Salut les innombrables!
Je suis bronzee a faire honte a un Bresilien.
Je suis a BANGKOK AVEC Lisa, et:
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
I LOVE BANGKOK
...
Demain matin on prend l' avion pour Hamoi;
je vous en dirai plus une fois la-bas,
la nuit Bangkokoise m'appelle!
Bises pimentees a tous,
a tres bientot
(pour vous sentir un peu bangkokais vous aussi,
avalez une poignee de piments-oiseaux,
mettez le chauffage a FOND les mollettes,
enfilez vos tongs,
une biere Chang sirotee dans le hamac,
une bonne dose de pollution,
un doigt d'embouteillages,
et roulez jeunesse...)
Re-bises!
mercredi 7 mars 2007
dimanche 4 mars 2007
Siem Reap
Salut les innombrables!
Aaaaaah...depuis le temps que l'avais en tete, cette merveilleuse blague,
ca fait du bien de la sortir enfin. Je me sens plus legere.
Bien.
Je vous ecris aujourd'hui de ?
De?
Ouiii, Angkor. Bravo! De Siem Reap en fait, la ville la plus proche.
Je vous avais une fois de plus laisses halletants de suspens,
vrilles a votre ordinateur, attendant avec une impatience brulante:
La suite.
La voici, ouaiiiiiis!
Je vous ecrivis donc rapidement de Phnom Penh (c'est comme ca que
ca s'ecrit, maintenant je sais). Mais avant, j'etais a Koh Kong, ou
le chemin a l'aller avait ete des plus decourageants -mais il nous
en aurait fallu plus pour nous decourager. Heureusement, a part
une attaque nucleaire ou une invasion de moussaka geante sanguinaire,
ca n'existe pas.
Le chemin du retour fut aussi glissant et collant de boue que je vous
l'ai laisse entendre dans mon precedent mail. Puis il fut aussi long
et atroce pour nos posterieurs (pourtant de plus en plus rembourres
etant donne 1.notre alimentation, 2.notre absence TOTALE d'exercice
physique) que 15 heures assis sur un parpaing pose sur une vieille
machine a laver tres bruyante en mode "essorage muscle" peuvent l'etre.
Nous arrivames a la nuit tombee a LA VILLE et trouvames le lit et non le
couvert dans une gentille auberge surprenamment nommee ANGKORchey
Guesthouse. (Devinette: Qu'est-ce qui n'arbore pas fierement ANGKOR
ecrit quelque part au Cambodge? Reponse: Les temples d'Angkor)
(Angkor m'inspire, encore et encore!). Cette Guesthouse contenait une
delicieuse blague architecturale -pour le touriste en pleine forme et
prevoyant de passer ses nuits Phnom-Penh-iennes au karaoke:
D'abord, il nous fallu grimper, grimper et grimper 6 escaliers interminables
et concus par des lilliputiens, pour des nains, pour arriver au 3eme etage.
Bon. Ensuite, apres des detours dans des couloirs concus par des chenilles
pour des mille-pattes, nous debouchames sur un long et etroit couloir
contenant des portes numerotees de part et d'autre.
"Insense!" me direz-vous. Oui, mais ce n'est pas tout. Vient : La Blague.
De chaque cote du couloir: 4 chambres -environ.
Dans chaque chambre: lits, et salle de douche-toilettes.
Chaque chambre etait separee de sa voisine par la fameuse "salle d'eau".
MAIS les murs de ladite salle de rafraichissement n'atteignaient PAS les
lointains plafonds! Pas du tout. Ce qui signifie que nous dumes dormir,
tant bien que mal, avec la tele (a fond les pistons) de nos voisins,
et surtout: la lumiere. Toute la nuit.
Autant vous le dire, en trois mots comme en cent:
Nuits de merde.
Sauf que en voyage, ou au Cambodge je ne sais pas, on se remet
tres vite de ce genre d'alea. Enfin JE. Je ne voudrais pas parler pour les
autres. Ca ne m'empecha pas d'apprecier grandement ce trop
court sejour a Phnom Penh. Nous commencames la journee
par une chasse (fructueuse) au billet d'avion pas cher pour Hanoi.
Apres le kouitiou de rigueur, je ne le mentionne meme plus...
Puis nous nous engouframes dans le Marche Central a l'architecture
epoustoublifiante et jaune-orange. Dans ce marche, il y avait
un monsieur qui louchait affreusement, ce qui lui donnait un air impenetrable
et une sorte de respectabilite, donc il lisait les lignes de la main
-des deux mains en fait-, et des trucs dans la forme du visage,
et AUSSI dans les cartes. Je ne sais pas pourquoi Lisa decida
de se faire lire les mains, les cartes, et la tete alouette.
Je fus poussee par une envie irrepressible de faire de meme.
Et je le fis. Sauf que pour moi, il commencait a fatiguer,
alors il fit beaucoup moins de trucs folkloriques que pour Lisa.
J'avais peur d'avoir peur de ses predictions, mais finalement,
c'etait tellement... tellement pas effrayant (il n'a pas devine
mon passe, ni tellement je pense mon futur) que je ne fus
pas effrayee du tout. Je verrai d'ici 2011 si ses predictions
s'averent justes.
Ensuite, apres un intermede avec la Police auquel je n'assistai
pas -soudain les eleves n'avaient pas le droit de dessiner le marche,
parce que soudain une loi venait d'etre etablie et il fallait remplir
un formulaire, le faire tamponner, bla bla bla... Bienvenue
au Royaume du Communisme et de la Corruption!-, nous primes
des tuk-tuks cambodgiens (contrairement aux tuk-tuks thailandais,
qui poussent en Thailande) et nous presentames, frais et
innocents (enfin moi), au Musee S-21. L'ancien lieu
d'emprisonnement et de torture des Khmers Rouges.
Je ressortis plus tres fraiche, ni innocente.
Lisa s'etait dispensee de la visite, l'ayant deja vu.
Bandol et les eleves ne dirent rien en sortant, a part:
"Allez, maintenant on est trop triste, on va voir le Palais Royal!".
Ce que nous fimes.
Mais juste l'exterieur, au bord du Mékong, assis dans l'herbe sous
les tamariniers. C'etait bien.
Je les quittai un petit moment pour me faire moto-dop-er
jusqu'a La Poste Centrale, seul endroit d'ou poster un truc si on
veut qu'il arrive un jour, parait-il.
Mais ne vous excitez pas, comme les cartes postales n'existent
pas au Cambodge, a part a Phnom Penh et a Angkor,
seuls Pepe et Grand'Mie et Pipapi recevront ces 2 cartes.
Si elles arrivent un jour.
Vous, si vous etes gentils, vous aurez quelque chose (de petit)
en mains propres.
La promenade en moto-dop dans Phnom Penh fut tres allechante...
Pour une prochaine fois.
Puis Lisa & moi rencontrames John Weeks, un ami a elle,
completement fou de bande dessinee, a tel point qu'il travaille a
ressusciter la bande dessinee khmer...
Puis nous dinames au bord du Mekong a la nuit tombee.
Le lendemain des potron minet, Lisa, dans le gaz complet,
et toute la bande, reparti en chevauchee rugissante, pour 250 km
(plus ou moins) direct jusqu'a Battambang.
Moi, dans le gaz aussi, je fis mon sac et me rendis a l'arret du bus
de 7h30 pour Siem Reap. Le bus parti a l'heure cambodgienne.
***Intermede "de l'heure cambodgienne":
Juliette, francaise, dit a Bandol: "Retrouvons nous a 8 heures!"
Bandol, khmer, dit: "D'accord!"
A 7h30 Bandol est la.
A 7h40 il s'impatiente.
A 7h45 il s'en va.
A 8h (au Cambodge Juliette fait un gros effort de ponctualite)
Juliette arrive.
Fin de l'intermede***
Au parfum, je me pointai a 6h30.
Grand bien me pris, car a 6h45 le bus partais!
C'est dingue, quand meme, non?
Et j'exagere pas du tout. Ca me laisse pantoise, ce truc...
Enfin comme il se doit je sympathisai avec les 2 autres blancs du bus.
Deux hongroises aux prenoms rudes, dont une femme a barbe.
Rasee, mais tout de meme.
Enfin, gentilles.
Je copinai aussi avec mon voisin tres fatigue, Chiarayia,
un tres gentil etudiant khmer vivant a Tokyo.
Et je savourai les videos de karaoke (la compil' special Plage
et la compil' Chansons Historiques) et de matchs de catch
americain spectaculaires que nous passait le conducteur.
Nous arrivames a Siem Reap a 13h, comme prevu.
Suants rapport au mirifique "air conditionne" qui ne nous avait
conditionne que jusqu'a la banlieue de Phnom Penh.
Les copines blanches et moi, nous tuk-tukames jusqu'au
Popular Hotel. S'ensuivirent un choix de chambre (pas chere
avec ventilateur et douche-froide-toilettes pour moi), une douche,
une omelette a la courgette, un voyage en tuk-tuk,
et un coucher de soleil au milieu de 200 000 personnes
au sommet d'un temple, a Angkor.
Puis: diner, tokolok avec les copines blanches Goobi et Kooti,
douche, dodo.
Ce matin, avec Goobi et Kooti, tuk-tuk avant le lever du soleil
jusqu'a Angkor. Et journee de promenade en pieds (soudain je retrouve
cette sensation grisante: marcher plus de 50 metres) et en tuk-tuk
dans et autour de temples. Pas tous, il y en a des TAS, mais 4 ou 5.
Dont celui, l'autre fameux (a part Angkor Wat) :
Celui qui est tout emmele dans les racines d'arbres geants.
He bien:
C'est
vraiment
tres
beau
.
C'est celui qui m'a le plus plu, bien sur.
Et puis aussi un long mur avec des elephants, des poissons, des histoires
avec des hommes, des femmes, un petit garcon, des lotus...
Etonamment j'ai reussi a voir des choses sans trop de touristes
comme moi partout. Tres appreciable.
Sinon un autre effet de Siem Reap, c'est que j'ai realise que je
n'avais pas vu autant de touristes blancs au metre carre depuis des lustres.
Apres la Khmer-Moto-Team et les bleds dans lesquels j'etais
une curiosite, ca fait tres bizarre... Tres desagreable en fait.
Mais bon, ainsi est faite Siem Reap maintenant:
Un nid a touristes ou tout est 100 fois plus cher et en toc qu'ailleurs...
Et l'argent ne va meme pas a l'etat, ni aux habitants.
Well... Quoi penser de ca et comment agir?
Je ne sais pas.
C'est quand meme fou de voir ces temples...
Demain a l'heure ou les oiseaux se font beaux pour aller au travail,
Goobi, Kooti & moi partirons prendre le BATEAU
jusqu'a Battambang. Je suis tres curieuse de voir ca!
6 ou 7 heures en bateau. Je pense que nous traverserons le
Tonle Sap, que je n'ai pas encore vu. Youpi!
Apres-demain, inch'boudha, Lisa & moi irons en bus jusqu'a Bangkok,
et apres-apres-demain, nous volerons de Bangkok a Hanoi.
Ca parait un peu bete comme trajet de retourner a Bangkok pour atteindre
Hanoi, mais c'est le plus rapide et le moins cher.
Nous passerons une petite semaine chez mon frere Gwenhael,
puis retour a Bangkok en avion, et enfin avion jusqu'a Paris.
Figurez-vous que malgre tout l'amour que vous me portez et reciproquement,
je n'ai pas DU TOUT envie de rentrer.
Mais alors PAS DU TOUT.
J'ai deja envie de revenir, ca, c'est sur.
D'ailleurs Bandol, avec son don pour predire l'avenir -qu'il a
surement achete au marche de Battambang-, affirme que bientot
je vivrai a Bangkok. Ou Hanoi, dit-il, mais plus certainement Bangkok.
Je crois qu'il dit ca parce qu'il me porte une grande admiration.
Il est TRES impressione par ma capacite a manger n'importe quoi,
meme chez les plus improbables marchands ambulants,
sans jamais tomber malade.
Et par la dose de piment que j'ingurgite avec plaisir.
Sa conclusion imparable est donc que mon estomac etant asiatique,
je ne peux m'epanouir pleinement qu'en Asie.
(Et oui, a Bangkok, tout est exquis).
Je suivrai peut-etre ses predictions, juste pour voir, un de ces jours...
(D'ailleurs aujourd'hui j'ai encore decouvert une delicieusete
khmer dans la rue: Dans une petite barquette, on rape de la chair
de coco a peine mure, sur des petites boules a base de farine
de riz, dans lesquelles sont dissimules des morceaux de
sucre de palme concasse... Miam miam miam...
Et un autre truc qu'un vieux monsieur muet grillait dans
une bassine metallique sur le trottoir:
Des sortes de boules aplaties de peut-etre manioc agglomere
avec de la coco et peut-etre autre chose... tres chaud, grille, c'est bon!)
Sur ces notes de patate chaude sucree grillee,
je vous laisse jusqu'a bientot et je vais boire un tokolok.
Tcheun Chgnagn (bon appetit)
et bises au riz!
Aaaaaah...depuis le temps que l'avais en tete, cette merveilleuse blague,
ca fait du bien de la sortir enfin. Je me sens plus legere.
Bien.
Je vous ecris aujourd'hui de ?
De?
Ouiii, Angkor. Bravo! De Siem Reap en fait, la ville la plus proche.
Je vous avais une fois de plus laisses halletants de suspens,
vrilles a votre ordinateur, attendant avec une impatience brulante:
La suite.
La voici, ouaiiiiiis!
Je vous ecrivis donc rapidement de Phnom Penh (c'est comme ca que
ca s'ecrit, maintenant je sais). Mais avant, j'etais a Koh Kong, ou
le chemin a l'aller avait ete des plus decourageants -mais il nous
en aurait fallu plus pour nous decourager. Heureusement, a part
une attaque nucleaire ou une invasion de moussaka geante sanguinaire,
ca n'existe pas.
Le chemin du retour fut aussi glissant et collant de boue que je vous
l'ai laisse entendre dans mon precedent mail. Puis il fut aussi long
et atroce pour nos posterieurs (pourtant de plus en plus rembourres
etant donne 1.notre alimentation, 2.notre absence TOTALE d'exercice
physique) que 15 heures assis sur un parpaing pose sur une vieille
machine a laver tres bruyante en mode "essorage muscle" peuvent l'etre.
Nous arrivames a la nuit tombee a LA VILLE et trouvames le lit et non le
couvert dans une gentille auberge surprenamment nommee ANGKORchey
Guesthouse. (Devinette: Qu'est-ce qui n'arbore pas fierement ANGKOR
ecrit quelque part au Cambodge? Reponse: Les temples d'Angkor)
(Angkor m'inspire, encore et encore!). Cette Guesthouse contenait une
delicieuse blague architecturale -pour le touriste en pleine forme et
prevoyant de passer ses nuits Phnom-Penh-iennes au karaoke:
D'abord, il nous fallu grimper, grimper et grimper 6 escaliers interminables
et concus par des lilliputiens, pour des nains, pour arriver au 3eme etage.
Bon. Ensuite, apres des detours dans des couloirs concus par des chenilles
pour des mille-pattes, nous debouchames sur un long et etroit couloir
contenant des portes numerotees de part et d'autre.
"Insense!" me direz-vous. Oui, mais ce n'est pas tout. Vient : La Blague.
De chaque cote du couloir: 4 chambres -environ.
Dans chaque chambre: lits, et salle de douche-toilettes.
Chaque chambre etait separee de sa voisine par la fameuse "salle d'eau".
MAIS les murs de ladite salle de rafraichissement n'atteignaient PAS les
lointains plafonds! Pas du tout. Ce qui signifie que nous dumes dormir,
tant bien que mal, avec la tele (a fond les pistons) de nos voisins,
et surtout: la lumiere. Toute la nuit.
Autant vous le dire, en trois mots comme en cent:
Nuits de merde.
Sauf que en voyage, ou au Cambodge je ne sais pas, on se remet
tres vite de ce genre d'alea. Enfin JE. Je ne voudrais pas parler pour les
autres. Ca ne m'empecha pas d'apprecier grandement ce trop
court sejour a Phnom Penh. Nous commencames la journee
par une chasse (fructueuse) au billet d'avion pas cher pour Hanoi.
Apres le kouitiou de rigueur, je ne le mentionne meme plus...
Puis nous nous engouframes dans le Marche Central a l'architecture
epoustoublifiante et jaune-orange. Dans ce marche, il y avait
un monsieur qui louchait affreusement, ce qui lui donnait un air impenetrable
et une sorte de respectabilite, donc il lisait les lignes de la main
-des deux mains en fait-, et des trucs dans la forme du visage,
et AUSSI dans les cartes. Je ne sais pas pourquoi Lisa decida
de se faire lire les mains, les cartes, et la tete alouette.
Je fus poussee par une envie irrepressible de faire de meme.
Et je le fis. Sauf que pour moi, il commencait a fatiguer,
alors il fit beaucoup moins de trucs folkloriques que pour Lisa.
J'avais peur d'avoir peur de ses predictions, mais finalement,
c'etait tellement... tellement pas effrayant (il n'a pas devine
mon passe, ni tellement je pense mon futur) que je ne fus
pas effrayee du tout. Je verrai d'ici 2011 si ses predictions
s'averent justes.
Ensuite, apres un intermede avec la Police auquel je n'assistai
pas -soudain les eleves n'avaient pas le droit de dessiner le marche,
parce que soudain une loi venait d'etre etablie et il fallait remplir
un formulaire, le faire tamponner, bla bla bla... Bienvenue
au Royaume du Communisme et de la Corruption!-, nous primes
des tuk-tuks cambodgiens (contrairement aux tuk-tuks thailandais,
qui poussent en Thailande) et nous presentames, frais et
innocents (enfin moi), au Musee S-21. L'ancien lieu
d'emprisonnement et de torture des Khmers Rouges.
Je ressortis plus tres fraiche, ni innocente.
Lisa s'etait dispensee de la visite, l'ayant deja vu.
Bandol et les eleves ne dirent rien en sortant, a part:
"Allez, maintenant on est trop triste, on va voir le Palais Royal!".
Ce que nous fimes.
Mais juste l'exterieur, au bord du Mékong, assis dans l'herbe sous
les tamariniers. C'etait bien.
Je les quittai un petit moment pour me faire moto-dop-er
jusqu'a La Poste Centrale, seul endroit d'ou poster un truc si on
veut qu'il arrive un jour, parait-il.
Mais ne vous excitez pas, comme les cartes postales n'existent
pas au Cambodge, a part a Phnom Penh et a Angkor,
seuls Pepe et Grand'Mie et Pipapi recevront ces 2 cartes.
Si elles arrivent un jour.
Vous, si vous etes gentils, vous aurez quelque chose (de petit)
en mains propres.
La promenade en moto-dop dans Phnom Penh fut tres allechante...
Pour une prochaine fois.
Puis Lisa & moi rencontrames John Weeks, un ami a elle,
completement fou de bande dessinee, a tel point qu'il travaille a
ressusciter la bande dessinee khmer...
Puis nous dinames au bord du Mekong a la nuit tombee.
Le lendemain des potron minet, Lisa, dans le gaz complet,
et toute la bande, reparti en chevauchee rugissante, pour 250 km
(plus ou moins) direct jusqu'a Battambang.
Moi, dans le gaz aussi, je fis mon sac et me rendis a l'arret du bus
de 7h30 pour Siem Reap. Le bus parti a l'heure cambodgienne.
***Intermede "de l'heure cambodgienne":
Juliette, francaise, dit a Bandol: "Retrouvons nous a 8 heures!"
Bandol, khmer, dit: "D'accord!"
A 7h30 Bandol est la.
A 7h40 il s'impatiente.
A 7h45 il s'en va.
A 8h (au Cambodge Juliette fait un gros effort de ponctualite)
Juliette arrive.
Fin de l'intermede***
Au parfum, je me pointai a 6h30.
Grand bien me pris, car a 6h45 le bus partais!
C'est dingue, quand meme, non?
Et j'exagere pas du tout. Ca me laisse pantoise, ce truc...
Enfin comme il se doit je sympathisai avec les 2 autres blancs du bus.
Deux hongroises aux prenoms rudes, dont une femme a barbe.
Rasee, mais tout de meme.
Enfin, gentilles.
Je copinai aussi avec mon voisin tres fatigue, Chiarayia,
un tres gentil etudiant khmer vivant a Tokyo.
Et je savourai les videos de karaoke (la compil' special Plage
et la compil' Chansons Historiques) et de matchs de catch
americain spectaculaires que nous passait le conducteur.
Nous arrivames a Siem Reap a 13h, comme prevu.
Suants rapport au mirifique "air conditionne" qui ne nous avait
conditionne que jusqu'a la banlieue de Phnom Penh.
Les copines blanches et moi, nous tuk-tukames jusqu'au
Popular Hotel. S'ensuivirent un choix de chambre (pas chere
avec ventilateur et douche-froide-toilettes pour moi), une douche,
une omelette a la courgette, un voyage en tuk-tuk,
et un coucher de soleil au milieu de 200 000 personnes
au sommet d'un temple, a Angkor.
Puis: diner, tokolok avec les copines blanches Goobi et Kooti,
douche, dodo.
Ce matin, avec Goobi et Kooti, tuk-tuk avant le lever du soleil
jusqu'a Angkor. Et journee de promenade en pieds (soudain je retrouve
cette sensation grisante: marcher plus de 50 metres) et en tuk-tuk
dans et autour de temples. Pas tous, il y en a des TAS, mais 4 ou 5.
Dont celui, l'autre fameux (a part Angkor Wat) :
Celui qui est tout emmele dans les racines d'arbres geants.
He bien:
C'est
vraiment
tres
beau
.
C'est celui qui m'a le plus plu, bien sur.
Et puis aussi un long mur avec des elephants, des poissons, des histoires
avec des hommes, des femmes, un petit garcon, des lotus...
Etonamment j'ai reussi a voir des choses sans trop de touristes
comme moi partout. Tres appreciable.
Sinon un autre effet de Siem Reap, c'est que j'ai realise que je
n'avais pas vu autant de touristes blancs au metre carre depuis des lustres.
Apres la Khmer-Moto-Team et les bleds dans lesquels j'etais
une curiosite, ca fait tres bizarre... Tres desagreable en fait.
Mais bon, ainsi est faite Siem Reap maintenant:
Un nid a touristes ou tout est 100 fois plus cher et en toc qu'ailleurs...
Et l'argent ne va meme pas a l'etat, ni aux habitants.
Well... Quoi penser de ca et comment agir?
Je ne sais pas.
C'est quand meme fou de voir ces temples...
Demain a l'heure ou les oiseaux se font beaux pour aller au travail,
Goobi, Kooti & moi partirons prendre le BATEAU
jusqu'a Battambang. Je suis tres curieuse de voir ca!
6 ou 7 heures en bateau. Je pense que nous traverserons le
Tonle Sap, que je n'ai pas encore vu. Youpi!
Apres-demain, inch'boudha, Lisa & moi irons en bus jusqu'a Bangkok,
et apres-apres-demain, nous volerons de Bangkok a Hanoi.
Ca parait un peu bete comme trajet de retourner a Bangkok pour atteindre
Hanoi, mais c'est le plus rapide et le moins cher.
Nous passerons une petite semaine chez mon frere Gwenhael,
puis retour a Bangkok en avion, et enfin avion jusqu'a Paris.
Figurez-vous que malgre tout l'amour que vous me portez et reciproquement,
je n'ai pas DU TOUT envie de rentrer.
Mais alors PAS DU TOUT.
J'ai deja envie de revenir, ca, c'est sur.
D'ailleurs Bandol, avec son don pour predire l'avenir -qu'il a
surement achete au marche de Battambang-, affirme que bientot
je vivrai a Bangkok. Ou Hanoi, dit-il, mais plus certainement Bangkok.
Je crois qu'il dit ca parce qu'il me porte une grande admiration.
Il est TRES impressione par ma capacite a manger n'importe quoi,
meme chez les plus improbables marchands ambulants,
sans jamais tomber malade.
Et par la dose de piment que j'ingurgite avec plaisir.
Sa conclusion imparable est donc que mon estomac etant asiatique,
je ne peux m'epanouir pleinement qu'en Asie.
(Et oui, a Bangkok, tout est exquis).
Je suivrai peut-etre ses predictions, juste pour voir, un de ces jours...
(D'ailleurs aujourd'hui j'ai encore decouvert une delicieusete
khmer dans la rue: Dans une petite barquette, on rape de la chair
de coco a peine mure, sur des petites boules a base de farine
de riz, dans lesquelles sont dissimules des morceaux de
sucre de palme concasse... Miam miam miam...
Et un autre truc qu'un vieux monsieur muet grillait dans
une bassine metallique sur le trottoir:
Des sortes de boules aplaties de peut-etre manioc agglomere
avec de la coco et peut-etre autre chose... tres chaud, grille, c'est bon!)
Sur ces notes de patate chaude sucree grillee,
je vous laisse jusqu'a bientot et je vais boire un tokolok.
Tcheun Chgnagn (bon appetit)
et bises au riz!
vendredi 2 mars 2007
Phnom Penh
Salut les innombrables!
Ce matin, un mail tres rapide avant le petit dej'
(Oh! Du riz! Ben ca alors!) (...).
Nous avons survecu aux 300 kilometres entre Koh Kong
et Phnom Penh.
Ah, d'abord, il faut que je vous fasse partager
ce petit bonheur qui m'est offert par la haute
technologie informatique cambodgienne:
La, tout de suite, je vous tape un mail qui ne s' affiche pas.
He oui, je suis tres tres forte:
Je peux desormais vous ecrire d'un clavier tout en japonais,
ou d'un ordi qui n'affiche ce que j'ecris
que 20 minutes plus tard...
Ce voyage me fait decouvrir une source inepuisable de capacites
que je possedais jusqu'a present en l'ignorant totalement.
Enfin vite:
La route fut eprouvante, comme prevu.
Sans pluie mais avec boue et mares- souvenirs de la pluie de la nuit.
La route fut tres tres longue.
Ma moto -conduite par Kakada- dut etre reparee une fois
et rafraichie a coup de pause et d'arrosage a l'eau
environ 100 fois..
Ah, je dois y aller.
Bises de Phnom Penh
il fait tres chaud, gris,
ca a l'air super cette ville!
Ce matin, un mail tres rapide avant le petit dej'
(Oh! Du riz! Ben ca alors!) (...).
Nous avons survecu aux 300 kilometres entre Koh Kong
et Phnom Penh.
Ah, d'abord, il faut que je vous fasse partager
ce petit bonheur qui m'est offert par la haute
technologie informatique cambodgienne:
La, tout de suite, je vous tape un mail qui ne s' affiche pas.
He oui, je suis tres tres forte:
Je peux desormais vous ecrire d'un clavier tout en japonais,
ou d'un ordi qui n'affiche ce que j'ecris
que 20 minutes plus tard...
Ce voyage me fait decouvrir une source inepuisable de capacites
que je possedais jusqu'a present en l'ignorant totalement.
Enfin vite:
La route fut eprouvante, comme prevu.
Sans pluie mais avec boue et mares- souvenirs de la pluie de la nuit.
La route fut tres tres longue.
Ma moto -conduite par Kakada- dut etre reparee une fois
et rafraichie a coup de pause et d'arrosage a l'eau
environ 100 fois..
Ah, je dois y aller.
Bises de Phnom Penh
il fait tres chaud, gris,
ca a l'air super cette ville!
mercredi 28 février 2007
Koh Kong
Salut les innombrables!
CA Y EST, j'en ai trouve un!
Un ordinateur a ecran en VERT ET JAUNE!
MAis oui, il en restait un. il est ici.
Le record de longueur de connection a ete battu a plates coutures aussi-
27 minutes avant que la page ne s'ouvre..
Et l'epreuve n'a pas commence par ce petit jeu de patience,
non non non. Figurez vous que
1. LE clavier est un clavier JAPONAIS -en japonais, donc-
2. La ponctuation ecrite sur les touches est
purement decorative.
*la je tape sur parenthese et ca fait etoile, par exemple*
3. la touche ESPACE ne s'enfonce pas.
4. au mur est gentiment affiche un schema de correspondance
des touches du clavier,
en khmer...
5. la typo sur fond vert est MINUSCULE.
Je tape donc a l'aveugle -j'ai trouve l'apostrophe par hasard,
c'est la touche DEUX POINTS-. Soyez indulgents pour les
fautes d'orthographe. J'ai deja mal aux doigts rapport a la
barre d'espace en fait...
Bref. Toutes ces merveilles se trouvent a Koh Kong.
Sur la carte, c'est en bas a gauche, au bord du Golfe de Thailande.
...Mais reprenons mes aventures ou je les avais laissees hier.
L'autre jour. Alors, nous en etions donc a...
Preh Veng, dans le marche, n'est-ce pas?
(ouaaaaje commence a trouver de la ponctuation!)
Donc a Preh Veng, he oui, j'etais une grande curiosite.
Un peu comme la femme a barbe, en joli.
Je continuai donc ma promenade dans le marche, quand au detour
d'une allee, 2 mini-enfants et moi tombames nez a nez.
Ce fut comme un coup de tonnerre dans un seau de shamallows.
En choeur ils s'exclamerent "BARANG! BARANG!" (qui signifie
Francais et par extension Etranger), et coururent en tous sens
en continuant a hurler "BARANG! BARANG!" pour rameuter
tous les copains mini-enfants. C'etait ahurissant.
J'etais seule, deambulant avec une grappe grossissante de
minuscules khmers dans mon sillage...
Enfin dans ce marche j'ai achete du tres elegant ananas
(il est toujours elegant ici), des pas terribles clementines
(elles le sont toujours aussi), des trucs, ET des sortes de
mini crepes fourrees au riz gluant, avec du sel, du sucre, des
graines de machin, et of course de la coco en filaments.
Tres tres bon.
Nous quittames Preh Veng, et roulames jusqu'a Takeo.
La-bas, nuit dans un hotel super clean et aux plafonds
et murs blancs a moulures facon gateau d'anniversaire chinois
en sucre. Le lendemain matin, depart pour Kaep -ou Kep
ou Kaeb suivant les cartes. Arrives assez tot, vers midi,
au bord de LA MER DE CHINE (ahlalaa, ca c'est la e, non?)
nous laissames les motos en compagnie de chiens, chiots,
chat, poules, poussins, vache, veau, truie et cochonnets
(la base du paysage animalier ici, sans les buffles et especes de
bisons de rigueur habituellement),
puis, enduite de courage, je m'installai avec tous les copains
dans une pirogue. (J'ai peur de l'eau, oui, bon, ca va, hein..)
Et vogue la pirogue, jusqu'a... Koh Tonsei (me semble-t-il),
soit Rabbit Island en English.
Alors LA, les amis, heureusement que les connections
sont tellement pourries que je ne peux pas vous envoyer
d'images, parce que LA, oui, il y a de quoi quitter
sur le champ votre travail, votre appartement, votre cochon d'inde,
et prendre un billet d'avion illico.
C'est-a-dire, voyez le beau poster geant qui recouvre
le mur de la salle d'attente de votre dentiste?
Pas celui chez le medecin avec la foret bavaroise, non,
celui du dentiste; palmiers, plage, hamac, toute la panoplie
des "vacances de tes reves", SANS les autres touristes comme toi
qui ont eu la meme idee, SANS internet, SANS electricite,
SANS eau non salee, AVEC noix de coco dans son cocotier
et crabes direct sortis de l'eau.
Heee oui, c'est la qu'on etait...
On a passe une journee la, et une nuit soit dans des hamacs
soit dans la petite maison en feuilles.
Apres cette delicieuse parentese, nous avons repris la chevauchee
fantastique jusqu'a Kampot -tres joli aussi. Le soir nous sommes
alles diner dans la campagne non loin, chez le beau-frere
de Bandol. C'est la que nous avons moto-e sur les chemins rachitiques
(la largeur d'un pied et demi) entre les rizieres.. Mais les rizieres
etaient seches a cet endroit, quand meme. MAis bon, ca reste
un peu impressionant. Dans cette campagne TRES campagne,
les petits enfants (une quinzaine) nous regardaient avec des yeux
comme des assiettes a dessert, le plus trouillard pleurait,
et la plus temeraire practisait son english de l'ecole
-"How many windows in your house?" est un grand hit apparemment.
Un des ados fut envoye au sommet d'un palmier pour couper
des noix de coco pour nous abreuver, et quelques petits mecs
grimperent aux autres palmiers pour ne pas etre en reste.
Puis nous festoyames en compagnie du chef de famille
de trucs vraiment bons sur du riz (Oh! Du riz! Ca alors,
si je m'attendais...).
Le lendemain, MOTO. 240km jusqu'a Koh Kong.
Nous etions beaux, jeunes et fiers, seuls a faire ce trajet en moto!
Que d'originalite, pensions-nous de nous-meme!
Quelle excentricite, nous rengorgions-nous!
Au premier bras d'eau a passer a 4 motos et 15 personnes sur un
RADEAU, nous etions deja un tout petit peu moins fiers.
Radeau= 2 pirogues TROUEES avec 7 planches usees en travers,
et un moteur a un bout. Serieusement, il y avait un conducteur,
et un videur de pirogue avec un seau!
Au second bras d'eau, blases, nous embarquames, Lisa et moi,
sur UNE SEULE pirogue TROUEE -bien sur-, AVEC 2 MOTOS
ET LEURS CONDUCTEURS (Bandol et Borei).
En fait de blases, Meme Bandol etait bleme...
Au troisieme bras d'eau, je trouvais que le radeau du debut
etait extraordinaire de solidite et de fiabilite.
Au quatrieme bras d'eau, ALLELOUILLA, un BAC!
Un bac nain, quoi, qui ferme pas vraiment, mais un bac tout de meme..
C'est au mitan du trajet sur le fleuve bleu-canard que
(nous etions au milieu des montagnes et de la foret vierge)
l'ORAGE assorti d'une pluie TORRENTIELLE
s'abatti avec fureur sur nous.
Comme je vous le dit.
Accostant trempee, je courris m'abriter avec tous les carnets a dessins
sous le bras. Tout le monde suivi et nous attendimes,
tandis que les mini-khmers du coin accourraient et se jetaient dans
l'eau du fleuve qui jaunissait.
A un moment choisi apparemment arbitrairement,
Bandol declara "c'est fini, on y va".
OK, nous dimes nous en remontant en selle.
Seulement le ciel n'avait pas du tout ecoute Bandol,
la montagne continuait en montee a pic,
et le revetement de sol etait constitue d'une epaisse couche
de glaise orange et grise.
Et la route n'existe pas vraiment, encore.
C'est la que Lisa,
couverte de sacs a dos, pieds nus,
glissant en sens inverse, happee par ma puissante main salvatrice,
et Moi,
en tongs en terre de 20 kilos, dissimulee sous les sacs aussi,
de la glaise collee sur la joue,
mon pantalon autrefois bleu maintenant brun,
nous eumes un fou rire...
La pluie continuait a desobeir a Bandol.
2 motos s'etaient enchevetrees et couchees dans la glaise,
tout le monde s'essayait a toutes sortes de pas de danses
dans l'espoir d'avancer un peu, le ciel etait gris fonce ,
la nuit tombait dans 3/4 d'heure...
Nous finimes, contre toutes attentes, par y arriver, et meme
par redemarrer, et meme par retrouver un bout de route
couverte de graviers!
Plus bas la pluis s'arretta et nous aussi pour nous laver
dans une cascade avant d'entrer en ville.
Notre retour a la civilisation se fit dans la grandiosete
et la flamboyance.
Le ciel devint integralement rose. Nous jouissions d'une vue
a perte d'elle-meme sur des montagnes, des arbres divers,
et le golfe de Thailande...
Puis nous descendimes et le ciel fut gris, arborant un soleil
rouge fluorescent, qui approchait l'horizon a mesure
que nous approchions la ville..
Tout le monde souriait d'une oreille a l'autre
(et nous degustions tous force moustiques en aperitif, donc).
C'etait hier soir.
Nous avons trouve une guest house et decide de passer 2 nuits
ici pour nous remettre.
Demain des l'aube, a l'heure ou l'air est encore tiede,
nous partirons par le meme chemin que nous endurames a l'aller.
Faites tous la danse de l'anti-pluie, nous vous en conjurons!
D'autant que nous avons devant nous plus de 300 km
jusqu'a PhnomPhen.Un truc de dingue.
-J'espere que toutes ces veritables aventures ecrites a la force de
mes doigts dorenavant hyper muscles vous aurons enchantes.
Bises ultra bronzees et moites
et a bientot a nouveau, sans doute depuis Phnom Pehn..
CA Y EST, j'en ai trouve un!
Un ordinateur a ecran en VERT ET JAUNE!
MAis oui, il en restait un. il est ici.
Le record de longueur de connection a ete battu a plates coutures aussi-
27 minutes avant que la page ne s'ouvre..
Et l'epreuve n'a pas commence par ce petit jeu de patience,
non non non. Figurez vous que
1. LE clavier est un clavier JAPONAIS -en japonais, donc-
2. La ponctuation ecrite sur les touches est
purement decorative.
*la je tape sur parenthese et ca fait etoile, par exemple*
3. la touche ESPACE ne s'enfonce pas.
4. au mur est gentiment affiche un schema de correspondance
des touches du clavier,
en khmer...
5. la typo sur fond vert est MINUSCULE.
Je tape donc a l'aveugle -j'ai trouve l'apostrophe par hasard,
c'est la touche DEUX POINTS-. Soyez indulgents pour les
fautes d'orthographe. J'ai deja mal aux doigts rapport a la
barre d'espace en fait...
Bref. Toutes ces merveilles se trouvent a Koh Kong.
Sur la carte, c'est en bas a gauche, au bord du Golfe de Thailande.
...Mais reprenons mes aventures ou je les avais laissees hier.
L'autre jour. Alors, nous en etions donc a...
Preh Veng, dans le marche, n'est-ce pas?
(ouaaaaje commence a trouver de la ponctuation!)
Donc a Preh Veng, he oui, j'etais une grande curiosite.
Un peu comme la femme a barbe, en joli.
Je continuai donc ma promenade dans le marche, quand au detour
d'une allee, 2 mini-enfants et moi tombames nez a nez.
Ce fut comme un coup de tonnerre dans un seau de shamallows.
En choeur ils s'exclamerent "BARANG! BARANG!" (qui signifie
Francais et par extension Etranger), et coururent en tous sens
en continuant a hurler "BARANG! BARANG!" pour rameuter
tous les copains mini-enfants. C'etait ahurissant.
J'etais seule, deambulant avec une grappe grossissante de
minuscules khmers dans mon sillage...
Enfin dans ce marche j'ai achete du tres elegant ananas
(il est toujours elegant ici), des pas terribles clementines
(elles le sont toujours aussi), des trucs, ET des sortes de
mini crepes fourrees au riz gluant, avec du sel, du sucre, des
graines de machin, et of course de la coco en filaments.
Tres tres bon.
Nous quittames Preh Veng, et roulames jusqu'a Takeo.
La-bas, nuit dans un hotel super clean et aux plafonds
et murs blancs a moulures facon gateau d'anniversaire chinois
en sucre. Le lendemain matin, depart pour Kaep -ou Kep
ou Kaeb suivant les cartes. Arrives assez tot, vers midi,
au bord de LA MER DE CHINE (ahlalaa, ca c'est la e, non?)
nous laissames les motos en compagnie de chiens, chiots,
chat, poules, poussins, vache, veau, truie et cochonnets
(la base du paysage animalier ici, sans les buffles et especes de
bisons de rigueur habituellement),
puis, enduite de courage, je m'installai avec tous les copains
dans une pirogue. (J'ai peur de l'eau, oui, bon, ca va, hein..)
Et vogue la pirogue, jusqu'a... Koh Tonsei (me semble-t-il),
soit Rabbit Island en English.
Alors LA, les amis, heureusement que les connections
sont tellement pourries que je ne peux pas vous envoyer
d'images, parce que LA, oui, il y a de quoi quitter
sur le champ votre travail, votre appartement, votre cochon d'inde,
et prendre un billet d'avion illico.
C'est-a-dire, voyez le beau poster geant qui recouvre
le mur de la salle d'attente de votre dentiste?
Pas celui chez le medecin avec la foret bavaroise, non,
celui du dentiste; palmiers, plage, hamac, toute la panoplie
des "vacances de tes reves", SANS les autres touristes comme toi
qui ont eu la meme idee, SANS internet, SANS electricite,
SANS eau non salee, AVEC noix de coco dans son cocotier
et crabes direct sortis de l'eau.
Heee oui, c'est la qu'on etait...
On a passe une journee la, et une nuit soit dans des hamacs
soit dans la petite maison en feuilles.
Apres cette delicieuse parentese, nous avons repris la chevauchee
fantastique jusqu'a Kampot -tres joli aussi. Le soir nous sommes
alles diner dans la campagne non loin, chez le beau-frere
de Bandol. C'est la que nous avons moto-e sur les chemins rachitiques
(la largeur d'un pied et demi) entre les rizieres.. Mais les rizieres
etaient seches a cet endroit, quand meme. MAis bon, ca reste
un peu impressionant. Dans cette campagne TRES campagne,
les petits enfants (une quinzaine) nous regardaient avec des yeux
comme des assiettes a dessert, le plus trouillard pleurait,
et la plus temeraire practisait son english de l'ecole
-"How many windows in your house?" est un grand hit apparemment.
Un des ados fut envoye au sommet d'un palmier pour couper
des noix de coco pour nous abreuver, et quelques petits mecs
grimperent aux autres palmiers pour ne pas etre en reste.
Puis nous festoyames en compagnie du chef de famille
de trucs vraiment bons sur du riz (Oh! Du riz! Ca alors,
si je m'attendais...).
Le lendemain, MOTO. 240km jusqu'a Koh Kong.
Nous etions beaux, jeunes et fiers, seuls a faire ce trajet en moto!
Que d'originalite, pensions-nous de nous-meme!
Quelle excentricite, nous rengorgions-nous!
Au premier bras d'eau a passer a 4 motos et 15 personnes sur un
RADEAU, nous etions deja un tout petit peu moins fiers.
Radeau= 2 pirogues TROUEES avec 7 planches usees en travers,
et un moteur a un bout. Serieusement, il y avait un conducteur,
et un videur de pirogue avec un seau!
Au second bras d'eau, blases, nous embarquames, Lisa et moi,
sur UNE SEULE pirogue TROUEE -bien sur-, AVEC 2 MOTOS
ET LEURS CONDUCTEURS (Bandol et Borei).
En fait de blases, Meme Bandol etait bleme...
Au troisieme bras d'eau, je trouvais que le radeau du debut
etait extraordinaire de solidite et de fiabilite.
Au quatrieme bras d'eau, ALLELOUILLA, un BAC!
Un bac nain, quoi, qui ferme pas vraiment, mais un bac tout de meme..
C'est au mitan du trajet sur le fleuve bleu-canard que
(nous etions au milieu des montagnes et de la foret vierge)
l'ORAGE assorti d'une pluie TORRENTIELLE
s'abatti avec fureur sur nous.
Comme je vous le dit.
Accostant trempee, je courris m'abriter avec tous les carnets a dessins
sous le bras. Tout le monde suivi et nous attendimes,
tandis que les mini-khmers du coin accourraient et se jetaient dans
l'eau du fleuve qui jaunissait.
A un moment choisi apparemment arbitrairement,
Bandol declara "c'est fini, on y va".
OK, nous dimes nous en remontant en selle.
Seulement le ciel n'avait pas du tout ecoute Bandol,
la montagne continuait en montee a pic,
et le revetement de sol etait constitue d'une epaisse couche
de glaise orange et grise.
Et la route n'existe pas vraiment, encore.
C'est la que Lisa,
couverte de sacs a dos, pieds nus,
glissant en sens inverse, happee par ma puissante main salvatrice,
et Moi,
en tongs en terre de 20 kilos, dissimulee sous les sacs aussi,
de la glaise collee sur la joue,
mon pantalon autrefois bleu maintenant brun,
nous eumes un fou rire...
La pluie continuait a desobeir a Bandol.
2 motos s'etaient enchevetrees et couchees dans la glaise,
tout le monde s'essayait a toutes sortes de pas de danses
dans l'espoir d'avancer un peu, le ciel etait gris fonce ,
la nuit tombait dans 3/4 d'heure...
Nous finimes, contre toutes attentes, par y arriver, et meme
par redemarrer, et meme par retrouver un bout de route
couverte de graviers!
Plus bas la pluis s'arretta et nous aussi pour nous laver
dans une cascade avant d'entrer en ville.
Notre retour a la civilisation se fit dans la grandiosete
et la flamboyance.
Le ciel devint integralement rose. Nous jouissions d'une vue
a perte d'elle-meme sur des montagnes, des arbres divers,
et le golfe de Thailande...
Puis nous descendimes et le ciel fut gris, arborant un soleil
rouge fluorescent, qui approchait l'horizon a mesure
que nous approchions la ville..
Tout le monde souriait d'une oreille a l'autre
(et nous degustions tous force moustiques en aperitif, donc).
C'etait hier soir.
Nous avons trouve une guest house et decide de passer 2 nuits
ici pour nous remettre.
Demain des l'aube, a l'heure ou l'air est encore tiede,
nous partirons par le meme chemin que nous endurames a l'aller.
Faites tous la danse de l'anti-pluie, nous vous en conjurons!
D'autant que nous avons devant nous plus de 300 km
jusqu'a PhnomPhen.Un truc de dingue.
-J'espere que toutes ces veritables aventures ecrites a la force de
mes doigts dorenavant hyper muscles vous aurons enchantes.
Bises ultra bronzees et moites
et a bientot a nouveau, sans doute depuis Phnom Pehn..
lundi 26 février 2007
Kampot
Salut les innombrables!
Oui, pour ceux qui se sont inquietes, c'est bel et bien l'absence totale
de connection qui explique mon looooong silence dans vos ordinateurs.
Je vous ai laisse baigner dans le suspens, qui bientot se transforma
en stress puis carrement en inquietude, angoisse, insomnies...
au Mondolkiri.
Aaaaah, le Mondolkiri...
Tout les guides en parlent, on y tourne des emissions de television,
on en fait des chansons... He bien, le Mondolkiri, c'est
POURRI!
Le Mondolkiri, en fait, c'est LA E pour les Cambodgiens.
Car Les Cambodgiens
se gargarisent, et font meme des inhalations, des legendes sur lesquelles
reposent leur imaginaire national. Les splendeurs d'Angkor, Les grands
et bons et supremement intelligents rois, les dieux genereux, etc etc...
ET le Mondolkiri.
Ce fut certainement splendide il y a un peu de temps.
C'est sans doute encore esstraordinaire pour les Cambodgiens maintenant.
Mais pour nous: Well...
Voila comment c'est, physiquement: Une fois arrive en haut,
apres la route que je vous decrivis la derniere fois,
on voit Des collines, un peu facon Massif Central, mais toutes ratiboisees
de frais, marron (herbe seche) et noir (foret carbonisee).
Avec un arbre survivant tous les 260 metres.
Et puis le mieux, quand on s'est tape 4h ou 6h de route "a la Paris-Dakar",
C'est que au milieu de ce paysage triste a pleurer, la, tout en haut,
se vautrent quelques LOTISSEMENTS "a la Maison Phenix"
modifies genetiquement avec de l'adn de Gaited Community
(Les bleds americains entoures de barbeles avec vigiles et couleurs
des rideaux reglementees, pour les non-english speakers).
En moto, on est depasse par des 4X4 enormes, qui vont se garer
pour le week-end dans ces zoos a riches. Et ne perdons pas
de vue que nous sommes dans un "pays en voie de developpement",
les enfants. Ou les bebes de 4 ans sont nourris au sein par la force des
choses, ou le frigo n'existe pas, ou c'est plus rentable d'envoyer son
gamin faire la manche dans un temple bouddhiste plutot que de
l'envoyer a l'ecole dans laquelle de toute facon si on ne peut pas
payer le supplement obligatoire au professeur l'enfant n'apprendra que dalle.
Bref, cet endroit m'a foutu la gerbe ET la haine.
Le paysage est devaste, les forets coupees et vendues pour nous fabriquer
des putain de meubles de jardin (on est dans un parc naturel, les amis,
heureusement!), les gros riches Cambodgiens passent leurs vacances
dans cet endroit degueulasse ou il n'y a qu' une rue principale
blindee de magasins de souvenirs et d'hotels (et 3 rues terreuses des pieds
a la tete bien cachees derriere), les cons de touristes -comme nous-
paient des cons d'autochtones pour faire des tours en elephant
dans des villages d'indigenes -des ethnies dont quelques specimens
survivent la-. Bref, atroce.
D'ailleurs tout le monde a cafarde la-bas, Lisa & moi nous sommes engueulees,
tout le monde a explose.
Heureusement, nous avons quitte cet endroit de mort pour aller nous promener en
moto une journee. Nous sommes tombes dans un vrai village peuple
de ces vrais gens anciennement nomades -si j'ai bien suivi-, qui se sont etablis
dans un coin plus perdu que perdu du Mondolkiri. C'etait assez fou.
Tres tres calme, en haut -encore- d'une colline. Le ciel etait tout nuageux,
on entendait que les cris des animaux -cochons, chevres, poules, coqs,
poussins, chats, oiseaux etranges... Les maisons en paille, speciales...
Tout le monde dessinait et je suis partie marcher jusqu'au bout du village
(8 ou 9 maisons clairsemees). Je me retourne, dans le silence et le vent
et les piaillements de poussins; je regarde l'horizon. La scene facon
"campagne modele", idyllique un peu... Mon cafard se dissipait
dans la serenite du lieu... A ma droite, derriere les maisons,
des rochers ronds se mettent a bouger. Je regarde bien, pour m'assurer du bon
fonctionnement de mes yeux ET de mon cerveau... Les rochers continuent a se
deplacer, roulant comme des bateaux, vers moi.
Ils etaient 3. Soudain le premier sort de derriere la derniere maison.
C'ETAIT UN ELEPHANT.
TROIS elephants s'avancaient, 3 elephants d'Asie evidemment -assez petits
par rapport aux elephants d'Afrique-, noirs, aux oreilles petites et triangulaires
la peau ridee, les yeux sages. Sur chacun d'eux une espece de petit
panier et un homme dedans. Ils arrivaient sans bruit, sur la pointe
des pieds, fatigues, la trompe tourbillonante par terre...
J'etais sans voix.
Au loin je voyais Lisa, lui faisais des grands signes pour qu'elle voit,
se tourne et les voit, mais c'etait drole, elle marchait vers moi et ne
comprenait pas, les elephants gigantesques suivaient une voie
parallele a la sienne. Elle a fini par les voir et a appele un des
eleves pour les dessiner. C'etait extraordinaire.
La j'ai compris pourquoi finalement j'etais heureuse d'etre la.
On a vu, par chance, l'original de ce que les marchands essaient
maintenant de vendre a la masse touristique sous forme de forfaits
"elephant dresse + zoo d'autochtones"...
C'etait un des plus beaux et hallucinants trucs qu'on ait vu jusqu'a present.
Ensuite nous avons continue notre balade, vu une cascade assez jolie
dans une foret pleine de lianes arabesquisantes, parsemee d'orchidees
poussant sur les troncs des arbres, un petit garcon est passe avec
une sorte de faon attache par les pattes qu'il venait de chasser
sur l'epaule... Ca valait quand meme le coup, le Mondolkiri,
a condition de s'echapper des chemins de brochures d'agences de voyages.
Apres 2 nuits la-bas nous sommes partis -par le meme chemin qu'a l'arrivee
bien sur... Nous avons dormi a Preh Veng, une ville en lisiere
de rizieres,dans un hotel super pourri mais dans un endroit incroyable:
au bout d'une jetee, au milieu des rizieres.
Le matin j'ai marche un peu dans la riziere, au milieu des Khmers
qui riaient de cette incongruite, c'etait extatisant. Le riz vert -du vert pomme
au vert fluo; le vert riz, en somme-, des constellations infinies de libellules,
des immenses grues blanches planant en silence...
Je suis aussi allee acheter des fruits (allelouia, des fruits!) au marche.
La ville est vraiment agreable, ces rizieres qui la bordent sont magnifiques,
mais il n'y a pas du tout de touristes. Alors les Khmers me regardaient comme
une Francaise dans un marche khmer, les marchandent voulaient toutes que je vienne les voir. Quand j'y allais, elles trepignaient et appelaient leurs copines.
Elles en oubliaient meme de me faire les prix "special blanc"...
Aaaaaaah, je dois y aller, mon temps est ecoule, on m'appelle!
La suite au prochain mail les amis, suspens a gogo...
Je suis au bord de la mer de Chine, tout va bien,
C'est splendide
.
Bises en forme de lotus epanoui
& atres bientooot!
Oui, pour ceux qui se sont inquietes, c'est bel et bien l'absence totale
de connection qui explique mon looooong silence dans vos ordinateurs.
Je vous ai laisse baigner dans le suspens, qui bientot se transforma
en stress puis carrement en inquietude, angoisse, insomnies...
au Mondolkiri.
Aaaaah, le Mondolkiri...
Tout les guides en parlent, on y tourne des emissions de television,
on en fait des chansons... He bien, le Mondolkiri, c'est
POURRI!
Le Mondolkiri, en fait, c'est LA E pour les Cambodgiens.
Car Les Cambodgiens
se gargarisent, et font meme des inhalations, des legendes sur lesquelles
reposent leur imaginaire national. Les splendeurs d'Angkor, Les grands
et bons et supremement intelligents rois, les dieux genereux, etc etc...
ET le Mondolkiri.
Ce fut certainement splendide il y a un peu de temps.
C'est sans doute encore esstraordinaire pour les Cambodgiens maintenant.
Mais pour nous: Well...
Voila comment c'est, physiquement: Une fois arrive en haut,
apres la route que je vous decrivis la derniere fois,
on voit Des collines, un peu facon Massif Central, mais toutes ratiboisees
de frais, marron (herbe seche) et noir (foret carbonisee).
Avec un arbre survivant tous les 260 metres.
Et puis le mieux, quand on s'est tape 4h ou 6h de route "a la Paris-Dakar",
C'est que au milieu de ce paysage triste a pleurer, la, tout en haut,
se vautrent quelques LOTISSEMENTS "a la Maison Phenix"
modifies genetiquement avec de l'adn de Gaited Community
(Les bleds americains entoures de barbeles avec vigiles et couleurs
des rideaux reglementees, pour les non-english speakers).
En moto, on est depasse par des 4X4 enormes, qui vont se garer
pour le week-end dans ces zoos a riches. Et ne perdons pas
de vue que nous sommes dans un "pays en voie de developpement",
les enfants. Ou les bebes de 4 ans sont nourris au sein par la force des
choses, ou le frigo n'existe pas, ou c'est plus rentable d'envoyer son
gamin faire la manche dans un temple bouddhiste plutot que de
l'envoyer a l'ecole dans laquelle de toute facon si on ne peut pas
payer le supplement obligatoire au professeur l'enfant n'apprendra que dalle.
Bref, cet endroit m'a foutu la gerbe ET la haine.
Le paysage est devaste, les forets coupees et vendues pour nous fabriquer
des putain de meubles de jardin (on est dans un parc naturel, les amis,
heureusement!), les gros riches Cambodgiens passent leurs vacances
dans cet endroit degueulasse ou il n'y a qu' une rue principale
blindee de magasins de souvenirs et d'hotels (et 3 rues terreuses des pieds
a la tete bien cachees derriere), les cons de touristes -comme nous-
paient des cons d'autochtones pour faire des tours en elephant
dans des villages d'indigenes -des ethnies dont quelques specimens
survivent la-. Bref, atroce.
D'ailleurs tout le monde a cafarde la-bas, Lisa & moi nous sommes engueulees,
tout le monde a explose.
Heureusement, nous avons quitte cet endroit de mort pour aller nous promener en
moto une journee. Nous sommes tombes dans un vrai village peuple
de ces vrais gens anciennement nomades -si j'ai bien suivi-, qui se sont etablis
dans un coin plus perdu que perdu du Mondolkiri. C'etait assez fou.
Tres tres calme, en haut -encore- d'une colline. Le ciel etait tout nuageux,
on entendait que les cris des animaux -cochons, chevres, poules, coqs,
poussins, chats, oiseaux etranges... Les maisons en paille, speciales...
Tout le monde dessinait et je suis partie marcher jusqu'au bout du village
(8 ou 9 maisons clairsemees). Je me retourne, dans le silence et le vent
et les piaillements de poussins; je regarde l'horizon. La scene facon
"campagne modele", idyllique un peu... Mon cafard se dissipait
dans la serenite du lieu... A ma droite, derriere les maisons,
des rochers ronds se mettent a bouger. Je regarde bien, pour m'assurer du bon
fonctionnement de mes yeux ET de mon cerveau... Les rochers continuent a se
deplacer, roulant comme des bateaux, vers moi.
Ils etaient 3. Soudain le premier sort de derriere la derniere maison.
C'ETAIT UN ELEPHANT.
TROIS elephants s'avancaient, 3 elephants d'Asie evidemment -assez petits
par rapport aux elephants d'Afrique-, noirs, aux oreilles petites et triangulaires
la peau ridee, les yeux sages. Sur chacun d'eux une espece de petit
panier et un homme dedans. Ils arrivaient sans bruit, sur la pointe
des pieds, fatigues, la trompe tourbillonante par terre...
J'etais sans voix.
Au loin je voyais Lisa, lui faisais des grands signes pour qu'elle voit,
se tourne et les voit, mais c'etait drole, elle marchait vers moi et ne
comprenait pas, les elephants gigantesques suivaient une voie
parallele a la sienne. Elle a fini par les voir et a appele un des
eleves pour les dessiner. C'etait extraordinaire.
La j'ai compris pourquoi finalement j'etais heureuse d'etre la.
On a vu, par chance, l'original de ce que les marchands essaient
maintenant de vendre a la masse touristique sous forme de forfaits
"elephant dresse + zoo d'autochtones"...
C'etait un des plus beaux et hallucinants trucs qu'on ait vu jusqu'a present.
Ensuite nous avons continue notre balade, vu une cascade assez jolie
dans une foret pleine de lianes arabesquisantes, parsemee d'orchidees
poussant sur les troncs des arbres, un petit garcon est passe avec
une sorte de faon attache par les pattes qu'il venait de chasser
sur l'epaule... Ca valait quand meme le coup, le Mondolkiri,
a condition de s'echapper des chemins de brochures d'agences de voyages.
Apres 2 nuits la-bas nous sommes partis -par le meme chemin qu'a l'arrivee
bien sur... Nous avons dormi a Preh Veng, une ville en lisiere
de rizieres,dans un hotel super pourri mais dans un endroit incroyable:
au bout d'une jetee, au milieu des rizieres.
Le matin j'ai marche un peu dans la riziere, au milieu des Khmers
qui riaient de cette incongruite, c'etait extatisant. Le riz vert -du vert pomme
au vert fluo; le vert riz, en somme-, des constellations infinies de libellules,
des immenses grues blanches planant en silence...
Je suis aussi allee acheter des fruits (allelouia, des fruits!) au marche.
La ville est vraiment agreable, ces rizieres qui la bordent sont magnifiques,
mais il n'y a pas du tout de touristes. Alors les Khmers me regardaient comme
une Francaise dans un marche khmer, les marchandent voulaient toutes que je vienne les voir. Quand j'y allais, elles trepignaient et appelaient leurs copines.
Elles en oubliaient meme de me faire les prix "special blanc"...
Aaaaaaah, je dois y aller, mon temps est ecoule, on m'appelle!
La suite au prochain mail les amis, suspens a gogo...
Je suis au bord de la mer de Chine, tout va bien,
C'est splendide
.
Bises en forme de lotus epanoui
& atres bientooot!
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