Salut les innombrables!
CA Y EST, j'en ai trouve un!
Un ordinateur a ecran en VERT ET JAUNE!
MAis oui, il en restait un. il est ici.
Le record de longueur de connection a ete battu a plates coutures aussi-
27 minutes avant que la page ne s'ouvre..
Et l'epreuve n'a pas commence par ce petit jeu de patience,
non non non. Figurez vous que
1. LE clavier est un clavier JAPONAIS -en japonais, donc-
2. La ponctuation ecrite sur les touches est
purement decorative.
*la je tape sur parenthese et ca fait etoile, par exemple*
3. la touche ESPACE ne s'enfonce pas.
4. au mur est gentiment affiche un schema de correspondance
des touches du clavier,
en khmer...
5. la typo sur fond vert est MINUSCULE.
Je tape donc a l'aveugle -j'ai trouve l'apostrophe par hasard,
c'est la touche DEUX POINTS-. Soyez indulgents pour les
fautes d'orthographe. J'ai deja mal aux doigts rapport a la
barre d'espace en fait...
Bref. Toutes ces merveilles se trouvent a Koh Kong.
Sur la carte, c'est en bas a gauche, au bord du Golfe de Thailande.
...Mais reprenons mes aventures ou je les avais laissees hier.
L'autre jour. Alors, nous en etions donc a...
Preh Veng, dans le marche, n'est-ce pas?
(ouaaaaje commence a trouver de la ponctuation!)
Donc a Preh Veng, he oui, j'etais une grande curiosite.
Un peu comme la femme a barbe, en joli.
Je continuai donc ma promenade dans le marche, quand au detour
d'une allee, 2 mini-enfants et moi tombames nez a nez.
Ce fut comme un coup de tonnerre dans un seau de shamallows.
En choeur ils s'exclamerent "BARANG! BARANG!" (qui signifie
Francais et par extension Etranger), et coururent en tous sens
en continuant a hurler "BARANG! BARANG!" pour rameuter
tous les copains mini-enfants. C'etait ahurissant.
J'etais seule, deambulant avec une grappe grossissante de
minuscules khmers dans mon sillage...
Enfin dans ce marche j'ai achete du tres elegant ananas
(il est toujours elegant ici), des pas terribles clementines
(elles le sont toujours aussi), des trucs, ET des sortes de
mini crepes fourrees au riz gluant, avec du sel, du sucre, des
graines de machin, et of course de la coco en filaments.
Tres tres bon.
Nous quittames Preh Veng, et roulames jusqu'a Takeo.
La-bas, nuit dans un hotel super clean et aux plafonds
et murs blancs a moulures facon gateau d'anniversaire chinois
en sucre. Le lendemain matin, depart pour Kaep -ou Kep
ou Kaeb suivant les cartes. Arrives assez tot, vers midi,
au bord de LA MER DE CHINE (ahlalaa, ca c'est la e, non?)
nous laissames les motos en compagnie de chiens, chiots,
chat, poules, poussins, vache, veau, truie et cochonnets
(la base du paysage animalier ici, sans les buffles et especes de
bisons de rigueur habituellement),
puis, enduite de courage, je m'installai avec tous les copains
dans une pirogue. (J'ai peur de l'eau, oui, bon, ca va, hein..)
Et vogue la pirogue, jusqu'a... Koh Tonsei (me semble-t-il),
soit Rabbit Island en English.
Alors LA, les amis, heureusement que les connections
sont tellement pourries que je ne peux pas vous envoyer
d'images, parce que LA, oui, il y a de quoi quitter
sur le champ votre travail, votre appartement, votre cochon d'inde,
et prendre un billet d'avion illico.
C'est-a-dire, voyez le beau poster geant qui recouvre
le mur de la salle d'attente de votre dentiste?
Pas celui chez le medecin avec la foret bavaroise, non,
celui du dentiste; palmiers, plage, hamac, toute la panoplie
des "vacances de tes reves", SANS les autres touristes comme toi
qui ont eu la meme idee, SANS internet, SANS electricite,
SANS eau non salee, AVEC noix de coco dans son cocotier
et crabes direct sortis de l'eau.
Heee oui, c'est la qu'on etait...
On a passe une journee la, et une nuit soit dans des hamacs
soit dans la petite maison en feuilles.
Apres cette delicieuse parentese, nous avons repris la chevauchee
fantastique jusqu'a Kampot -tres joli aussi. Le soir nous sommes
alles diner dans la campagne non loin, chez le beau-frere
de Bandol. C'est la que nous avons moto-e sur les chemins rachitiques
(la largeur d'un pied et demi) entre les rizieres.. Mais les rizieres
etaient seches a cet endroit, quand meme. MAis bon, ca reste
un peu impressionant. Dans cette campagne TRES campagne,
les petits enfants (une quinzaine) nous regardaient avec des yeux
comme des assiettes a dessert, le plus trouillard pleurait,
et la plus temeraire practisait son english de l'ecole
-"How many windows in your house?" est un grand hit apparemment.
Un des ados fut envoye au sommet d'un palmier pour couper
des noix de coco pour nous abreuver, et quelques petits mecs
grimperent aux autres palmiers pour ne pas etre en reste.
Puis nous festoyames en compagnie du chef de famille
de trucs vraiment bons sur du riz (Oh! Du riz! Ca alors,
si je m'attendais...).
Le lendemain, MOTO. 240km jusqu'a Koh Kong.
Nous etions beaux, jeunes et fiers, seuls a faire ce trajet en moto!
Que d'originalite, pensions-nous de nous-meme!
Quelle excentricite, nous rengorgions-nous!
Au premier bras d'eau a passer a 4 motos et 15 personnes sur un
RADEAU, nous etions deja un tout petit peu moins fiers.
Radeau= 2 pirogues TROUEES avec 7 planches usees en travers,
et un moteur a un bout. Serieusement, il y avait un conducteur,
et un videur de pirogue avec un seau!
Au second bras d'eau, blases, nous embarquames, Lisa et moi,
sur UNE SEULE pirogue TROUEE -bien sur-, AVEC 2 MOTOS
ET LEURS CONDUCTEURS (Bandol et Borei).
En fait de blases, Meme Bandol etait bleme...
Au troisieme bras d'eau, je trouvais que le radeau du debut
etait extraordinaire de solidite et de fiabilite.
Au quatrieme bras d'eau, ALLELOUILLA, un BAC!
Un bac nain, quoi, qui ferme pas vraiment, mais un bac tout de meme..
C'est au mitan du trajet sur le fleuve bleu-canard que
(nous etions au milieu des montagnes et de la foret vierge)
l'ORAGE assorti d'une pluie TORRENTIELLE
s'abatti avec fureur sur nous.
Comme je vous le dit.
Accostant trempee, je courris m'abriter avec tous les carnets a dessins
sous le bras. Tout le monde suivi et nous attendimes,
tandis que les mini-khmers du coin accourraient et se jetaient dans
l'eau du fleuve qui jaunissait.
A un moment choisi apparemment arbitrairement,
Bandol declara "c'est fini, on y va".
OK, nous dimes nous en remontant en selle.
Seulement le ciel n'avait pas du tout ecoute Bandol,
la montagne continuait en montee a pic,
et le revetement de sol etait constitue d'une epaisse couche
de glaise orange et grise.
Et la route n'existe pas vraiment, encore.
C'est la que Lisa,
couverte de sacs a dos, pieds nus,
glissant en sens inverse, happee par ma puissante main salvatrice,
et Moi,
en tongs en terre de 20 kilos, dissimulee sous les sacs aussi,
de la glaise collee sur la joue,
mon pantalon autrefois bleu maintenant brun,
nous eumes un fou rire...
La pluie continuait a desobeir a Bandol.
2 motos s'etaient enchevetrees et couchees dans la glaise,
tout le monde s'essayait a toutes sortes de pas de danses
dans l'espoir d'avancer un peu, le ciel etait gris fonce ,
la nuit tombait dans 3/4 d'heure...
Nous finimes, contre toutes attentes, par y arriver, et meme
par redemarrer, et meme par retrouver un bout de route
couverte de graviers!
Plus bas la pluis s'arretta et nous aussi pour nous laver
dans une cascade avant d'entrer en ville.
Notre retour a la civilisation se fit dans la grandiosete
et la flamboyance.
Le ciel devint integralement rose. Nous jouissions d'une vue
a perte d'elle-meme sur des montagnes, des arbres divers,
et le golfe de Thailande...
Puis nous descendimes et le ciel fut gris, arborant un soleil
rouge fluorescent, qui approchait l'horizon a mesure
que nous approchions la ville..
Tout le monde souriait d'une oreille a l'autre
(et nous degustions tous force moustiques en aperitif, donc).
C'etait hier soir.
Nous avons trouve une guest house et decide de passer 2 nuits
ici pour nous remettre.
Demain des l'aube, a l'heure ou l'air est encore tiede,
nous partirons par le meme chemin que nous endurames a l'aller.
Faites tous la danse de l'anti-pluie, nous vous en conjurons!
D'autant que nous avons devant nous plus de 300 km
jusqu'a PhnomPhen.Un truc de dingue.
-J'espere que toutes ces veritables aventures ecrites a la force de
mes doigts dorenavant hyper muscles vous aurons enchantes.
Bises ultra bronzees et moites
et a bientot a nouveau, sans doute depuis Phnom Pehn..
mercredi 28 février 2007
lundi 26 février 2007
Kampot
Salut les innombrables!
Oui, pour ceux qui se sont inquietes, c'est bel et bien l'absence totale
de connection qui explique mon looooong silence dans vos ordinateurs.
Je vous ai laisse baigner dans le suspens, qui bientot se transforma
en stress puis carrement en inquietude, angoisse, insomnies...
au Mondolkiri.
Aaaaah, le Mondolkiri...
Tout les guides en parlent, on y tourne des emissions de television,
on en fait des chansons... He bien, le Mondolkiri, c'est
POURRI!
Le Mondolkiri, en fait, c'est LA E pour les Cambodgiens.
Car Les Cambodgiens
se gargarisent, et font meme des inhalations, des legendes sur lesquelles
reposent leur imaginaire national. Les splendeurs d'Angkor, Les grands
et bons et supremement intelligents rois, les dieux genereux, etc etc...
ET le Mondolkiri.
Ce fut certainement splendide il y a un peu de temps.
C'est sans doute encore esstraordinaire pour les Cambodgiens maintenant.
Mais pour nous: Well...
Voila comment c'est, physiquement: Une fois arrive en haut,
apres la route que je vous decrivis la derniere fois,
on voit Des collines, un peu facon Massif Central, mais toutes ratiboisees
de frais, marron (herbe seche) et noir (foret carbonisee).
Avec un arbre survivant tous les 260 metres.
Et puis le mieux, quand on s'est tape 4h ou 6h de route "a la Paris-Dakar",
C'est que au milieu de ce paysage triste a pleurer, la, tout en haut,
se vautrent quelques LOTISSEMENTS "a la Maison Phenix"
modifies genetiquement avec de l'adn de Gaited Community
(Les bleds americains entoures de barbeles avec vigiles et couleurs
des rideaux reglementees, pour les non-english speakers).
En moto, on est depasse par des 4X4 enormes, qui vont se garer
pour le week-end dans ces zoos a riches. Et ne perdons pas
de vue que nous sommes dans un "pays en voie de developpement",
les enfants. Ou les bebes de 4 ans sont nourris au sein par la force des
choses, ou le frigo n'existe pas, ou c'est plus rentable d'envoyer son
gamin faire la manche dans un temple bouddhiste plutot que de
l'envoyer a l'ecole dans laquelle de toute facon si on ne peut pas
payer le supplement obligatoire au professeur l'enfant n'apprendra que dalle.
Bref, cet endroit m'a foutu la gerbe ET la haine.
Le paysage est devaste, les forets coupees et vendues pour nous fabriquer
des putain de meubles de jardin (on est dans un parc naturel, les amis,
heureusement!), les gros riches Cambodgiens passent leurs vacances
dans cet endroit degueulasse ou il n'y a qu' une rue principale
blindee de magasins de souvenirs et d'hotels (et 3 rues terreuses des pieds
a la tete bien cachees derriere), les cons de touristes -comme nous-
paient des cons d'autochtones pour faire des tours en elephant
dans des villages d'indigenes -des ethnies dont quelques specimens
survivent la-. Bref, atroce.
D'ailleurs tout le monde a cafarde la-bas, Lisa & moi nous sommes engueulees,
tout le monde a explose.
Heureusement, nous avons quitte cet endroit de mort pour aller nous promener en
moto une journee. Nous sommes tombes dans un vrai village peuple
de ces vrais gens anciennement nomades -si j'ai bien suivi-, qui se sont etablis
dans un coin plus perdu que perdu du Mondolkiri. C'etait assez fou.
Tres tres calme, en haut -encore- d'une colline. Le ciel etait tout nuageux,
on entendait que les cris des animaux -cochons, chevres, poules, coqs,
poussins, chats, oiseaux etranges... Les maisons en paille, speciales...
Tout le monde dessinait et je suis partie marcher jusqu'au bout du village
(8 ou 9 maisons clairsemees). Je me retourne, dans le silence et le vent
et les piaillements de poussins; je regarde l'horizon. La scene facon
"campagne modele", idyllique un peu... Mon cafard se dissipait
dans la serenite du lieu... A ma droite, derriere les maisons,
des rochers ronds se mettent a bouger. Je regarde bien, pour m'assurer du bon
fonctionnement de mes yeux ET de mon cerveau... Les rochers continuent a se
deplacer, roulant comme des bateaux, vers moi.
Ils etaient 3. Soudain le premier sort de derriere la derniere maison.
C'ETAIT UN ELEPHANT.
TROIS elephants s'avancaient, 3 elephants d'Asie evidemment -assez petits
par rapport aux elephants d'Afrique-, noirs, aux oreilles petites et triangulaires
la peau ridee, les yeux sages. Sur chacun d'eux une espece de petit
panier et un homme dedans. Ils arrivaient sans bruit, sur la pointe
des pieds, fatigues, la trompe tourbillonante par terre...
J'etais sans voix.
Au loin je voyais Lisa, lui faisais des grands signes pour qu'elle voit,
se tourne et les voit, mais c'etait drole, elle marchait vers moi et ne
comprenait pas, les elephants gigantesques suivaient une voie
parallele a la sienne. Elle a fini par les voir et a appele un des
eleves pour les dessiner. C'etait extraordinaire.
La j'ai compris pourquoi finalement j'etais heureuse d'etre la.
On a vu, par chance, l'original de ce que les marchands essaient
maintenant de vendre a la masse touristique sous forme de forfaits
"elephant dresse + zoo d'autochtones"...
C'etait un des plus beaux et hallucinants trucs qu'on ait vu jusqu'a present.
Ensuite nous avons continue notre balade, vu une cascade assez jolie
dans une foret pleine de lianes arabesquisantes, parsemee d'orchidees
poussant sur les troncs des arbres, un petit garcon est passe avec
une sorte de faon attache par les pattes qu'il venait de chasser
sur l'epaule... Ca valait quand meme le coup, le Mondolkiri,
a condition de s'echapper des chemins de brochures d'agences de voyages.
Apres 2 nuits la-bas nous sommes partis -par le meme chemin qu'a l'arrivee
bien sur... Nous avons dormi a Preh Veng, une ville en lisiere
de rizieres,dans un hotel super pourri mais dans un endroit incroyable:
au bout d'une jetee, au milieu des rizieres.
Le matin j'ai marche un peu dans la riziere, au milieu des Khmers
qui riaient de cette incongruite, c'etait extatisant. Le riz vert -du vert pomme
au vert fluo; le vert riz, en somme-, des constellations infinies de libellules,
des immenses grues blanches planant en silence...
Je suis aussi allee acheter des fruits (allelouia, des fruits!) au marche.
La ville est vraiment agreable, ces rizieres qui la bordent sont magnifiques,
mais il n'y a pas du tout de touristes. Alors les Khmers me regardaient comme
une Francaise dans un marche khmer, les marchandent voulaient toutes que je vienne les voir. Quand j'y allais, elles trepignaient et appelaient leurs copines.
Elles en oubliaient meme de me faire les prix "special blanc"...
Aaaaaaah, je dois y aller, mon temps est ecoule, on m'appelle!
La suite au prochain mail les amis, suspens a gogo...
Je suis au bord de la mer de Chine, tout va bien,
C'est splendide
.
Bises en forme de lotus epanoui
& atres bientooot!
Oui, pour ceux qui se sont inquietes, c'est bel et bien l'absence totale
de connection qui explique mon looooong silence dans vos ordinateurs.
Je vous ai laisse baigner dans le suspens, qui bientot se transforma
en stress puis carrement en inquietude, angoisse, insomnies...
au Mondolkiri.
Aaaaah, le Mondolkiri...
Tout les guides en parlent, on y tourne des emissions de television,
on en fait des chansons... He bien, le Mondolkiri, c'est
POURRI!
Le Mondolkiri, en fait, c'est LA E pour les Cambodgiens.
Car Les Cambodgiens
se gargarisent, et font meme des inhalations, des legendes sur lesquelles
reposent leur imaginaire national. Les splendeurs d'Angkor, Les grands
et bons et supremement intelligents rois, les dieux genereux, etc etc...
ET le Mondolkiri.
Ce fut certainement splendide il y a un peu de temps.
C'est sans doute encore esstraordinaire pour les Cambodgiens maintenant.
Mais pour nous: Well...
Voila comment c'est, physiquement: Une fois arrive en haut,
apres la route que je vous decrivis la derniere fois,
on voit Des collines, un peu facon Massif Central, mais toutes ratiboisees
de frais, marron (herbe seche) et noir (foret carbonisee).
Avec un arbre survivant tous les 260 metres.
Et puis le mieux, quand on s'est tape 4h ou 6h de route "a la Paris-Dakar",
C'est que au milieu de ce paysage triste a pleurer, la, tout en haut,
se vautrent quelques LOTISSEMENTS "a la Maison Phenix"
modifies genetiquement avec de l'adn de Gaited Community
(Les bleds americains entoures de barbeles avec vigiles et couleurs
des rideaux reglementees, pour les non-english speakers).
En moto, on est depasse par des 4X4 enormes, qui vont se garer
pour le week-end dans ces zoos a riches. Et ne perdons pas
de vue que nous sommes dans un "pays en voie de developpement",
les enfants. Ou les bebes de 4 ans sont nourris au sein par la force des
choses, ou le frigo n'existe pas, ou c'est plus rentable d'envoyer son
gamin faire la manche dans un temple bouddhiste plutot que de
l'envoyer a l'ecole dans laquelle de toute facon si on ne peut pas
payer le supplement obligatoire au professeur l'enfant n'apprendra que dalle.
Bref, cet endroit m'a foutu la gerbe ET la haine.
Le paysage est devaste, les forets coupees et vendues pour nous fabriquer
des putain de meubles de jardin (on est dans un parc naturel, les amis,
heureusement!), les gros riches Cambodgiens passent leurs vacances
dans cet endroit degueulasse ou il n'y a qu' une rue principale
blindee de magasins de souvenirs et d'hotels (et 3 rues terreuses des pieds
a la tete bien cachees derriere), les cons de touristes -comme nous-
paient des cons d'autochtones pour faire des tours en elephant
dans des villages d'indigenes -des ethnies dont quelques specimens
survivent la-. Bref, atroce.
D'ailleurs tout le monde a cafarde la-bas, Lisa & moi nous sommes engueulees,
tout le monde a explose.
Heureusement, nous avons quitte cet endroit de mort pour aller nous promener en
moto une journee. Nous sommes tombes dans un vrai village peuple
de ces vrais gens anciennement nomades -si j'ai bien suivi-, qui se sont etablis
dans un coin plus perdu que perdu du Mondolkiri. C'etait assez fou.
Tres tres calme, en haut -encore- d'une colline. Le ciel etait tout nuageux,
on entendait que les cris des animaux -cochons, chevres, poules, coqs,
poussins, chats, oiseaux etranges... Les maisons en paille, speciales...
Tout le monde dessinait et je suis partie marcher jusqu'au bout du village
(8 ou 9 maisons clairsemees). Je me retourne, dans le silence et le vent
et les piaillements de poussins; je regarde l'horizon. La scene facon
"campagne modele", idyllique un peu... Mon cafard se dissipait
dans la serenite du lieu... A ma droite, derriere les maisons,
des rochers ronds se mettent a bouger. Je regarde bien, pour m'assurer du bon
fonctionnement de mes yeux ET de mon cerveau... Les rochers continuent a se
deplacer, roulant comme des bateaux, vers moi.
Ils etaient 3. Soudain le premier sort de derriere la derniere maison.
C'ETAIT UN ELEPHANT.
TROIS elephants s'avancaient, 3 elephants d'Asie evidemment -assez petits
par rapport aux elephants d'Afrique-, noirs, aux oreilles petites et triangulaires
la peau ridee, les yeux sages. Sur chacun d'eux une espece de petit
panier et un homme dedans. Ils arrivaient sans bruit, sur la pointe
des pieds, fatigues, la trompe tourbillonante par terre...
J'etais sans voix.
Au loin je voyais Lisa, lui faisais des grands signes pour qu'elle voit,
se tourne et les voit, mais c'etait drole, elle marchait vers moi et ne
comprenait pas, les elephants gigantesques suivaient une voie
parallele a la sienne. Elle a fini par les voir et a appele un des
eleves pour les dessiner. C'etait extraordinaire.
La j'ai compris pourquoi finalement j'etais heureuse d'etre la.
On a vu, par chance, l'original de ce que les marchands essaient
maintenant de vendre a la masse touristique sous forme de forfaits
"elephant dresse + zoo d'autochtones"...
C'etait un des plus beaux et hallucinants trucs qu'on ait vu jusqu'a present.
Ensuite nous avons continue notre balade, vu une cascade assez jolie
dans une foret pleine de lianes arabesquisantes, parsemee d'orchidees
poussant sur les troncs des arbres, un petit garcon est passe avec
une sorte de faon attache par les pattes qu'il venait de chasser
sur l'epaule... Ca valait quand meme le coup, le Mondolkiri,
a condition de s'echapper des chemins de brochures d'agences de voyages.
Apres 2 nuits la-bas nous sommes partis -par le meme chemin qu'a l'arrivee
bien sur... Nous avons dormi a Preh Veng, une ville en lisiere
de rizieres,dans un hotel super pourri mais dans un endroit incroyable:
au bout d'une jetee, au milieu des rizieres.
Le matin j'ai marche un peu dans la riziere, au milieu des Khmers
qui riaient de cette incongruite, c'etait extatisant. Le riz vert -du vert pomme
au vert fluo; le vert riz, en somme-, des constellations infinies de libellules,
des immenses grues blanches planant en silence...
Je suis aussi allee acheter des fruits (allelouia, des fruits!) au marche.
La ville est vraiment agreable, ces rizieres qui la bordent sont magnifiques,
mais il n'y a pas du tout de touristes. Alors les Khmers me regardaient comme
une Francaise dans un marche khmer, les marchandent voulaient toutes que je vienne les voir. Quand j'y allais, elles trepignaient et appelaient leurs copines.
Elles en oubliaient meme de me faire les prix "special blanc"...
Aaaaaaah, je dois y aller, mon temps est ecoule, on m'appelle!
La suite au prochain mail les amis, suspens a gogo...
Je suis au bord de la mer de Chine, tout va bien,
C'est splendide
.
Bises en forme de lotus epanoui
& atres bientooot!
mercredi 21 février 2007
Sen Monorom, trois
Salut les innombrables!
Oh, mais qui c'est qui revient?
Ben oui, qui ca peut bien etre..???
Aaaah, Juliette, quelle surprise!
Bon allez, finie la rigolade,
rentabilisons plutot cette belle tranche de mortadelle tout neuve a 1 dollar.
Alors.
Hier, de bon matin -car tous les matins sont bons au Cambodge-,
je me suis promenee dans Kratie, ville sise sur une berge du...
Du? MEKOOOOONG!
Profitant d'un fugace instant de liberte, apparu soudainement
lorsque les autres deciderent de dessiner des trucs quelque part,
je partis A PIEDS marcher dans un peu de VILLE.
Ici je signale a ceux que ca interesse et qui ne le sauraient pas encore,
que definitivement, je suis citadine. Mon sang est urbain.
La cambrousse, c'est beau -parfois-, c'est exotique -ici-,
mais ca va bien 5 minutes.
J'ai besoin de VILLE, de GENS, d'activites, de desordre, de pollution,
pour m'epanouir. Ceci pour que vous sentiez a quel point
ces quelques dizaines de minutes A PIEDS dans une VILLE
me firent du bien. N'ecoutant que ma curiosite, je m'introduisis
dans LE MARCHE. Au Cambodge, tout est AU MARCHE.
Je vous l'ai deja dit; mais vraiment, TOUT.
Il y a quelques magasins, mais ce sont des pharmacies,
des echoppes pour reparer les motos (j'en ai une tres grande experience)...
Quelque part dans une ville, a peu pres au milieu,
il y a un marche couvert. A peu pres carre, couvert par des toles,
sombre dedans, et grouillant de gens.
Je m'introduisis la dedans, et flanai. Autant que possible
dans un endroit associant le calme d'une fourmilliere
et la serenite d'un enchevetrement de bretelles d'autoroutes.
Et la vastitude d'un ascenseur pour nain unique.
Comme je suis blanche (du point de vue des Cambodgiens;
du votre je serais plutot rouge, marron et rose), d'apres les Cambodgiennes,
je suis sans doute constituee de matiere bizarre.
Et comme j'etais dans le marche: AUBAINE!
Peu de place (on marche de profil entre les stands, je n'exagere pas),
beaucoup de monde, une blanche naive:
Des que les Cambodgiennes voyaient ma silhouette incongrue
se decouper sur l'encombre horizon,
elles se souvenaient qu'elles avaient justement un truc a faire
de l'autre cote de l'allee, et, OBLIGEES, elles passaient
a cote de moi. Et comme y a pas beaucoup de place, c'est indeniable,
et comme il fallait vraiment qu'elles passent, elles DEVAIENT
s'accrocher a moi en passant.
Et comme, bon, malgre tout, elles savaient que je savais
qu'en fait, elles n'avaient rien d'autre a faire que de me palper,
une fois accrochees a moi, elles s'en donnaient a coeur joie.
Et parfois, elles repassaient dans l'autre sens, juste pour
le plaisir. C'etait drole, toutes les femmes du marche
me caraissaient les bras, voire une joue,
pour savoir ce qu'est veritablement cette mythique peau blanche...
Et bien sur, je me suis fait engueuler maintes fois
parce que moi qui ai la peau blanche, je me balade
en MANCHES COURTES et JUPE aux genoux,
et ma peau, horreur, se colore!
-Elles, et eux aussi, se couvrent le plus possible;
on a voulu acheter de la creme solaire et ca n'existe pas!
Outre cette experience somme toute pas desagreable
(mais oui, c'est pas du tout agressif en fait, plutot drole..
elles font ca tres gentiment et ca les fait rire),
je vis:
des cigarettes en veux-tu en voila,
meme des emballees dans des sachets plastique avec une image
qu'on dirait coloriee a la main.
du tabac en briquettes ou en boules, ou meme en vrac dans des paniers.
des milliers de savons parmi lesquels j'eus beaucoup de mal
a en trouver un qui lave SANS blanchir la peau.
des tonnes de recipients de toutes formes en plastique multicolore,
et tout un tas d'autres merveilles, souvent en plastique....
J'etais en plein shopping, choisissant parmi de luxuriantes
barrettes a cheveux, quand SOUDAIN
tout le toit du marche se mit a TREMBLER BRUYAMMENT,
BONDIR, GLISSER, puis enfin A RUGIR.
Tout le monde etait fige, les yeux en l'air.
Quand les rugiaaements opnt commence,
chacun a soupire, rassenere, et a repris ses activites.
C'etait juste une bagarre de bandes de chats rivales...
Sortie du marche je me sentais un peu ivre, j'avais l'impression
de retourner au plancher des vaches apres un voyage en barque
sur une mer houleuse..
A Kratie j'ai encore goute des trucs tres bons qu'un monsieur
fabriquais devant une ecole:
Des sortes de mini crepes seches, enduites d'une espece
de sirop de sucre blanc, saupoudre de miettes jaunes au milieu.
Delicieux!
Ensuite nous avons quitte la ville,
nous dirigeant vers MONDOLKIRI.
Jusqu'a present la route etait
droite (environ 9 legers virages depuis Battambang)
plate
asphaltee.
A partir de Snoul, ou nous avons du retourner pour prendre
l'embranchement vers Mondolkiri, la route est devenue
bossue, cailloutue, poussierue, non-asphaltue.
Au bout de 2 kilometres j'ai compris que "la vie c'est comme
les dents, on y pense que quand ca fait mal"
comme dit approximativement Prevert...
J'ai commence a apprivoiser l'idee de trepasser au Cambodge,
non loin du Mekong, sans avoir jamais vu Mondolkiri.
Mais je ne suis pas decedee,
et la route a continue, empirant de metres en metres.
Bien sur il faisait plus chaud que la veille, et de plus en plus chaud,
et bien sur nous n'avions pas d'eau -sinon c'est pas
la vraie aventure, petit, qu'est-ce tu crois-
et bien sur encore, nous n'avions pas fait le plein avant de partir,
et naturellement, plus nous roulions, moins nous croisions
de trace de vie humaine...
C'etait bien.
J'avais meme pas peur, haha!
Presque, quoi.
Enfin ca a dure comme ca pendant quelques heurs et quelques heures.
TOUT A COUP nous nous sommes arrete pour BOIRE et
alimenter les motos! Un grand moment.
Quelques kilometres plus loin,
alors que mon posterieur m'avait quitte depuis longtemps
s'effritant le long de la route, ma colonne vertebrale en kit dans
un sac en plastique, la boite cranienne posee sur les genoux,
les dents rangees dans la poche arriere de ma jupe,
Kakada -mon coequipier- me fit l'amabilite de me traduire
un panneau. Pourquoi celui-ci entre tous? Par cruaute peut-etre?
Je ne suis pas loin de le penser. Ce panneau disait:
"attention, a partir de maintenant, la route va devenir diificile".
...
C'etait VRAI.
Autour de cette route "difficile", fort heureusement,
s'etalait: La jungle.
Avec des oiseaux esstraordinaires.
Par exemple un melange entre:
Un dindon, un macareux, et une grue.
Ou une sorte de moineau ameliore, avec une unique plume plus
longue que les autres au milieu de la queue, et VERT emeraude.
J'ai vu aussi des arbres MAGNIFIQUES, tres tres tres tres tres tres grands,
et integralement BLANCS. Et tout nus.
Et des BAMBOUS geants, hauts comme des immeubles de 4 ou 5 etages.
Et bien sur, les arbres avec des troncs enooooooormes et tout noueux,
comme des agglomerats de lianes.
Ce que j'aime aussi ici, et que je ne pourrai pas ramener,
c'est le BRUIT. Dans la nature, surtout; et quand les motos sont arretees.
Un autre chose aussi, somptueuse et miroitant infinimant:
L'odeur. Les odeurs, en feu d'artifice.
Enfin finalement, a 18h nous sommes arrives a MONDOLKIRI.
Connu comme une merveille du Cambodge.
Je vous en parlerai la prochaine fois.
Cet apres-midi nous devons aller voir une cascade,
et d'autres trucs Mondolkiriennes...
Pour vous quitter je vous envoie cette odeur:
Celle de la peau des clementines d'ici.
Agrumesque, bien sur, mais embellie de bergamote et de citron vert,
et d'une pincee de Quelque Chose...
Bises a tous
&
A bientoooooooooooooooooooooooooot!
Oh, mais qui c'est qui revient?
Ben oui, qui ca peut bien etre..???
Aaaah, Juliette, quelle surprise!
Bon allez, finie la rigolade,
rentabilisons plutot cette belle tranche de mortadelle tout neuve a 1 dollar.
Alors.
Hier, de bon matin -car tous les matins sont bons au Cambodge-,
je me suis promenee dans Kratie, ville sise sur une berge du...
Du? MEKOOOOONG!
Profitant d'un fugace instant de liberte, apparu soudainement
lorsque les autres deciderent de dessiner des trucs quelque part,
je partis A PIEDS marcher dans un peu de VILLE.
Ici je signale a ceux que ca interesse et qui ne le sauraient pas encore,
que definitivement, je suis citadine. Mon sang est urbain.
La cambrousse, c'est beau -parfois-, c'est exotique -ici-,
mais ca va bien 5 minutes.
J'ai besoin de VILLE, de GENS, d'activites, de desordre, de pollution,
pour m'epanouir. Ceci pour que vous sentiez a quel point
ces quelques dizaines de minutes A PIEDS dans une VILLE
me firent du bien. N'ecoutant que ma curiosite, je m'introduisis
dans LE MARCHE. Au Cambodge, tout est AU MARCHE.
Je vous l'ai deja dit; mais vraiment, TOUT.
Il y a quelques magasins, mais ce sont des pharmacies,
des echoppes pour reparer les motos (j'en ai une tres grande experience)...
Quelque part dans une ville, a peu pres au milieu,
il y a un marche couvert. A peu pres carre, couvert par des toles,
sombre dedans, et grouillant de gens.
Je m'introduisis la dedans, et flanai. Autant que possible
dans un endroit associant le calme d'une fourmilliere
et la serenite d'un enchevetrement de bretelles d'autoroutes.
Et la vastitude d'un ascenseur pour nain unique.
Comme je suis blanche (du point de vue des Cambodgiens;
du votre je serais plutot rouge, marron et rose), d'apres les Cambodgiennes,
je suis sans doute constituee de matiere bizarre.
Et comme j'etais dans le marche: AUBAINE!
Peu de place (on marche de profil entre les stands, je n'exagere pas),
beaucoup de monde, une blanche naive:
Des que les Cambodgiennes voyaient ma silhouette incongrue
se decouper sur l'encombre horizon,
elles se souvenaient qu'elles avaient justement un truc a faire
de l'autre cote de l'allee, et, OBLIGEES, elles passaient
a cote de moi. Et comme y a pas beaucoup de place, c'est indeniable,
et comme il fallait vraiment qu'elles passent, elles DEVAIENT
s'accrocher a moi en passant.
Et comme, bon, malgre tout, elles savaient que je savais
qu'en fait, elles n'avaient rien d'autre a faire que de me palper,
une fois accrochees a moi, elles s'en donnaient a coeur joie.
Et parfois, elles repassaient dans l'autre sens, juste pour
le plaisir. C'etait drole, toutes les femmes du marche
me caraissaient les bras, voire une joue,
pour savoir ce qu'est veritablement cette mythique peau blanche...
Et bien sur, je me suis fait engueuler maintes fois
parce que moi qui ai la peau blanche, je me balade
en MANCHES COURTES et JUPE aux genoux,
et ma peau, horreur, se colore!
-Elles, et eux aussi, se couvrent le plus possible;
on a voulu acheter de la creme solaire et ca n'existe pas!
Outre cette experience somme toute pas desagreable
(mais oui, c'est pas du tout agressif en fait, plutot drole..
elles font ca tres gentiment et ca les fait rire),
je vis:
des cigarettes en veux-tu en voila,
meme des emballees dans des sachets plastique avec une image
qu'on dirait coloriee a la main.
du tabac en briquettes ou en boules, ou meme en vrac dans des paniers.
des milliers de savons parmi lesquels j'eus beaucoup de mal
a en trouver un qui lave SANS blanchir la peau.
des tonnes de recipients de toutes formes en plastique multicolore,
et tout un tas d'autres merveilles, souvent en plastique....
J'etais en plein shopping, choisissant parmi de luxuriantes
barrettes a cheveux, quand SOUDAIN
tout le toit du marche se mit a TREMBLER BRUYAMMENT,
BONDIR, GLISSER, puis enfin A RUGIR.
Tout le monde etait fige, les yeux en l'air.
Quand les rugiaaements opnt commence,
chacun a soupire, rassenere, et a repris ses activites.
C'etait juste une bagarre de bandes de chats rivales...
Sortie du marche je me sentais un peu ivre, j'avais l'impression
de retourner au plancher des vaches apres un voyage en barque
sur une mer houleuse..
A Kratie j'ai encore goute des trucs tres bons qu'un monsieur
fabriquais devant une ecole:
Des sortes de mini crepes seches, enduites d'une espece
de sirop de sucre blanc, saupoudre de miettes jaunes au milieu.
Delicieux!
Ensuite nous avons quitte la ville,
nous dirigeant vers MONDOLKIRI.
Jusqu'a present la route etait
droite (environ 9 legers virages depuis Battambang)
plate
asphaltee.
A partir de Snoul, ou nous avons du retourner pour prendre
l'embranchement vers Mondolkiri, la route est devenue
bossue, cailloutue, poussierue, non-asphaltue.
Au bout de 2 kilometres j'ai compris que "la vie c'est comme
les dents, on y pense que quand ca fait mal"
comme dit approximativement Prevert...
J'ai commence a apprivoiser l'idee de trepasser au Cambodge,
non loin du Mekong, sans avoir jamais vu Mondolkiri.
Mais je ne suis pas decedee,
et la route a continue, empirant de metres en metres.
Bien sur il faisait plus chaud que la veille, et de plus en plus chaud,
et bien sur nous n'avions pas d'eau -sinon c'est pas
la vraie aventure, petit, qu'est-ce tu crois-
et bien sur encore, nous n'avions pas fait le plein avant de partir,
et naturellement, plus nous roulions, moins nous croisions
de trace de vie humaine...
C'etait bien.
J'avais meme pas peur, haha!
Presque, quoi.
Enfin ca a dure comme ca pendant quelques heurs et quelques heures.
TOUT A COUP nous nous sommes arrete pour BOIRE et
alimenter les motos! Un grand moment.
Quelques kilometres plus loin,
alors que mon posterieur m'avait quitte depuis longtemps
s'effritant le long de la route, ma colonne vertebrale en kit dans
un sac en plastique, la boite cranienne posee sur les genoux,
les dents rangees dans la poche arriere de ma jupe,
Kakada -mon coequipier- me fit l'amabilite de me traduire
un panneau. Pourquoi celui-ci entre tous? Par cruaute peut-etre?
Je ne suis pas loin de le penser. Ce panneau disait:
"attention, a partir de maintenant, la route va devenir diificile".
...
C'etait VRAI.
Autour de cette route "difficile", fort heureusement,
s'etalait: La jungle.
Avec des oiseaux esstraordinaires.
Par exemple un melange entre:
Un dindon, un macareux, et une grue.
Ou une sorte de moineau ameliore, avec une unique plume plus
longue que les autres au milieu de la queue, et VERT emeraude.
J'ai vu aussi des arbres MAGNIFIQUES, tres tres tres tres tres tres grands,
et integralement BLANCS. Et tout nus.
Et des BAMBOUS geants, hauts comme des immeubles de 4 ou 5 etages.
Et bien sur, les arbres avec des troncs enooooooormes et tout noueux,
comme des agglomerats de lianes.
Ce que j'aime aussi ici, et que je ne pourrai pas ramener,
c'est le BRUIT. Dans la nature, surtout; et quand les motos sont arretees.
Un autre chose aussi, somptueuse et miroitant infinimant:
L'odeur. Les odeurs, en feu d'artifice.
Enfin finalement, a 18h nous sommes arrives a MONDOLKIRI.
Connu comme une merveille du Cambodge.
Je vous en parlerai la prochaine fois.
Cet apres-midi nous devons aller voir une cascade,
et d'autres trucs Mondolkiriennes...
Pour vous quitter je vous envoie cette odeur:
Celle de la peau des clementines d'ici.
Agrumesque, bien sur, mais embellie de bergamote et de citron vert,
et d'une pincee de Quelque Chose...
Bises a tous
&
A bientoooooooooooooooooooooooooot!
Sen Monorom, deux
Salut les innombrables!
Toujours la? Moi aussi.
Pour 2 minutes encore. Je suis obligee d'attendre que ma tranche soit completement finie avant de pouvoir continuer mon recit palpitant, c'est usant. Heureusement je ne suis pas seule dans la salle d'attente de la connexion.
Avec moi et dans l'ordre d'apparition:
-la poussiere rouge
-l'odeur de pipi d'enfant
-un sifflement strident qui me vrille les tympans.
...On est bien, la, nan?
Toujours la? Moi aussi.
Pour 2 minutes encore. Je suis obligee d'attendre que ma tranche soit completement finie avant de pouvoir continuer mon recit palpitant, c'est usant. Heureusement je ne suis pas seule dans la salle d'attente de la connexion.
Avec moi et dans l'ordre d'apparition:
-la poussiere rouge
-l'odeur de pipi d'enfant
-un sifflement strident qui me vrille les tympans.
...On est bien, la, nan?
Sen Monorom, un
Salut les innombrables!
Apres la vache qui rit, MONDOLKIRI! C'est de la que je vous ecris, le mondolkiri. Mondolkiri mondolkiri, je ne me lasse pas de ce nom, drole, exotique, qui sent bon l'extraordinaire...
Arriver ici fut une epreuve, chers amis. Desormais je sais que mon corps peut resister a tout ou presque.
Ah oui! D'abord, avant TOUTE CHOSE, ecoutez ca:
Kratie, d'ou je vous ecrivis mon precedent mail, he bien c'est au bord du MEKONG!Le Mekong! C'etait ca, l'eau que je voyais de la fenetre du mail! Le MEKONG...
Ca aussi c'est ebourrifant (ebouriffant?) comme nom, n'est-ce pas?
Ca m'ebbourriffe en tous cas.
-Ah, attention, ce mail va bientot s'arreter et je vous ecrirai la suite dans un nouveau mail. La d'ou je vous ecris, c'est encore un nouveau systeme: On achete l'internet en tranches bien fines, facon mortadelle italienne. 30 minutes a la fois, ensuite, ca coupe, et je dois me reconnecter. Ce qui va m'arriver d'ici quelques secondes...
(Mais non je n'use pas de stratagemes pour vous tenir en haleine, croyez-moi...)
A tout de suite!
Apres la vache qui rit, MONDOLKIRI! C'est de la que je vous ecris, le mondolkiri. Mondolkiri mondolkiri, je ne me lasse pas de ce nom, drole, exotique, qui sent bon l'extraordinaire...
Arriver ici fut une epreuve, chers amis. Desormais je sais que mon corps peut resister a tout ou presque.
Ah oui! D'abord, avant TOUTE CHOSE, ecoutez ca:
Kratie, d'ou je vous ecrivis mon precedent mail, he bien c'est au bord du MEKONG!Le Mekong! C'etait ca, l'eau que je voyais de la fenetre du mail! Le MEKONG...
Ca aussi c'est ebourrifant (ebouriffant?) comme nom, n'est-ce pas?
Ca m'ebbourriffe en tous cas.
-Ah, attention, ce mail va bientot s'arreter et je vous ecrirai la suite dans un nouveau mail. La d'ou je vous ecris, c'est encore un nouveau systeme: On achete l'internet en tranches bien fines, facon mortadelle italienne. 30 minutes a la fois, ensuite, ca coupe, et je dois me reconnecter. Ce qui va m'arriver d'ici quelques secondes...
(Mais non je n'use pas de stratagemes pour vous tenir en haleine, croyez-moi...)
A tout de suite!
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