apres vous avoir laisses pantelants de suspens (je decide que ca se dit),
un jeune homme tres delicat et aimable m a prodigue un massage des pieds et du cou et des epaules.
J en suis ressortie pesant environ 22 grammes, flottant au dessus du trottoir bangkokiste
(attention, concours: comment s appellent les habitants de Bangkok?),
survolant presque la Chao Prhaya, et visant en droite ligne mon lit pour ne pas m envoler plus loin.

Aujourd hui, j y suis retournee, pour un massage thai complet aux herbes.
Miaaaam... Meilleur qu une bassine de mousse au chocolat, qu une tarte au citron de ma mere,
et qu un kilometre de sushis frais.
Tout ca se passe en espece de pyjama (rien a voir avec les pyzamas vietnamiens dont je vous
parlerai peut etre un jour), allongee sur une espece de tatami-matelas, enveloppee d une exquise
odeur de... plantes... genre eucalyptus mais pas de l eucalyptus en fait. Un truc qui sent
vraiment super bon.
D abord la dame thai charmante vous etire dans tous les sens, puis vous appuie partout,
vous plie en tout petit et vous tord comme une pate a pizza. Ca dure longtemps, quand meme,
pour moi cette fois ci, une petite heure. Ensuite elle sort d une grosse machine a faire cuire les ban bhao
(vous savez, les brioches blanches et rondes fourrees de viande comme ils mangeaient tout le
temps dans Dragon Ball) une balle de tissus contenant tout un tas d herbes compressees,
grosse comme deux poings. Avec ca, qui est brulant, elle tapote (en appuyant franchement)
tout le corps, dessus, dessous, en insistant sur certains endroits, en repassant par d autres...
Tout ca dure une heure aussi, et j en suis ressortie ayant echange ma consistance
habituelle contre une autre tres proche du gaz....
Malgre cet etat gazeux je peux tout de meme vous ecrire, c est la magie du massage thai!

Ou en etais je restee de mes avnetures vietnamienne...?
Bien, je ne sais plus precisement, alors je reprend a la baie de Ha Long.
Ah non, le train couchettes, c est vrai!
Le matin, donc, nous avons debarque a Lao Cai, a 2 kilometres de la frontiere chinoise.
Un mini bus nous a emmenes a Sapa, dans la montagne (1600 metres, pour ceux qui veulent des chiffres).
A Sapa nous avons pris une douche et un petit dej' a ala vache qui rit (oui oui),
puis nous sommes partis marcher dans les montagnes de rizieres.
Le soleil s est leve, la chaleur aussi, et le paysage splendide nous a submerges.
Des femmes Hmong noires (je vous montrerai des photos) nous ont accompagnes
durant tout notre trajet, jusqu au soir ou nous avons pose nos penates (j ai retrouvee cette
expression dans un papier traduit du vietnamien en francais) chez l habitant.
L habitant etant Dai, ce qui se pronoce Zai. C est pas son nom, c est celui de l ethnie
a laquelle appartient la famille qui nous hebergeat.

Voici une autre experience eblouissante
que je vous raconterai a mon prochain passage dans votre ordinateur,
parce que la on cause on cause, mais moi je meurs de faim!

Je suis partie des potron minet (merci Marielle) explorer le Grand Palace
du bon et puissant Roi de la Thailande, et claquer la bise au magnifique Bouddha couche,
et taper la discute avec le haut perche Bouddha d Emeraude.
J ai pris le bateau-bus et marche comme une deratee sous le soleil hysterique
(il a encore fait son interessant avec tous ses degres celsius).
Et durant toutes ces sportives et enrichissantes activites,
je ne me suis nourrie que d un cafe glace au lait concentre sucre,
d un jus de mandarines, de rambutans frais et de mandarines achetees au marche,
et aussi d un truc bizarre blanc qui m a semble etre des quenelles de poisson,
arrose de piment sucre. Ah oui, et aussi un petit gateau en forme de montagne
au deroutant gout de petrole. Et une glace.
Il est grand temps que j aille me sustenter d une soupe au lait de coco
ou de salade de papaye fraiche!

D autant que je vous ecris d une boutique a internet remplie d ados thais
qui jouent en ligne a la guerre, chacun avec le son A FOND.
Ca me gratte les nerfs, je vais encore etere obligee de retourner me faire masser!

Bises a vous tous, copains, amis, famille, que vous etes***
+Tenez bon, je rentre bientot!

Et que l Aventure soit avec vous!

Juliette

samedi 21 février 2009

Les aventures de Juliette sans sa mobylette...

Salut les innombrables!

Mais qui est la, vous demandez vous,
qui vous appelle de la sorte et que cela vous rappelle-t-il?

Pour les plus alertes, oui oui, vous commencez a sentir une odeur de
cannelle, gingembre, safran meme, ginseng aussi, coriandre et tout un tas d herbes indefinissables...
Pour les plus croulants ou ceux sur qui ce cher Alois (Alzheimer) a deja mis la main,
voici la reponse:

C est moiiiiii!
Juliette!
Je ne suis pas en mobylette, cette fois ci, mais me voici a nouveau en Asie!
Et mes doigts manucures courrent sans peur sur le clavier tout en Thai que voici et que vous ne voyez pas.
Et ma peau se recouvre regulierement de sueur effacee par la douche froide des que possible,
par les ventilateurs autrement, ou par une nouvelle vague de suee provoquee par la legere
temperature fouresque d ici...

Je vous ecris de BANGKOK!
Yes, Bangkok, my love, my dearest,
Bangkok de mon coeur, mon cher et immense Bangkokinounet,
ma Bangkette en skai bleu electrique preferee...

La raison de ma presence ici, pour les curieux et pour Voici qui meurt d envie d avoir le scoop,
c est que je suis venue pour feter en famille le mariage de mon frere Gwenhael,
Vietnamien d adoption et Hanoiais (Hanoiyois? Hanoyau? Hanoide? Celle ou celui qui trouve gagne un CADEAU!),
Gwenhael, donc, qui epousit en juste noce (et est en train de convoler) Hang, sa (vraiment) petite femme Vietnamienne!

Ce mail vous arrive donc a la fin de mon sejour,
mais pour ceux qui le souhaitent, je pourrai vous raconter mon sejour en entier par le menu detail
et par mail (ou en vrai moyennant une invitation a diner) incessamment.

J ai atterri sous un ciel mitige et une temperature humidifiee a Hanoi le 11 fevrier.
Le 12, une ceremonie de mariage en famille uniquemnent a eu lieu chez les parents de Hang.
Le 13 nous nous promenames dans Hanoi la trepidante. Rue des paniers traisses,
rue des outils, rue des montres, rue des habits, rue des jouets, rue etcaetera.
Temple de la litterature, poules qui toussent et leurs poussins reniflants sur les trottoirs,
marchandes de bassines a velo, chiens tous tres mignons et encore plus mignons laques
(parait-il), chats spirituels, motocyclistes enflammes, baguettes, fabricantes de sandales en plastique en papier pour les ancetres...
Dodo.
Le 14 nous partimes, ma mere, ma tante, mon autre frere Isaac et moi,
pour la Baie de Ha Long. En bus. Nous primes ensuite (ensuite du bus je veux dire)
nos quartiers dans une splendide jonque imperiale, qui nous promenat sur l eau emeraude
et miroitante de la baie, parmi les fameux rochers, qui, pour tout fameux qu ils soient,
n en sont pas moins epoustouflants. Nous fimes escale a la grotte des merveilles,
qui nous emerveilla (relativement, vu que la Baie a elle toute seule eclate toutes les grottes
du monde a plate couture), puis nous nageames dans l element qui ressemble plus
a un cinquieme (hmmmm.... sixieme? Celui qui trouve la reponse gagne un autre cadeau,
mais plus petit que le premier) element couleur emeraude, donc, qu a de l eau de la Mer de Chine.
J achetis un paquet d Oreo a une delicieuse vendeuse en barque qui louchait et a qui ce louchage donnait
un charme incontestable, puis nous chantames "au clair de la lune" a un guide vietnamien subjugue.
Dodo.
Le 15 la brume etait tombee mais cela ne nous empecha aucunement de kayaker
entre les somptueux rochers et de jouer a 'helloooooo! Good moniiiine!" avec
un bebe indigene vivant avec ses parents pecheurs sur un bateau tout elance.
La jonque nous ramena a terre, puis le bus a Hanoi.
Cafe. Delicieux cafe vietnamien. Soupe Pho excellente.
Gare.
Du 15 au 16 nous dormimes dans un compartiment digne de l Orient Express
qui nous deversa en pleine forme (vraiment!) a Lao Cai, au Nord du Vietnam.
A la frontiere de la Chine, meme.

AH, sorry les amis, je dois y aller, ma masseuse m attend pour un massage
bien merite et bien thailandais (mais vraiment, hein, pas un truc de fesses, un massage)
des pieds. J ai pris cou, epaules, pieds, en fait. Une heure...

Tout le monde ne peut pas etre au boulot a cette heure ci, que voulez vous...
Pour vous consoler je vous signale que je viens de me faire piquer par une bete inconnue
et que je vais certainement mourir dans d atroces souffrances immediatement.
Dans le cas contraire, je reviendrai vous narguer ehontement dans votre ordinateur tres bientot!

Bises a vous, Parisiens, Marseillais, Mulhousiens (oui y en a), Hanoiens (le grand jeu continue, attention!),
et tous les copains!

A tres vite, sans rancune...!

Et envoyez vos reponses, des cadeaux invraisemblables sont en jeu!

Juliette sans mobylette -mais avec un appareil photo:

mercredi 18 juin 2008

MARSEILLAIS GAROUS

Salut les innombrables!

La lune est pleine et jaune ce soir,
et la journée fut estivale, pour de vrai,
du genre la main du soleil qui te plaque contre le macadam
quand tu quittes ton travail air-conditionné.


Une chose bien à Marseille:
Le pique-nique avec les copains-copines sur les marches
de la place sans oliviers en pots de la Mairie.
À l'ombre d'un grand arbre (de la famille des platanidés).
Oui ça c'est bien.

Et la nuit avec les boules Quiès aussi c'est bien,
surtout en présence d'un mini chat trrrrès affectueux et vociférant.

Ce soir, rentrant à pied de chez une fille au nom de gars
et une autre au nom de vraie fille (mystèèère),
alors que la nuit était noire, la lune ronde et grosse (en plus d'être bronzée, donc),
l'air à la température d'un oeuf mollet, soudain je pensai.
Oui.
Je constati subitement une nouvelle différence majeure et non moins culturelle
entre Marseille et Paris:

-À Paris, quand tu marches dans la rue par exemple, de nuit par exemple,
de surcroît si tu es une fille par exemple,
hé bien avoir l'air indifférente et ne rien dire -voire toiser-
(quand tu croises un gros gars au regard sombre par exemple),
c'est montrer que tu es forte -et que t'as pas peur.

-À Marseille, dans le même cas, (je vous épargne tous les re-par exemple-s),
ne rien dire, c'est montrer que tu flippes.

À Marseille, mieux vaut regarder ledit gars au regard sombre
qui fait un peu peur et que tu crois qu'il te matte
dans les yeux, et lui dire carrément "Bonsoir!".
Et encore je suis pas sûre que "Bonsoir!" soit la bonne chose à dire.
Quand je serai plus marseillaise je pourrai vous transmettre l'idiome idoine.
Certainement un truc du genre "ça boume bébé? Tu tiens les murs ou bien?"

Ouais. C'est comme ça.
Pour l'heure, je fais un peu n'importe quoi.
Je toise, puis je me souviens que je suis en terre exotique,
je matte dans les yeux, là je me dis "merde c'est con ma technique"
(Ouais dans ma tête ça parle vulgairement. Parfois.), je souris,
je finis par dire "Bonsoir" sans point d'exclamation,
et je remercie le dieu des filles qui rentrent seules le soir
d'être aussi bienveillant avec moi, et patient aussi.

Amen.

Brûlez un cierge à la santé des filles qui rentrent seules le soir,
si vous en êtes, crions ensemble FILLES-QUI-RENTRENT-SEULES-LE-SOIR POWEEER!

Et allons nous coucher.

Bonnes nuit, innombrables jolis.

J'enfile mon superpyjama et je pars pêcher de brillantes découvertes ethnologiques!



mardi 17 juin 2008

HARISSA ME VOILÀ

Salut les innombrables!

Après des mois de silence, des mails éparpillés,
quelques glissements de terrains et toutes sortes de rebondissements géographiques,
me revoici dans vos ordis!

Tout le monde crie YOUPIIIIIII!

Je reviens mes gros sabots à la main, Marseillaise à peine,
les ongles de pied vernis et les cheveux courts. Hyper courts.

On n'est pas bien, là, l'attelle bleue, TséTsé et moi?

Oui, c'est moi, yé chaingé -mais c'est quand même moi.

Comme la vie est parfois une tartine de ricotta-harrisa (i love it)
et parfois une autre tartine de farine de gnou sur marmelade égyptienne,
j'ai eu envie, voilà, de vous emporter avec moi.

Tous autant que vous êtes.
Innombrables, quoi.

Et moi, petite nombrable (enfin je crois),
je veux vous envoyer des nouvelles de Marseille,
de la vie ici, des gnous, du ciel bleu marine et aussi de la harissa.

Car ici, à Marseille, j'ai découvert:
LA MEILLEURE HARISSA DU MONDE.
Du système solaire, en fait, mais vous savez comme ils sont,
ces Marseillais: Si modestes...

La meilleure harissa de l'espace tout entier
se trouve donc dans la rue Nationale, entre la rue du Baignoir et la rue d'Aix
(quasi le cours Belsunce, qui inspira en son glorieux temps une fameuse canzonetta*,
laquelle transforma le sus cité cours en lieu de pélerinage pour kékés de tous horizons).

En fait, comme je suis encore une parisienne fraîchement sortie de son oeuf,
je ne sais pas comment s'appelle la boucherie-fast-food
(aaaaaah, les boucheries-restorapides, une autre spécialité de Marseille...)
boucherie-rapide-nourriture, donc, où est produite avec virtuosité
une de mes drogues actuelles.

C'est malin! Gnin gnin gnin!
Je vous entends maugréer, qu'est-ce que vous croyez?
Je suis dans votre ordi mes amis, c'est pas de la rigolade!

Si vous n'êtes pas sympas d'ailleurs, je dénonce les 4
qui ont leur doigt dans le nez à cet instant précis.
Et les autres, pas la peine de ricaner, si vous croyez que je vous vois pas...

Pas de tout repos, je vous le dit, Ramzi, de tenir un blog.
Jour 1 et déjà je dois me fâcher.

Puisque c'est comme ça, la prochaine fois:
Tartines de harissa sur chocolat pour tout le monde!

Que la nuit soit avec vous, innombrables chéris,
et faites de beaux rêves, pour pouvoir emmerder
vos amoureuses/mecs/collègues/parents en les leur racontant.

Rendez-vous vite dans cet ordi.

Moi je repars dans le futur
vivre de nouvelles aventures!

SuperJuliette

Photobucket

vendredi 16 mars 2007

Hanoï, Bangkok, Paris...

Salut les innombrables!
Nous nous sommes laissées aspirer par les charmes d'Hanoi
et je ne vous ai plus écrit, mais séchez vos larmes, vous
étiez tous encore dans mes pensees.
... Me voici de retour à Paris, dans le bientôt "printemps" glacé.
Hanoi nous avait préparé aux grands froids, nous enlaçant
sans relâche dans sa grande robe de gaze humide. Il faisait
un froid à décorner les boeufs, là-bas! C'était très bizarre de
débarquer de l'avion Bangkokais dans ce bac à légumes
de réfrigérateur super puissant. Mais la ville est très belle,
vraiment. C'est une ville très européenne. Ses maisons sont toutes
très étroites -parfois la façade ne dépasse pas 1,50 mètre de
large; en général elle en fait 2 ou 3. Un drôle de mélange,
d'imaginaire européen et asiatique en miroir. Une ville
européenne imaginée par l'Asie, et une ville asiatique vue par
l'Europe. Tout ça baigné dans un régime communiste,
une culture asiatique, une histoire de grande force
du peuple viêtnamien et de colonisation...
Quand je suis arrivée, au bout de quelques dizaines de mètres
à pieds dans les rues du vieux quartier -où vit Gwenhael-,
la certitude m'a frappée que je saurais immédiatement me retrouver
dans cette ville. Mon sens de l'orientation, certes déjà légendaire,
reconnu tout de suite le squelette urbain. Certainement
parce que les rues furent habitées et dessinées en partie
par l'Europe. Sinon les maisons sont multicolores,
belles et prétentieuses comme des marquises
magnifiques et décrépies...
Notre séjour fut très délicieusement épicé par La Cuisine de Sòn,
le coloc' de Gwenhael. A tomber par terre. Et cet homme
est inarettable: Il cuisinait pour nous du matin au soir et du
soir au matin. Pour le plus grand malheur de notre gras,
qui continuat à croitre et perséverer comme une épizootie
de grippe aviaire dans un troupeau de poules cambodgiennes.
Pour la bonne conscience, la profusion de fruits de variétés
infinies nous aida grandement. Je goûtis du fruit en forme
de pomme de pain, mais vert et mou: Aussi séduisant
pour les papilles que la mangue ou le lychee..
Et du fruit parfaitement sphérique, cert et très dur:
Bof. Et de la mangue viêtnamienne: Un régal toujours imité,
rarement égalé. Et des longans, très bons, et 100 000
autres encore.
Entre deux repas (mais quand même avec un pique-nique),
Gwenhael, Sòn et Köeun nous emmenèrent en moto
au village des céramistes. Comme les rues spécialisées
dans la vente d'un seul produit (Gwenh habite la rue de l'alcool
et des bonbons, à côté se trouve la rue des cigarettes,
et la rue des plantes médicinales, la rue des chaussures,
la rue des décos de nouvel an, etc...), on trouve aussi
des villages spécialisés dans la fabrication d'une sorte de chose.
Donc nous visitâmes le village des potiers, et le lendemain
le village des fleurs et des vieux émigrés rentrés au pays.
Le ciel était toujours gris, l'air plein de froid et d'eau, nous
couvertes d'habits circonstentiels prêtés par Sòn et
Gwenhael, d'une baba-coolitude à pleurer, mais on était
super contentes de visiter ces endroits. Et de voir un peu
du paysage très vert & très beau en dehors d'Hanoi.
Lisa et moi allâmes aussi voir les fameuses Marionnettes
Sur L'eau, à côté du lac à côté de chez Sòn & Gwenhael.
C'était beau, exotique, et drôle. Avec des dragons, des grenouilles,
des pêcheurs, des amoureux, des chansons...
Puis le séjour viêtnamien touchat à sa fin.
Lundi matin nous petit-déjeunâmes d'une énoooorme soupe
de nouilles au poulet toute fraîche, entièrement fabriquée
par Sòn, et nous repartîmes, sacs au dos, pour Bangkok.
A Bangkok, joie, bonheur, il faisait toujours 40°C, alléluïa!
Je pris une douche froide et me dirigeai (après m'être habillée bien sûr)
vers ... 2h30 de massage. Et un petit verre de thé glacé
et quelques tranches d'ananas frais. Miam.
Après quoi nous dinâmes, moi d'une salade de papaye
à enflammer un puits de pétrole.
Le lendemain, nous nous rendîmes en bateau à Chinatown,
dans le dédale du marché gigantesque qui occuppe tout
un quartier, pour accomplir une grande mission:
Retrouver le casque de vélo (eux l'utilisent pour la moto)
en forme de panda pour Ruben, le filleul de Lisa.
Mission qu'on eut raisonnablement put penser impossible,
et qui nous le semblât longtemps, mais que nous accomplîmes
envers et contre tout.
Nous y passâmes notre matinée.
Un taxi nous conduisit ensuite au déjà decrit MBK Center,
le babylonique centre commercial, dans lequel nous nous
régalâmes d'air climatisé et d'un repas dans un fast food
japonais. Enfin moi, Lisa digérait toujours avec grande
difficulté ses nems frits du matin. Et nous acquîmes encore
quelques biens extrêment utiles, évidemment.
Soudain,
le glas de la fatalité résonnât tristement à nos tympans:
Il était l'heure de retourner à la Riverline Guesthouse
endosser nos pesants sacs et repartir vers l'aéroport,
prendre l'avion direction Bahrein puis Paris.
La mort dans l'âme, j'entrai dans le taxi.
Puis tout s'enchaîna comme en un épais brouillard
mélancolique au milieu d'un feu d'artifice,
et quelques longues heures plus tard,
Paris nous reçut dans ses bras glacés.
Quelques fourbes soi-disant amis parisiens nous avaient
annoncé le printemps ici...
Bien.
Je réalise à quel point les exigences quant au climat
à Paris sont basses. En-dessous de ça, même.
Très TRES basses.
Sous terre, quoi, quasiment.
Nous sommes de retour, amis!
Vous avez intérêt à m'offrir force cocktails très alcoolisés
pour que je croie vraiment que c'est le printemps.
Mais bon, home sweet home, blablabla...
Une partie de mon coeur est restée à Bangkok.
Vivement que j'y retourne!
ET VIVEMENT que je vous retrouve, tous, superlecteurs.
Ce fut un grand plaisir pour moi de voyager,
et vous emporter avec moi en vous envoyant ces mails
illuminât encore un peu ces jours et nuits sensationnels.
Merci à tous,
à très bientôt en mail ou en vrai,
et bises à nouveau parisiennes***
******************************************************************************** * *
Bien à vous,
Juliette

samedi 10 mars 2007

Hanoï

Salut les innombrables!
Bouddha nous aime apres tout, je vous ecris de
HANOI!
Apres mon precedent message,
Lisa et moi allames au restaurant comme convenu.
Nous arrosames notre journee de plus a Bangkok (i love Bangkok)
de quelques cocktails tres merites, puis, repues et gaies,
nous echouames dans la premiere echoppe de massages
sur notre chemin, et nous nous fimes detendre les orteils
par des doigts bangkokais (i love Bangkok) et agiles....
A la suite de quoi, allegees des gambettes et toujours gaies,
les paupieres un peu lourdes et l'esprit engourdi,
nous parcourimes les quelques metres restants jusqu'a
chez nous (i love Bangkok) pour nous enfoncer dans les bras de
Morphee jusqu'a... 3 heures du matin pour moi.
A 4 heures, Morphee ne pretant plus ses bras qu'a Lisa,
je montai sur le toit de la Riverline Guesthouse.
Contemplant l'horizon hyper urbain ET fluvial,
comptant les peniches geantes qui formaient un train flottant
defilant sans fin devant moi, j'eus cette pensee qui vous surprendra sans doute:
I LOVE BANGKOK.
Puis je rejoignis Lisa et Morphee jusqu'a l'aurore.
Le matin tout neuf se depliant alors fut occupe a ranger nos affaires
et a quitter la chambre, ensuite a petit dejeuner (d'une salade de papaye
aux crevettes sechees pour moi), et ensuite a visiter le marche aux fleurs.
Ayant choisi le bateau pour nous y transporte, et je ne sais pas vraiment
pourquoi, je me suis sentie veritablement etourdie et mal-de-mer-ie
dans le marche. En plus, ce marche etait trop bizarre:
On ne voyait que une dizaine de varietes de fleurs,
certes tres belles, mais assez vite monotones.
Alors nous quittames les lieux et marchames un peu au hasard dans le coin.
C'est a ce moment que je pensai soudainement,
pour la seulement 24 000 ieme fois depuis le lever du soleil:
I LOVE BANGKOK.
Apres, nous nous rendimes dans un mega centre commercial de luxe
au sommet duquel se trouve le Centre du Design (TCDC ou quelque chose comme ca).
C'etait bien, ca avait l'air bien, mais nous etions juste entre deux expos.
J'acquis tout de meme quelques biens designes de la plus
haute necessite a la boutique du lieu.
Il etait environ 13 heures quand tout a coup Lisa m'entraina dans...
un... hum, penchez vous, je vais le dire tres doucement et je ne le repeterai pas.
Dans un burger king.
C'est pas moi, c'est Lisa!
C'est elle!
JAMAIS je ne me serais nourrie dans un tel endroit de ma propre initiative!
Ah, d'ailleurs, on m'appelle pour aperitiver avant de diner royalement,
je dois vous laisser.
Sachez en tous cas que
je suis a Hanoi chez mon frere Gwenhael.
Il vit dans un endroit FEERIQUE -on se croirait pour de vrai dans In The Mood For Love.
Son, chez qui il vit, cuisine divinement.
Et last but not least,
une information qui rejouira le pervers sadique qui est en vous:
C'est l'hiver a Hanoi.
Et on est en tongs.
Serieusement, il fait 15 degres maximum,
il bruine a mort, et on a du s'acheter des chaussettes.
Et on porte les baskets de Gwenhael et Son.
Toute notre superbe d'ambassadrices de l'elegance parisienne nous a quitte.
Et c'est l'heure de l'apero,
bises bientot a la biere,
a tres bientot pour la suite de mes aventures culinaires entre autres***

jeudi 8 mars 2007

Euh... Bangkok

Salut les innombrables!

Devinez d'ou je vous ecris?
Eeeet NON, perdu!
Bangkok m'aime TELLEMENT (nous filons un amour parfait)
qu'elle m'a garde dans ses bras.
Heee oui, je suis toujours a Bangkok.
Lisa aussi, d'ailleurs (mais c'est MOI que Bangkok aime
le MIEUX et le PLUS, bien sur).

Ah, hier fut une rude journee a laquelle nous crumes un
long instant que nous ne survivrions pas.
(Le recit qui va suivre a une speciale dedicace
au gars de l'agence de voyage de Phnom Penh)

A l'heure ou tout le monde est deja leve depuis au moins
deux bonnes heures, ou Bangkok a deja fini son aerobic,
pris une deuxieme douche, mis son maquillage
et son masque anti-pollution -c'est a dire a 6 heures,
nous partimes pour l'aeroport. Lourdement chargees
mais pas trop cherement transportees par un de ces taxis
aux couleurs limites aveuglantes et neanmoins seyantes.

Je vous passe tous les details certes croustillants, neanmoins
superfluxsxs, du trajet, de l'arrivee a l'aeroport, de la file d'attente
pour le check in, etc etc.

Arrivees au comptoir, les bagages avales par le tapis roulant,
la gentille dame bien maquillee nous dit:
"You not possible to go Vietnam, you no letter from Vietnam Ambassy!"

...Et c'est a cette minute precise que notre journee somme toute
paisible et fluide jusque la commenca a s'effriter petit a petit
pour se transformer en une nouvelle espece de grosse journee
de merde nee certainement de l'accouplement pervers d'un
glissement de terrain boueux et de l'esprit nauseabond d'un
dictateur communiste. Ou peut-etre, mettons, entre un chien galleux
sous LSD et une employee de l'administration communiste
sous coke. Ou... Enfin vous voyez le genre, deja.

Alors. Nous dumes:
De-tapis-roulanter nos bagages
Etre accompagnees au comptoir AirAsia
Raconter notre histoire a jolie Madame AirAsia
Decider quoi faire
Decider d'aller faire nos visas a l'ambassade du Vietnam
et de prendre l'avion du soir, puisque selon Madame AirAsia
c'etait possible
Payer le changement de billet
Copiner avec Richard, de Birmingham, dans la meme galere que nous
Trouver les consignes et y faire enregistrer nos bagages
Choper un taxi pour 3 (Richard et nous)
Taxier jusqu'a l'ambassade -et raquer pour le taxi of course
Faire des Photos d'identite pour Lisa
Apprendre une fois a l'ambassade que
"no possible today you come tomorrow afternoon"
Et que ca coute la peau des yeux le visa
Re choper un taxi
Retourner a l'aeroport
Re-aller au comptoir AirAsia
Re-raconter notre histoire
et les informations erronees que nous avaient données la dame
Reflechir ardemment et ardument
Decider de partir QUAND MEME le 9 au lieu du 7
Re-payer un re-changement de billet
Recuperer nos bagages (et raquer)
Re-choper un taxi
Retourner a l'ambassade
Remplir les papiers
Raquer (50 euros le visa)
Re-choper un taxi
Retourner a la guesthouse
Attendre pour une chambre
Entrer dans la chambre.
Il etait 15h.

Et pendant tout ce temps, attention attention,
nous ne nous sommes JAMAIS disputees.
Voila pourquoi hier soir, nous allames nous faire
faire des massages miraculeux toutes les deux.
Voila pourquoi nous passames finalement une delicieuse journee
pleine de decouvertes inattendues a Bangkok aujourd'hui.

Et voila pourquoi ce soir, nous allons au (veritable) restaurant.
Et oui, au passage, apprenez (et soyez epates)
que cette apres-midi, contre toutes les predictions
de gens rencontres hier a l'ambassade, nous avons eu nos visas!
Cette journee epuisante nerveusement hier nous a
tout de meme offert 2 nuits de plus dans LA VILLE DE MA VIE,
et toutes ces choses incroyables que nous ne pensions pas voir ou essayer:

Les massages miraculeux hier soir,
et puis aujourd'hui la ligne de bateau-bus
(Mais des gros bateaux rapides et mulitocolres, pas juste des bateaux-bus),
le BOUDDHA COUCHE qui m'a fait pleurer d'eblouissement
devant tant de magnificence, de splendeur et de merveilleusete,
le bus vert super bien qu'on dirait qu'il fonctionne avec une clef qu'on remonte,
Chinatown superbelle et bordelique et profusionique,
Le marche insense dans Chinatown,
les cours d'aerobic gratuit a fond les manettes dans le parc au bord de l'eau,
le coucher de soleil sur la Seine d'ici...
Et une nouvelle sucrerie achetee sur un stand au milieu du
marche insense: Des boulettes de fils roses, vertes, bleues
ou blanches, insipides, mais baignees dans du lait de coco
et du sucre et du piment et des graines noires,
avec des filaments de coco fraiches par dessus.

Tout allait mal hier jusqu'a 15h,
mais tout va bien aujourd'hui.

Je suis desolee de vous apprendre que mon addiction a Bangkok va grandissant
-comme vraiment un coup de foudre qui n'en fini pas
et enfle, enfle, jusqu'a... mon emmenagement?

Mais je suis heureuse d'etre ici,
et aussi tout de meme TRES heureuse de voir ENFIN
mon frere Gwenhael a Hanoi demain soir!

Je vous ecrirai d'Hanoi
(si Bouddha estime que nous avons assez paye
pour toutes les mechancetes commises jusqu'ici).

BISES bises a tous,
venez me voir a Bangkok quand vous voulez,
a tres tres bientot!

mercredi 7 mars 2007

Bangkok nous revoici!

Salut les innombrables!

Je suis bronzee a faire honte a un Bresilien.
Je suis a BANGKOK AVEC Lisa, et:

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

I LOVE BANGKOK

...

Demain matin on prend l' avion pour Hamoi;
je vous en dirai plus une fois la-bas,
la nuit Bangkokoise m'appelle!

Bises pimentees a tous,
a tres bientot

(pour vous sentir un peu bangkokais vous aussi,
avalez une poignee de piments-oiseaux,
mettez le chauffage a FOND les mollettes,
enfilez vos tongs,
une biere Chang sirotee dans le hamac,
une bonne dose de pollution,
un doigt d'embouteillages,
et roulez jeunesse...)

Re-bises!

dimanche 4 mars 2007

Siem Reap

Salut les innombrables!

Aaaaaah...depuis le temps que l'avais en tete, cette merveilleuse blague,
ca fait du bien de la sortir enfin. Je me sens plus legere.

Bien.

Je vous ecris aujourd'hui de ?
De?

Ouiii, Angkor. Bravo! De Siem Reap en fait, la ville la plus proche.
Je vous avais une fois de plus laisses halletants de suspens,
vrilles a votre ordinateur, attendant avec une impatience brulante:

La suite.
La voici, ouaiiiiiis!

Je vous ecrivis donc rapidement de Phnom Penh (c'est comme ca que
ca s'ecrit, maintenant je sais). Mais avant, j'etais a Koh Kong, ou
le chemin a l'aller avait ete des plus decourageants -mais il nous
en aurait fallu plus pour nous decourager. Heureusement, a part
une attaque nucleaire ou une invasion de moussaka geante sanguinaire,
ca n'existe pas.

Le chemin du retour fut aussi glissant et collant de boue que je vous
l'ai laisse entendre dans mon precedent mail. Puis il fut aussi long
et atroce pour nos posterieurs (pourtant de plus en plus rembourres
etant donne 1.notre alimentation, 2.notre absence TOTALE d'exercice
physique) que 15 heures assis sur un parpaing pose sur une vieille
machine a laver tres bruyante en mode "essorage muscle" peuvent l'etre.

Nous arrivames a la nuit tombee a LA VILLE et trouvames le lit et non le
couvert dans une gentille auberge surprenamment nommee ANGKORchey
Guesthouse. (Devinette: Qu'est-ce qui n'arbore pas fierement ANGKOR
ecrit quelque part au Cambodge? Reponse: Les temples d'Angkor)
(Angkor m'inspire, encore et encore!). Cette Guesthouse contenait une
delicieuse blague architecturale -pour le touriste en pleine forme et
prevoyant de passer ses nuits Phnom-Penh-iennes au karaoke:

D'abord, il nous fallu grimper, grimper et grimper 6 escaliers interminables
et concus par des lilliputiens, pour des nains, pour arriver au 3eme etage.
Bon. Ensuite, apres des detours dans des couloirs concus par des chenilles
pour des mille-pattes, nous debouchames sur un long et etroit couloir
contenant des portes numerotees de part et d'autre.
"Insense!" me direz-vous. Oui, mais ce n'est pas tout. Vient : La Blague.
De chaque cote du couloir: 4 chambres -environ.
Dans chaque chambre: lits, et salle de douche-toilettes.
Chaque chambre etait separee de sa voisine par la fameuse "salle d'eau".
MAIS les murs de ladite salle de rafraichissement n'atteignaient PAS les
lointains plafonds! Pas du tout. Ce qui signifie que nous dumes dormir,
tant bien que mal, avec la tele (a fond les pistons) de nos voisins,
et surtout: la lumiere. Toute la nuit.
Autant vous le dire, en trois mots comme en cent:
Nuits de merde.

Sauf que en voyage, ou au Cambodge je ne sais pas, on se remet
tres vite de ce genre d'alea. Enfin JE. Je ne voudrais pas parler pour les
autres. Ca ne m'empecha pas d'apprecier grandement ce trop
court sejour a Phnom Penh. Nous commencames la journee
par une chasse (fructueuse) au billet d'avion pas cher pour Hanoi.
Apres le kouitiou de rigueur, je ne le mentionne meme plus...
Puis nous nous engouframes dans le Marche Central a l'architecture
epoustoublifiante et jaune-orange. Dans ce marche, il y avait
un monsieur qui louchait affreusement, ce qui lui donnait un air impenetrable
et une sorte de respectabilite, donc il lisait les lignes de la main
-des deux mains en fait-, et des trucs dans la forme du visage,
et AUSSI dans les cartes. Je ne sais pas pourquoi Lisa decida
de se faire lire les mains, les cartes, et la tete alouette.
Je fus poussee par une envie irrepressible de faire de meme.
Et je le fis. Sauf que pour moi, il commencait a fatiguer,
alors il fit beaucoup moins de trucs folkloriques que pour Lisa.
J'avais peur d'avoir peur de ses predictions, mais finalement,
c'etait tellement... tellement pas effrayant (il n'a pas devine
mon passe, ni tellement je pense mon futur) que je ne fus
pas effrayee du tout. Je verrai d'ici 2011 si ses predictions
s'averent justes.

Ensuite, apres un intermede avec la Police auquel je n'assistai
pas -soudain les eleves n'avaient pas le droit de dessiner le marche,
parce que soudain une loi venait d'etre etablie et il fallait remplir
un formulaire, le faire tamponner, bla bla bla... Bienvenue
au Royaume du Communisme et de la Corruption!-, nous primes
des tuk-tuks cambodgiens (contrairement aux tuk-tuks thailandais,
qui poussent en Thailande) et nous presentames, frais et
innocents (enfin moi), au Musee S-21. L'ancien lieu
d'emprisonnement et de torture des Khmers Rouges.
Je ressortis plus tres fraiche, ni innocente.
Lisa s'etait dispensee de la visite, l'ayant deja vu.
Bandol et les eleves ne dirent rien en sortant, a part:
"Allez, maintenant on est trop triste, on va voir le Palais Royal!".

Ce que nous fimes.
Mais juste l'exterieur, au bord du Mékong, assis dans l'herbe sous
les tamariniers. C'etait bien.
Je les quittai un petit moment pour me faire moto-dop-er
jusqu'a La Poste Centrale, seul endroit d'ou poster un truc si on
veut qu'il arrive un jour, parait-il.

Mais ne vous excitez pas, comme les cartes postales n'existent
pas au Cambodge, a part a Phnom Penh et a Angkor,
seuls Pepe et Grand'Mie et Pipapi recevront ces 2 cartes.

Si elles arrivent un jour.
Vous, si vous etes gentils, vous aurez quelque chose (de petit)
en mains propres.

La promenade en moto-dop dans Phnom Penh fut tres allechante...
Pour une prochaine fois.

Puis Lisa & moi rencontrames John Weeks, un ami a elle,
completement fou de bande dessinee, a tel point qu'il travaille a
ressusciter la bande dessinee khmer...
Puis nous dinames au bord du Mekong a la nuit tombee.
Le lendemain des potron minet, Lisa, dans le gaz complet,
et toute la bande, reparti en chevauchee rugissante, pour 250 km
(plus ou moins) direct jusqu'a Battambang.
Moi, dans le gaz aussi, je fis mon sac et me rendis a l'arret du bus
de 7h30 pour Siem Reap. Le bus parti a l'heure cambodgienne.

***Intermede "de l'heure cambodgienne":
Juliette, francaise, dit a Bandol: "Retrouvons nous a 8 heures!"
Bandol, khmer, dit: "D'accord!"
A 7h30 Bandol est la.
A 7h40 il s'impatiente.
A 7h45 il s'en va.
A 8h (au Cambodge Juliette fait un gros effort de ponctualite)
Juliette arrive.
Fin de l'intermede***

Au parfum, je me pointai a 6h30.
Grand bien me pris, car a 6h45 le bus partais!
C'est dingue, quand meme, non?
Et j'exagere pas du tout. Ca me laisse pantoise, ce truc...
Enfin comme il se doit je sympathisai avec les 2 autres blancs du bus.
Deux hongroises aux prenoms rudes, dont une femme a barbe.
Rasee, mais tout de meme.
Enfin, gentilles.
Je copinai aussi avec mon voisin tres fatigue, Chiarayia,
un tres gentil etudiant khmer vivant a Tokyo.
Et je savourai les videos de karaoke (la compil' special Plage
et la compil' Chansons Historiques) et de matchs de catch
americain spectaculaires que nous passait le conducteur.

Nous arrivames a Siem Reap a 13h, comme prevu.
Suants rapport au mirifique "air conditionne" qui ne nous avait
conditionne que jusqu'a la banlieue de Phnom Penh.
Les copines blanches et moi, nous tuk-tukames jusqu'au
Popular Hotel. S'ensuivirent un choix de chambre (pas chere
avec ventilateur et douche-froide-toilettes pour moi), une douche,
une omelette a la courgette, un voyage en tuk-tuk,
et un coucher de soleil au milieu de 200 000 personnes
au sommet d'un temple, a Angkor.

Puis: diner, tokolok avec les copines blanches Goobi et Kooti,
douche, dodo.
Ce matin, avec Goobi et Kooti, tuk-tuk avant le lever du soleil
jusqu'a Angkor. Et journee de promenade en pieds (soudain je retrouve
cette sensation grisante: marcher plus de 50 metres) et en tuk-tuk
dans et autour de temples. Pas tous, il y en a des TAS, mais 4 ou 5.
Dont celui, l'autre fameux (a part Angkor Wat) :
Celui qui est tout emmele dans les racines d'arbres geants.

He bien:

C'est

vraiment

tres

beau

.

C'est celui qui m'a le plus plu, bien sur.
Et puis aussi un long mur avec des elephants, des poissons, des histoires
avec des hommes, des femmes, un petit garcon, des lotus...

Etonamment j'ai reussi a voir des choses sans trop de touristes
comme moi partout. Tres appreciable.

Sinon un autre effet de Siem Reap, c'est que j'ai realise que je
n'avais pas vu autant de touristes blancs au metre carre depuis des lustres.

Apres la Khmer-Moto-Team et les bleds dans lesquels j'etais
une curiosite, ca fait tres bizarre... Tres desagreable en fait.
Mais bon, ainsi est faite Siem Reap maintenant:
Un nid a touristes ou tout est 100 fois plus cher et en toc qu'ailleurs...
Et l'argent ne va meme pas a l'etat, ni aux habitants.
Well... Quoi penser de ca et comment agir?

Je ne sais pas.

C'est quand meme fou de voir ces temples...
Demain a l'heure ou les oiseaux se font beaux pour aller au travail,
Goobi, Kooti & moi partirons prendre le BATEAU
jusqu'a Battambang. Je suis tres curieuse de voir ca!
6 ou 7 heures en bateau. Je pense que nous traverserons le
Tonle Sap, que je n'ai pas encore vu. Youpi!

Apres-demain, inch'boudha, Lisa & moi irons en bus jusqu'a Bangkok,
et apres-apres-demain, nous volerons de Bangkok a Hanoi.
Ca parait un peu bete comme trajet de retourner a Bangkok pour atteindre
Hanoi, mais c'est le plus rapide et le moins cher.

Nous passerons une petite semaine chez mon frere Gwenhael,
puis retour a Bangkok en avion, et enfin avion jusqu'a Paris.

Figurez-vous que malgre tout l'amour que vous me portez et reciproquement,
je n'ai pas DU TOUT envie de rentrer.
Mais alors PAS DU TOUT.

J'ai deja envie de revenir, ca, c'est sur.
D'ailleurs Bandol, avec son don pour predire l'avenir -qu'il a
surement achete au marche de Battambang-, affirme que bientot
je vivrai a Bangkok. Ou Hanoi, dit-il, mais plus certainement Bangkok.
Je crois qu'il dit ca parce qu'il me porte une grande admiration.
Il est TRES impressione par ma capacite a manger n'importe quoi,
meme chez les plus improbables marchands ambulants,
sans jamais tomber malade.
Et par la dose de piment que j'ingurgite avec plaisir.
Sa conclusion imparable est donc que mon estomac etant asiatique,
je ne peux m'epanouir pleinement qu'en Asie.
(Et oui, a Bangkok, tout est exquis).
Je suivrai peut-etre ses predictions, juste pour voir, un de ces jours...

(D'ailleurs aujourd'hui j'ai encore decouvert une delicieusete
khmer dans la rue: Dans une petite barquette, on rape de la chair
de coco a peine mure, sur des petites boules a base de farine
de riz, dans lesquelles sont dissimules des morceaux de
sucre de palme concasse... Miam miam miam...
Et un autre truc qu'un vieux monsieur muet grillait dans
une bassine metallique sur le trottoir:
Des sortes de boules aplaties de peut-etre manioc agglomere
avec de la coco et peut-etre autre chose... tres chaud, grille, c'est bon!)

Sur ces notes de patate chaude sucree grillee,
je vous laisse jusqu'a bientot et je vais boire un tokolok.

Tcheun Chgnagn (bon appetit)
et bises au riz!