Salut les innombrables!
CA Y EST, j'en ai trouve un!
Un ordinateur a ecran en VERT ET JAUNE!
MAis oui, il en restait un. il est ici.
Le record de longueur de connection a ete battu a plates coutures aussi-
27 minutes avant que la page ne s'ouvre..
Et l'epreuve n'a pas commence par ce petit jeu de patience,
non non non. Figurez vous que
1. LE clavier est un clavier JAPONAIS -en japonais, donc-
2. La ponctuation ecrite sur les touches est
purement decorative.
*la je tape sur parenthese et ca fait etoile, par exemple*
3. la touche ESPACE ne s'enfonce pas.
4. au mur est gentiment affiche un schema de correspondance
des touches du clavier,
en khmer...
5. la typo sur fond vert est MINUSCULE.
Je tape donc a l'aveugle -j'ai trouve l'apostrophe par hasard,
c'est la touche DEUX POINTS-. Soyez indulgents pour les
fautes d'orthographe. J'ai deja mal aux doigts rapport a la
barre d'espace en fait...
Bref. Toutes ces merveilles se trouvent a Koh Kong.
Sur la carte, c'est en bas a gauche, au bord du Golfe de Thailande.
...Mais reprenons mes aventures ou je les avais laissees hier.
L'autre jour. Alors, nous en etions donc a...
Preh Veng, dans le marche, n'est-ce pas?
(ouaaaaje commence a trouver de la ponctuation!)
Donc a Preh Veng, he oui, j'etais une grande curiosite.
Un peu comme la femme a barbe, en joli.
Je continuai donc ma promenade dans le marche, quand au detour
d'une allee, 2 mini-enfants et moi tombames nez a nez.
Ce fut comme un coup de tonnerre dans un seau de shamallows.
En choeur ils s'exclamerent "BARANG! BARANG!" (qui signifie
Francais et par extension Etranger), et coururent en tous sens
en continuant a hurler "BARANG! BARANG!" pour rameuter
tous les copains mini-enfants. C'etait ahurissant.
J'etais seule, deambulant avec une grappe grossissante de
minuscules khmers dans mon sillage...
Enfin dans ce marche j'ai achete du tres elegant ananas
(il est toujours elegant ici), des pas terribles clementines
(elles le sont toujours aussi), des trucs, ET des sortes de
mini crepes fourrees au riz gluant, avec du sel, du sucre, des
graines de machin, et of course de la coco en filaments.
Tres tres bon.
Nous quittames Preh Veng, et roulames jusqu'a Takeo.
La-bas, nuit dans un hotel super clean et aux plafonds
et murs blancs a moulures facon gateau d'anniversaire chinois
en sucre. Le lendemain matin, depart pour Kaep -ou Kep
ou Kaeb suivant les cartes. Arrives assez tot, vers midi,
au bord de LA MER DE CHINE (ahlalaa, ca c'est la e, non?)
nous laissames les motos en compagnie de chiens, chiots,
chat, poules, poussins, vache, veau, truie et cochonnets
(la base du paysage animalier ici, sans les buffles et especes de
bisons de rigueur habituellement),
puis, enduite de courage, je m'installai avec tous les copains
dans une pirogue. (J'ai peur de l'eau, oui, bon, ca va, hein..)
Et vogue la pirogue, jusqu'a... Koh Tonsei (me semble-t-il),
soit Rabbit Island en English.
Alors LA, les amis, heureusement que les connections
sont tellement pourries que je ne peux pas vous envoyer
d'images, parce que LA, oui, il y a de quoi quitter
sur le champ votre travail, votre appartement, votre cochon d'inde,
et prendre un billet d'avion illico.
C'est-a-dire, voyez le beau poster geant qui recouvre
le mur de la salle d'attente de votre dentiste?
Pas celui chez le medecin avec la foret bavaroise, non,
celui du dentiste; palmiers, plage, hamac, toute la panoplie
des "vacances de tes reves", SANS les autres touristes comme toi
qui ont eu la meme idee, SANS internet, SANS electricite,
SANS eau non salee, AVEC noix de coco dans son cocotier
et crabes direct sortis de l'eau.
Heee oui, c'est la qu'on etait...
On a passe une journee la, et une nuit soit dans des hamacs
soit dans la petite maison en feuilles.
Apres cette delicieuse parentese, nous avons repris la chevauchee
fantastique jusqu'a Kampot -tres joli aussi. Le soir nous sommes
alles diner dans la campagne non loin, chez le beau-frere
de Bandol. C'est la que nous avons moto-e sur les chemins rachitiques
(la largeur d'un pied et demi) entre les rizieres.. Mais les rizieres
etaient seches a cet endroit, quand meme. MAis bon, ca reste
un peu impressionant. Dans cette campagne TRES campagne,
les petits enfants (une quinzaine) nous regardaient avec des yeux
comme des assiettes a dessert, le plus trouillard pleurait,
et la plus temeraire practisait son english de l'ecole
-"How many windows in your house?" est un grand hit apparemment.
Un des ados fut envoye au sommet d'un palmier pour couper
des noix de coco pour nous abreuver, et quelques petits mecs
grimperent aux autres palmiers pour ne pas etre en reste.
Puis nous festoyames en compagnie du chef de famille
de trucs vraiment bons sur du riz (Oh! Du riz! Ca alors,
si je m'attendais...).
Le lendemain, MOTO. 240km jusqu'a Koh Kong.
Nous etions beaux, jeunes et fiers, seuls a faire ce trajet en moto!
Que d'originalite, pensions-nous de nous-meme!
Quelle excentricite, nous rengorgions-nous!
Au premier bras d'eau a passer a 4 motos et 15 personnes sur un
RADEAU, nous etions deja un tout petit peu moins fiers.
Radeau= 2 pirogues TROUEES avec 7 planches usees en travers,
et un moteur a un bout. Serieusement, il y avait un conducteur,
et un videur de pirogue avec un seau!
Au second bras d'eau, blases, nous embarquames, Lisa et moi,
sur UNE SEULE pirogue TROUEE -bien sur-, AVEC 2 MOTOS
ET LEURS CONDUCTEURS (Bandol et Borei).
En fait de blases, Meme Bandol etait bleme...
Au troisieme bras d'eau, je trouvais que le radeau du debut
etait extraordinaire de solidite et de fiabilite.
Au quatrieme bras d'eau, ALLELOUILLA, un BAC!
Un bac nain, quoi, qui ferme pas vraiment, mais un bac tout de meme..
C'est au mitan du trajet sur le fleuve bleu-canard que
(nous etions au milieu des montagnes et de la foret vierge)
l'ORAGE assorti d'une pluie TORRENTIELLE
s'abatti avec fureur sur nous.
Comme je vous le dit.
Accostant trempee, je courris m'abriter avec tous les carnets a dessins
sous le bras. Tout le monde suivi et nous attendimes,
tandis que les mini-khmers du coin accourraient et se jetaient dans
l'eau du fleuve qui jaunissait.
A un moment choisi apparemment arbitrairement,
Bandol declara "c'est fini, on y va".
OK, nous dimes nous en remontant en selle.
Seulement le ciel n'avait pas du tout ecoute Bandol,
la montagne continuait en montee a pic,
et le revetement de sol etait constitue d'une epaisse couche
de glaise orange et grise.
Et la route n'existe pas vraiment, encore.
C'est la que Lisa,
couverte de sacs a dos, pieds nus,
glissant en sens inverse, happee par ma puissante main salvatrice,
et Moi,
en tongs en terre de 20 kilos, dissimulee sous les sacs aussi,
de la glaise collee sur la joue,
mon pantalon autrefois bleu maintenant brun,
nous eumes un fou rire...
La pluie continuait a desobeir a Bandol.
2 motos s'etaient enchevetrees et couchees dans la glaise,
tout le monde s'essayait a toutes sortes de pas de danses
dans l'espoir d'avancer un peu, le ciel etait gris fonce ,
la nuit tombait dans 3/4 d'heure...
Nous finimes, contre toutes attentes, par y arriver, et meme
par redemarrer, et meme par retrouver un bout de route
couverte de graviers!
Plus bas la pluis s'arretta et nous aussi pour nous laver
dans une cascade avant d'entrer en ville.
Notre retour a la civilisation se fit dans la grandiosete
et la flamboyance.
Le ciel devint integralement rose. Nous jouissions d'une vue
a perte d'elle-meme sur des montagnes, des arbres divers,
et le golfe de Thailande...
Puis nous descendimes et le ciel fut gris, arborant un soleil
rouge fluorescent, qui approchait l'horizon a mesure
que nous approchions la ville..
Tout le monde souriait d'une oreille a l'autre
(et nous degustions tous force moustiques en aperitif, donc).
C'etait hier soir.
Nous avons trouve une guest house et decide de passer 2 nuits
ici pour nous remettre.
Demain des l'aube, a l'heure ou l'air est encore tiede,
nous partirons par le meme chemin que nous endurames a l'aller.
Faites tous la danse de l'anti-pluie, nous vous en conjurons!
D'autant que nous avons devant nous plus de 300 km
jusqu'a PhnomPhen.Un truc de dingue.
-J'espere que toutes ces veritables aventures ecrites a la force de
mes doigts dorenavant hyper muscles vous aurons enchantes.
Bises ultra bronzees et moites
et a bientot a nouveau, sans doute depuis Phnom Pehn..
mercredi 28 février 2007
lundi 26 février 2007
Kampot
Salut les innombrables!
Oui, pour ceux qui se sont inquietes, c'est bel et bien l'absence totale
de connection qui explique mon looooong silence dans vos ordinateurs.
Je vous ai laisse baigner dans le suspens, qui bientot se transforma
en stress puis carrement en inquietude, angoisse, insomnies...
au Mondolkiri.
Aaaaah, le Mondolkiri...
Tout les guides en parlent, on y tourne des emissions de television,
on en fait des chansons... He bien, le Mondolkiri, c'est
POURRI!
Le Mondolkiri, en fait, c'est LA E pour les Cambodgiens.
Car Les Cambodgiens
se gargarisent, et font meme des inhalations, des legendes sur lesquelles
reposent leur imaginaire national. Les splendeurs d'Angkor, Les grands
et bons et supremement intelligents rois, les dieux genereux, etc etc...
ET le Mondolkiri.
Ce fut certainement splendide il y a un peu de temps.
C'est sans doute encore esstraordinaire pour les Cambodgiens maintenant.
Mais pour nous: Well...
Voila comment c'est, physiquement: Une fois arrive en haut,
apres la route que je vous decrivis la derniere fois,
on voit Des collines, un peu facon Massif Central, mais toutes ratiboisees
de frais, marron (herbe seche) et noir (foret carbonisee).
Avec un arbre survivant tous les 260 metres.
Et puis le mieux, quand on s'est tape 4h ou 6h de route "a la Paris-Dakar",
C'est que au milieu de ce paysage triste a pleurer, la, tout en haut,
se vautrent quelques LOTISSEMENTS "a la Maison Phenix"
modifies genetiquement avec de l'adn de Gaited Community
(Les bleds americains entoures de barbeles avec vigiles et couleurs
des rideaux reglementees, pour les non-english speakers).
En moto, on est depasse par des 4X4 enormes, qui vont se garer
pour le week-end dans ces zoos a riches. Et ne perdons pas
de vue que nous sommes dans un "pays en voie de developpement",
les enfants. Ou les bebes de 4 ans sont nourris au sein par la force des
choses, ou le frigo n'existe pas, ou c'est plus rentable d'envoyer son
gamin faire la manche dans un temple bouddhiste plutot que de
l'envoyer a l'ecole dans laquelle de toute facon si on ne peut pas
payer le supplement obligatoire au professeur l'enfant n'apprendra que dalle.
Bref, cet endroit m'a foutu la gerbe ET la haine.
Le paysage est devaste, les forets coupees et vendues pour nous fabriquer
des putain de meubles de jardin (on est dans un parc naturel, les amis,
heureusement!), les gros riches Cambodgiens passent leurs vacances
dans cet endroit degueulasse ou il n'y a qu' une rue principale
blindee de magasins de souvenirs et d'hotels (et 3 rues terreuses des pieds
a la tete bien cachees derriere), les cons de touristes -comme nous-
paient des cons d'autochtones pour faire des tours en elephant
dans des villages d'indigenes -des ethnies dont quelques specimens
survivent la-. Bref, atroce.
D'ailleurs tout le monde a cafarde la-bas, Lisa & moi nous sommes engueulees,
tout le monde a explose.
Heureusement, nous avons quitte cet endroit de mort pour aller nous promener en
moto une journee. Nous sommes tombes dans un vrai village peuple
de ces vrais gens anciennement nomades -si j'ai bien suivi-, qui se sont etablis
dans un coin plus perdu que perdu du Mondolkiri. C'etait assez fou.
Tres tres calme, en haut -encore- d'une colline. Le ciel etait tout nuageux,
on entendait que les cris des animaux -cochons, chevres, poules, coqs,
poussins, chats, oiseaux etranges... Les maisons en paille, speciales...
Tout le monde dessinait et je suis partie marcher jusqu'au bout du village
(8 ou 9 maisons clairsemees). Je me retourne, dans le silence et le vent
et les piaillements de poussins; je regarde l'horizon. La scene facon
"campagne modele", idyllique un peu... Mon cafard se dissipait
dans la serenite du lieu... A ma droite, derriere les maisons,
des rochers ronds se mettent a bouger. Je regarde bien, pour m'assurer du bon
fonctionnement de mes yeux ET de mon cerveau... Les rochers continuent a se
deplacer, roulant comme des bateaux, vers moi.
Ils etaient 3. Soudain le premier sort de derriere la derniere maison.
C'ETAIT UN ELEPHANT.
TROIS elephants s'avancaient, 3 elephants d'Asie evidemment -assez petits
par rapport aux elephants d'Afrique-, noirs, aux oreilles petites et triangulaires
la peau ridee, les yeux sages. Sur chacun d'eux une espece de petit
panier et un homme dedans. Ils arrivaient sans bruit, sur la pointe
des pieds, fatigues, la trompe tourbillonante par terre...
J'etais sans voix.
Au loin je voyais Lisa, lui faisais des grands signes pour qu'elle voit,
se tourne et les voit, mais c'etait drole, elle marchait vers moi et ne
comprenait pas, les elephants gigantesques suivaient une voie
parallele a la sienne. Elle a fini par les voir et a appele un des
eleves pour les dessiner. C'etait extraordinaire.
La j'ai compris pourquoi finalement j'etais heureuse d'etre la.
On a vu, par chance, l'original de ce que les marchands essaient
maintenant de vendre a la masse touristique sous forme de forfaits
"elephant dresse + zoo d'autochtones"...
C'etait un des plus beaux et hallucinants trucs qu'on ait vu jusqu'a present.
Ensuite nous avons continue notre balade, vu une cascade assez jolie
dans une foret pleine de lianes arabesquisantes, parsemee d'orchidees
poussant sur les troncs des arbres, un petit garcon est passe avec
une sorte de faon attache par les pattes qu'il venait de chasser
sur l'epaule... Ca valait quand meme le coup, le Mondolkiri,
a condition de s'echapper des chemins de brochures d'agences de voyages.
Apres 2 nuits la-bas nous sommes partis -par le meme chemin qu'a l'arrivee
bien sur... Nous avons dormi a Preh Veng, une ville en lisiere
de rizieres,dans un hotel super pourri mais dans un endroit incroyable:
au bout d'une jetee, au milieu des rizieres.
Le matin j'ai marche un peu dans la riziere, au milieu des Khmers
qui riaient de cette incongruite, c'etait extatisant. Le riz vert -du vert pomme
au vert fluo; le vert riz, en somme-, des constellations infinies de libellules,
des immenses grues blanches planant en silence...
Je suis aussi allee acheter des fruits (allelouia, des fruits!) au marche.
La ville est vraiment agreable, ces rizieres qui la bordent sont magnifiques,
mais il n'y a pas du tout de touristes. Alors les Khmers me regardaient comme
une Francaise dans un marche khmer, les marchandent voulaient toutes que je vienne les voir. Quand j'y allais, elles trepignaient et appelaient leurs copines.
Elles en oubliaient meme de me faire les prix "special blanc"...
Aaaaaaah, je dois y aller, mon temps est ecoule, on m'appelle!
La suite au prochain mail les amis, suspens a gogo...
Je suis au bord de la mer de Chine, tout va bien,
C'est splendide
.
Bises en forme de lotus epanoui
& atres bientooot!
Oui, pour ceux qui se sont inquietes, c'est bel et bien l'absence totale
de connection qui explique mon looooong silence dans vos ordinateurs.
Je vous ai laisse baigner dans le suspens, qui bientot se transforma
en stress puis carrement en inquietude, angoisse, insomnies...
au Mondolkiri.
Aaaaah, le Mondolkiri...
Tout les guides en parlent, on y tourne des emissions de television,
on en fait des chansons... He bien, le Mondolkiri, c'est
POURRI!
Le Mondolkiri, en fait, c'est LA E pour les Cambodgiens.
Car Les Cambodgiens
se gargarisent, et font meme des inhalations, des legendes sur lesquelles
reposent leur imaginaire national. Les splendeurs d'Angkor, Les grands
et bons et supremement intelligents rois, les dieux genereux, etc etc...
ET le Mondolkiri.
Ce fut certainement splendide il y a un peu de temps.
C'est sans doute encore esstraordinaire pour les Cambodgiens maintenant.
Mais pour nous: Well...
Voila comment c'est, physiquement: Une fois arrive en haut,
apres la route que je vous decrivis la derniere fois,
on voit Des collines, un peu facon Massif Central, mais toutes ratiboisees
de frais, marron (herbe seche) et noir (foret carbonisee).
Avec un arbre survivant tous les 260 metres.
Et puis le mieux, quand on s'est tape 4h ou 6h de route "a la Paris-Dakar",
C'est que au milieu de ce paysage triste a pleurer, la, tout en haut,
se vautrent quelques LOTISSEMENTS "a la Maison Phenix"
modifies genetiquement avec de l'adn de Gaited Community
(Les bleds americains entoures de barbeles avec vigiles et couleurs
des rideaux reglementees, pour les non-english speakers).
En moto, on est depasse par des 4X4 enormes, qui vont se garer
pour le week-end dans ces zoos a riches. Et ne perdons pas
de vue que nous sommes dans un "pays en voie de developpement",
les enfants. Ou les bebes de 4 ans sont nourris au sein par la force des
choses, ou le frigo n'existe pas, ou c'est plus rentable d'envoyer son
gamin faire la manche dans un temple bouddhiste plutot que de
l'envoyer a l'ecole dans laquelle de toute facon si on ne peut pas
payer le supplement obligatoire au professeur l'enfant n'apprendra que dalle.
Bref, cet endroit m'a foutu la gerbe ET la haine.
Le paysage est devaste, les forets coupees et vendues pour nous fabriquer
des putain de meubles de jardin (on est dans un parc naturel, les amis,
heureusement!), les gros riches Cambodgiens passent leurs vacances
dans cet endroit degueulasse ou il n'y a qu' une rue principale
blindee de magasins de souvenirs et d'hotels (et 3 rues terreuses des pieds
a la tete bien cachees derriere), les cons de touristes -comme nous-
paient des cons d'autochtones pour faire des tours en elephant
dans des villages d'indigenes -des ethnies dont quelques specimens
survivent la-. Bref, atroce.
D'ailleurs tout le monde a cafarde la-bas, Lisa & moi nous sommes engueulees,
tout le monde a explose.
Heureusement, nous avons quitte cet endroit de mort pour aller nous promener en
moto une journee. Nous sommes tombes dans un vrai village peuple
de ces vrais gens anciennement nomades -si j'ai bien suivi-, qui se sont etablis
dans un coin plus perdu que perdu du Mondolkiri. C'etait assez fou.
Tres tres calme, en haut -encore- d'une colline. Le ciel etait tout nuageux,
on entendait que les cris des animaux -cochons, chevres, poules, coqs,
poussins, chats, oiseaux etranges... Les maisons en paille, speciales...
Tout le monde dessinait et je suis partie marcher jusqu'au bout du village
(8 ou 9 maisons clairsemees). Je me retourne, dans le silence et le vent
et les piaillements de poussins; je regarde l'horizon. La scene facon
"campagne modele", idyllique un peu... Mon cafard se dissipait
dans la serenite du lieu... A ma droite, derriere les maisons,
des rochers ronds se mettent a bouger. Je regarde bien, pour m'assurer du bon
fonctionnement de mes yeux ET de mon cerveau... Les rochers continuent a se
deplacer, roulant comme des bateaux, vers moi.
Ils etaient 3. Soudain le premier sort de derriere la derniere maison.
C'ETAIT UN ELEPHANT.
TROIS elephants s'avancaient, 3 elephants d'Asie evidemment -assez petits
par rapport aux elephants d'Afrique-, noirs, aux oreilles petites et triangulaires
la peau ridee, les yeux sages. Sur chacun d'eux une espece de petit
panier et un homme dedans. Ils arrivaient sans bruit, sur la pointe
des pieds, fatigues, la trompe tourbillonante par terre...
J'etais sans voix.
Au loin je voyais Lisa, lui faisais des grands signes pour qu'elle voit,
se tourne et les voit, mais c'etait drole, elle marchait vers moi et ne
comprenait pas, les elephants gigantesques suivaient une voie
parallele a la sienne. Elle a fini par les voir et a appele un des
eleves pour les dessiner. C'etait extraordinaire.
La j'ai compris pourquoi finalement j'etais heureuse d'etre la.
On a vu, par chance, l'original de ce que les marchands essaient
maintenant de vendre a la masse touristique sous forme de forfaits
"elephant dresse + zoo d'autochtones"...
C'etait un des plus beaux et hallucinants trucs qu'on ait vu jusqu'a present.
Ensuite nous avons continue notre balade, vu une cascade assez jolie
dans une foret pleine de lianes arabesquisantes, parsemee d'orchidees
poussant sur les troncs des arbres, un petit garcon est passe avec
une sorte de faon attache par les pattes qu'il venait de chasser
sur l'epaule... Ca valait quand meme le coup, le Mondolkiri,
a condition de s'echapper des chemins de brochures d'agences de voyages.
Apres 2 nuits la-bas nous sommes partis -par le meme chemin qu'a l'arrivee
bien sur... Nous avons dormi a Preh Veng, une ville en lisiere
de rizieres,dans un hotel super pourri mais dans un endroit incroyable:
au bout d'une jetee, au milieu des rizieres.
Le matin j'ai marche un peu dans la riziere, au milieu des Khmers
qui riaient de cette incongruite, c'etait extatisant. Le riz vert -du vert pomme
au vert fluo; le vert riz, en somme-, des constellations infinies de libellules,
des immenses grues blanches planant en silence...
Je suis aussi allee acheter des fruits (allelouia, des fruits!) au marche.
La ville est vraiment agreable, ces rizieres qui la bordent sont magnifiques,
mais il n'y a pas du tout de touristes. Alors les Khmers me regardaient comme
une Francaise dans un marche khmer, les marchandent voulaient toutes que je vienne les voir. Quand j'y allais, elles trepignaient et appelaient leurs copines.
Elles en oubliaient meme de me faire les prix "special blanc"...
Aaaaaaah, je dois y aller, mon temps est ecoule, on m'appelle!
La suite au prochain mail les amis, suspens a gogo...
Je suis au bord de la mer de Chine, tout va bien,
C'est splendide
.
Bises en forme de lotus epanoui
& atres bientooot!
mercredi 21 février 2007
Sen Monorom, trois
Salut les innombrables!
Oh, mais qui c'est qui revient?
Ben oui, qui ca peut bien etre..???
Aaaah, Juliette, quelle surprise!
Bon allez, finie la rigolade,
rentabilisons plutot cette belle tranche de mortadelle tout neuve a 1 dollar.
Alors.
Hier, de bon matin -car tous les matins sont bons au Cambodge-,
je me suis promenee dans Kratie, ville sise sur une berge du...
Du? MEKOOOOONG!
Profitant d'un fugace instant de liberte, apparu soudainement
lorsque les autres deciderent de dessiner des trucs quelque part,
je partis A PIEDS marcher dans un peu de VILLE.
Ici je signale a ceux que ca interesse et qui ne le sauraient pas encore,
que definitivement, je suis citadine. Mon sang est urbain.
La cambrousse, c'est beau -parfois-, c'est exotique -ici-,
mais ca va bien 5 minutes.
J'ai besoin de VILLE, de GENS, d'activites, de desordre, de pollution,
pour m'epanouir. Ceci pour que vous sentiez a quel point
ces quelques dizaines de minutes A PIEDS dans une VILLE
me firent du bien. N'ecoutant que ma curiosite, je m'introduisis
dans LE MARCHE. Au Cambodge, tout est AU MARCHE.
Je vous l'ai deja dit; mais vraiment, TOUT.
Il y a quelques magasins, mais ce sont des pharmacies,
des echoppes pour reparer les motos (j'en ai une tres grande experience)...
Quelque part dans une ville, a peu pres au milieu,
il y a un marche couvert. A peu pres carre, couvert par des toles,
sombre dedans, et grouillant de gens.
Je m'introduisis la dedans, et flanai. Autant que possible
dans un endroit associant le calme d'une fourmilliere
et la serenite d'un enchevetrement de bretelles d'autoroutes.
Et la vastitude d'un ascenseur pour nain unique.
Comme je suis blanche (du point de vue des Cambodgiens;
du votre je serais plutot rouge, marron et rose), d'apres les Cambodgiennes,
je suis sans doute constituee de matiere bizarre.
Et comme j'etais dans le marche: AUBAINE!
Peu de place (on marche de profil entre les stands, je n'exagere pas),
beaucoup de monde, une blanche naive:
Des que les Cambodgiennes voyaient ma silhouette incongrue
se decouper sur l'encombre horizon,
elles se souvenaient qu'elles avaient justement un truc a faire
de l'autre cote de l'allee, et, OBLIGEES, elles passaient
a cote de moi. Et comme y a pas beaucoup de place, c'est indeniable,
et comme il fallait vraiment qu'elles passent, elles DEVAIENT
s'accrocher a moi en passant.
Et comme, bon, malgre tout, elles savaient que je savais
qu'en fait, elles n'avaient rien d'autre a faire que de me palper,
une fois accrochees a moi, elles s'en donnaient a coeur joie.
Et parfois, elles repassaient dans l'autre sens, juste pour
le plaisir. C'etait drole, toutes les femmes du marche
me caraissaient les bras, voire une joue,
pour savoir ce qu'est veritablement cette mythique peau blanche...
Et bien sur, je me suis fait engueuler maintes fois
parce que moi qui ai la peau blanche, je me balade
en MANCHES COURTES et JUPE aux genoux,
et ma peau, horreur, se colore!
-Elles, et eux aussi, se couvrent le plus possible;
on a voulu acheter de la creme solaire et ca n'existe pas!
Outre cette experience somme toute pas desagreable
(mais oui, c'est pas du tout agressif en fait, plutot drole..
elles font ca tres gentiment et ca les fait rire),
je vis:
des cigarettes en veux-tu en voila,
meme des emballees dans des sachets plastique avec une image
qu'on dirait coloriee a la main.
du tabac en briquettes ou en boules, ou meme en vrac dans des paniers.
des milliers de savons parmi lesquels j'eus beaucoup de mal
a en trouver un qui lave SANS blanchir la peau.
des tonnes de recipients de toutes formes en plastique multicolore,
et tout un tas d'autres merveilles, souvent en plastique....
J'etais en plein shopping, choisissant parmi de luxuriantes
barrettes a cheveux, quand SOUDAIN
tout le toit du marche se mit a TREMBLER BRUYAMMENT,
BONDIR, GLISSER, puis enfin A RUGIR.
Tout le monde etait fige, les yeux en l'air.
Quand les rugiaaements opnt commence,
chacun a soupire, rassenere, et a repris ses activites.
C'etait juste une bagarre de bandes de chats rivales...
Sortie du marche je me sentais un peu ivre, j'avais l'impression
de retourner au plancher des vaches apres un voyage en barque
sur une mer houleuse..
A Kratie j'ai encore goute des trucs tres bons qu'un monsieur
fabriquais devant une ecole:
Des sortes de mini crepes seches, enduites d'une espece
de sirop de sucre blanc, saupoudre de miettes jaunes au milieu.
Delicieux!
Ensuite nous avons quitte la ville,
nous dirigeant vers MONDOLKIRI.
Jusqu'a present la route etait
droite (environ 9 legers virages depuis Battambang)
plate
asphaltee.
A partir de Snoul, ou nous avons du retourner pour prendre
l'embranchement vers Mondolkiri, la route est devenue
bossue, cailloutue, poussierue, non-asphaltue.
Au bout de 2 kilometres j'ai compris que "la vie c'est comme
les dents, on y pense que quand ca fait mal"
comme dit approximativement Prevert...
J'ai commence a apprivoiser l'idee de trepasser au Cambodge,
non loin du Mekong, sans avoir jamais vu Mondolkiri.
Mais je ne suis pas decedee,
et la route a continue, empirant de metres en metres.
Bien sur il faisait plus chaud que la veille, et de plus en plus chaud,
et bien sur nous n'avions pas d'eau -sinon c'est pas
la vraie aventure, petit, qu'est-ce tu crois-
et bien sur encore, nous n'avions pas fait le plein avant de partir,
et naturellement, plus nous roulions, moins nous croisions
de trace de vie humaine...
C'etait bien.
J'avais meme pas peur, haha!
Presque, quoi.
Enfin ca a dure comme ca pendant quelques heurs et quelques heures.
TOUT A COUP nous nous sommes arrete pour BOIRE et
alimenter les motos! Un grand moment.
Quelques kilometres plus loin,
alors que mon posterieur m'avait quitte depuis longtemps
s'effritant le long de la route, ma colonne vertebrale en kit dans
un sac en plastique, la boite cranienne posee sur les genoux,
les dents rangees dans la poche arriere de ma jupe,
Kakada -mon coequipier- me fit l'amabilite de me traduire
un panneau. Pourquoi celui-ci entre tous? Par cruaute peut-etre?
Je ne suis pas loin de le penser. Ce panneau disait:
"attention, a partir de maintenant, la route va devenir diificile".
...
C'etait VRAI.
Autour de cette route "difficile", fort heureusement,
s'etalait: La jungle.
Avec des oiseaux esstraordinaires.
Par exemple un melange entre:
Un dindon, un macareux, et une grue.
Ou une sorte de moineau ameliore, avec une unique plume plus
longue que les autres au milieu de la queue, et VERT emeraude.
J'ai vu aussi des arbres MAGNIFIQUES, tres tres tres tres tres tres grands,
et integralement BLANCS. Et tout nus.
Et des BAMBOUS geants, hauts comme des immeubles de 4 ou 5 etages.
Et bien sur, les arbres avec des troncs enooooooormes et tout noueux,
comme des agglomerats de lianes.
Ce que j'aime aussi ici, et que je ne pourrai pas ramener,
c'est le BRUIT. Dans la nature, surtout; et quand les motos sont arretees.
Un autre chose aussi, somptueuse et miroitant infinimant:
L'odeur. Les odeurs, en feu d'artifice.
Enfin finalement, a 18h nous sommes arrives a MONDOLKIRI.
Connu comme une merveille du Cambodge.
Je vous en parlerai la prochaine fois.
Cet apres-midi nous devons aller voir une cascade,
et d'autres trucs Mondolkiriennes...
Pour vous quitter je vous envoie cette odeur:
Celle de la peau des clementines d'ici.
Agrumesque, bien sur, mais embellie de bergamote et de citron vert,
et d'une pincee de Quelque Chose...
Bises a tous
&
A bientoooooooooooooooooooooooooot!
Oh, mais qui c'est qui revient?
Ben oui, qui ca peut bien etre..???
Aaaah, Juliette, quelle surprise!
Bon allez, finie la rigolade,
rentabilisons plutot cette belle tranche de mortadelle tout neuve a 1 dollar.
Alors.
Hier, de bon matin -car tous les matins sont bons au Cambodge-,
je me suis promenee dans Kratie, ville sise sur une berge du...
Du? MEKOOOOONG!
Profitant d'un fugace instant de liberte, apparu soudainement
lorsque les autres deciderent de dessiner des trucs quelque part,
je partis A PIEDS marcher dans un peu de VILLE.
Ici je signale a ceux que ca interesse et qui ne le sauraient pas encore,
que definitivement, je suis citadine. Mon sang est urbain.
La cambrousse, c'est beau -parfois-, c'est exotique -ici-,
mais ca va bien 5 minutes.
J'ai besoin de VILLE, de GENS, d'activites, de desordre, de pollution,
pour m'epanouir. Ceci pour que vous sentiez a quel point
ces quelques dizaines de minutes A PIEDS dans une VILLE
me firent du bien. N'ecoutant que ma curiosite, je m'introduisis
dans LE MARCHE. Au Cambodge, tout est AU MARCHE.
Je vous l'ai deja dit; mais vraiment, TOUT.
Il y a quelques magasins, mais ce sont des pharmacies,
des echoppes pour reparer les motos (j'en ai une tres grande experience)...
Quelque part dans une ville, a peu pres au milieu,
il y a un marche couvert. A peu pres carre, couvert par des toles,
sombre dedans, et grouillant de gens.
Je m'introduisis la dedans, et flanai. Autant que possible
dans un endroit associant le calme d'une fourmilliere
et la serenite d'un enchevetrement de bretelles d'autoroutes.
Et la vastitude d'un ascenseur pour nain unique.
Comme je suis blanche (du point de vue des Cambodgiens;
du votre je serais plutot rouge, marron et rose), d'apres les Cambodgiennes,
je suis sans doute constituee de matiere bizarre.
Et comme j'etais dans le marche: AUBAINE!
Peu de place (on marche de profil entre les stands, je n'exagere pas),
beaucoup de monde, une blanche naive:
Des que les Cambodgiennes voyaient ma silhouette incongrue
se decouper sur l'encombre horizon,
elles se souvenaient qu'elles avaient justement un truc a faire
de l'autre cote de l'allee, et, OBLIGEES, elles passaient
a cote de moi. Et comme y a pas beaucoup de place, c'est indeniable,
et comme il fallait vraiment qu'elles passent, elles DEVAIENT
s'accrocher a moi en passant.
Et comme, bon, malgre tout, elles savaient que je savais
qu'en fait, elles n'avaient rien d'autre a faire que de me palper,
une fois accrochees a moi, elles s'en donnaient a coeur joie.
Et parfois, elles repassaient dans l'autre sens, juste pour
le plaisir. C'etait drole, toutes les femmes du marche
me caraissaient les bras, voire une joue,
pour savoir ce qu'est veritablement cette mythique peau blanche...
Et bien sur, je me suis fait engueuler maintes fois
parce que moi qui ai la peau blanche, je me balade
en MANCHES COURTES et JUPE aux genoux,
et ma peau, horreur, se colore!
-Elles, et eux aussi, se couvrent le plus possible;
on a voulu acheter de la creme solaire et ca n'existe pas!
Outre cette experience somme toute pas desagreable
(mais oui, c'est pas du tout agressif en fait, plutot drole..
elles font ca tres gentiment et ca les fait rire),
je vis:
des cigarettes en veux-tu en voila,
meme des emballees dans des sachets plastique avec une image
qu'on dirait coloriee a la main.
du tabac en briquettes ou en boules, ou meme en vrac dans des paniers.
des milliers de savons parmi lesquels j'eus beaucoup de mal
a en trouver un qui lave SANS blanchir la peau.
des tonnes de recipients de toutes formes en plastique multicolore,
et tout un tas d'autres merveilles, souvent en plastique....
J'etais en plein shopping, choisissant parmi de luxuriantes
barrettes a cheveux, quand SOUDAIN
tout le toit du marche se mit a TREMBLER BRUYAMMENT,
BONDIR, GLISSER, puis enfin A RUGIR.
Tout le monde etait fige, les yeux en l'air.
Quand les rugiaaements opnt commence,
chacun a soupire, rassenere, et a repris ses activites.
C'etait juste une bagarre de bandes de chats rivales...
Sortie du marche je me sentais un peu ivre, j'avais l'impression
de retourner au plancher des vaches apres un voyage en barque
sur une mer houleuse..
A Kratie j'ai encore goute des trucs tres bons qu'un monsieur
fabriquais devant une ecole:
Des sortes de mini crepes seches, enduites d'une espece
de sirop de sucre blanc, saupoudre de miettes jaunes au milieu.
Delicieux!
Ensuite nous avons quitte la ville,
nous dirigeant vers MONDOLKIRI.
Jusqu'a present la route etait
droite (environ 9 legers virages depuis Battambang)
plate
asphaltee.
A partir de Snoul, ou nous avons du retourner pour prendre
l'embranchement vers Mondolkiri, la route est devenue
bossue, cailloutue, poussierue, non-asphaltue.
Au bout de 2 kilometres j'ai compris que "la vie c'est comme
les dents, on y pense que quand ca fait mal"
comme dit approximativement Prevert...
J'ai commence a apprivoiser l'idee de trepasser au Cambodge,
non loin du Mekong, sans avoir jamais vu Mondolkiri.
Mais je ne suis pas decedee,
et la route a continue, empirant de metres en metres.
Bien sur il faisait plus chaud que la veille, et de plus en plus chaud,
et bien sur nous n'avions pas d'eau -sinon c'est pas
la vraie aventure, petit, qu'est-ce tu crois-
et bien sur encore, nous n'avions pas fait le plein avant de partir,
et naturellement, plus nous roulions, moins nous croisions
de trace de vie humaine...
C'etait bien.
J'avais meme pas peur, haha!
Presque, quoi.
Enfin ca a dure comme ca pendant quelques heurs et quelques heures.
TOUT A COUP nous nous sommes arrete pour BOIRE et
alimenter les motos! Un grand moment.
Quelques kilometres plus loin,
alors que mon posterieur m'avait quitte depuis longtemps
s'effritant le long de la route, ma colonne vertebrale en kit dans
un sac en plastique, la boite cranienne posee sur les genoux,
les dents rangees dans la poche arriere de ma jupe,
Kakada -mon coequipier- me fit l'amabilite de me traduire
un panneau. Pourquoi celui-ci entre tous? Par cruaute peut-etre?
Je ne suis pas loin de le penser. Ce panneau disait:
"attention, a partir de maintenant, la route va devenir diificile".
...
C'etait VRAI.
Autour de cette route "difficile", fort heureusement,
s'etalait: La jungle.
Avec des oiseaux esstraordinaires.
Par exemple un melange entre:
Un dindon, un macareux, et une grue.
Ou une sorte de moineau ameliore, avec une unique plume plus
longue que les autres au milieu de la queue, et VERT emeraude.
J'ai vu aussi des arbres MAGNIFIQUES, tres tres tres tres tres tres grands,
et integralement BLANCS. Et tout nus.
Et des BAMBOUS geants, hauts comme des immeubles de 4 ou 5 etages.
Et bien sur, les arbres avec des troncs enooooooormes et tout noueux,
comme des agglomerats de lianes.
Ce que j'aime aussi ici, et que je ne pourrai pas ramener,
c'est le BRUIT. Dans la nature, surtout; et quand les motos sont arretees.
Un autre chose aussi, somptueuse et miroitant infinimant:
L'odeur. Les odeurs, en feu d'artifice.
Enfin finalement, a 18h nous sommes arrives a MONDOLKIRI.
Connu comme une merveille du Cambodge.
Je vous en parlerai la prochaine fois.
Cet apres-midi nous devons aller voir une cascade,
et d'autres trucs Mondolkiriennes...
Pour vous quitter je vous envoie cette odeur:
Celle de la peau des clementines d'ici.
Agrumesque, bien sur, mais embellie de bergamote et de citron vert,
et d'une pincee de Quelque Chose...
Bises a tous
&
A bientoooooooooooooooooooooooooot!
Sen Monorom, deux
Salut les innombrables!
Toujours la? Moi aussi.
Pour 2 minutes encore. Je suis obligee d'attendre que ma tranche soit completement finie avant de pouvoir continuer mon recit palpitant, c'est usant. Heureusement je ne suis pas seule dans la salle d'attente de la connexion.
Avec moi et dans l'ordre d'apparition:
-la poussiere rouge
-l'odeur de pipi d'enfant
-un sifflement strident qui me vrille les tympans.
...On est bien, la, nan?
Toujours la? Moi aussi.
Pour 2 minutes encore. Je suis obligee d'attendre que ma tranche soit completement finie avant de pouvoir continuer mon recit palpitant, c'est usant. Heureusement je ne suis pas seule dans la salle d'attente de la connexion.
Avec moi et dans l'ordre d'apparition:
-la poussiere rouge
-l'odeur de pipi d'enfant
-un sifflement strident qui me vrille les tympans.
...On est bien, la, nan?
Sen Monorom, un
Salut les innombrables!
Apres la vache qui rit, MONDOLKIRI! C'est de la que je vous ecris, le mondolkiri. Mondolkiri mondolkiri, je ne me lasse pas de ce nom, drole, exotique, qui sent bon l'extraordinaire...
Arriver ici fut une epreuve, chers amis. Desormais je sais que mon corps peut resister a tout ou presque.
Ah oui! D'abord, avant TOUTE CHOSE, ecoutez ca:
Kratie, d'ou je vous ecrivis mon precedent mail, he bien c'est au bord du MEKONG!Le Mekong! C'etait ca, l'eau que je voyais de la fenetre du mail! Le MEKONG...
Ca aussi c'est ebourrifant (ebouriffant?) comme nom, n'est-ce pas?
Ca m'ebbourriffe en tous cas.
-Ah, attention, ce mail va bientot s'arreter et je vous ecrirai la suite dans un nouveau mail. La d'ou je vous ecris, c'est encore un nouveau systeme: On achete l'internet en tranches bien fines, facon mortadelle italienne. 30 minutes a la fois, ensuite, ca coupe, et je dois me reconnecter. Ce qui va m'arriver d'ici quelques secondes...
(Mais non je n'use pas de stratagemes pour vous tenir en haleine, croyez-moi...)
A tout de suite!
Apres la vache qui rit, MONDOLKIRI! C'est de la que je vous ecris, le mondolkiri. Mondolkiri mondolkiri, je ne me lasse pas de ce nom, drole, exotique, qui sent bon l'extraordinaire...
Arriver ici fut une epreuve, chers amis. Desormais je sais que mon corps peut resister a tout ou presque.
Ah oui! D'abord, avant TOUTE CHOSE, ecoutez ca:
Kratie, d'ou je vous ecrivis mon precedent mail, he bien c'est au bord du MEKONG!Le Mekong! C'etait ca, l'eau que je voyais de la fenetre du mail! Le MEKONG...
Ca aussi c'est ebourrifant (ebouriffant?) comme nom, n'est-ce pas?
Ca m'ebbourriffe en tous cas.
-Ah, attention, ce mail va bientot s'arreter et je vous ecrirai la suite dans un nouveau mail. La d'ou je vous ecris, c'est encore un nouveau systeme: On achete l'internet en tranches bien fines, facon mortadelle italienne. 30 minutes a la fois, ensuite, ca coupe, et je dois me reconnecter. Ce qui va m'arriver d'ici quelques secondes...
(Mais non je n'use pas de stratagemes pour vous tenir en haleine, croyez-moi...)
A tout de suite!
lundi 19 février 2007
Kratie, la suite!
Bande de petits chanceux,
nos camarades de voyage nous ont pose un lapin
et me voici de retour dans la maison d'internet...
je suis en train de manger mon nouveau delice
favori, decouvert aujourd'hui:
La graine de tamarin au sucre-sel-piment!
Ici on trouve tout un tas de friandises au gout
hyper acide et piquant, tant mieux pour moi.
MAis revenons a nos moutons...
Vous attendez impatiemment la suite, n'est-ce pas?
Bien.
Nous dormimes donc a Kompong Cham,
et ce fut le nouvel an chinois.
Bandol dit que "comme beaucoup de Chinois
au Cambodge sont riches, les Cambodgiens fetent
aussi le Nouvel An chinois pour devenir aussi riches".
On ne voit pas de defile grandiose mais on entend
quelques petards (bien que les Cambodgiens,
bombardes jusqu'en 1999 a Battambang par
exemple, n'apprecient que moderement les explosions).
Et surtout, la plupart des commercants ont dans
leurs boutiques de tres jolis arbres (d'apres ma
vaste connaissance du monde vegetal je dirais
que ca ressemble a des genets) a fleurs jaunes
decores de motifs en carton rouges et dores,
et enrubannes de mini-ampoules jaunes ou
multicolores.
Ce qui arrive aussi immanquablement ce jour-la
et les 2 suivants, Chinois ou pas Chinois,
c'est la soudaine augmentation des prix.
"Pourquoi le kouitiou a double depuis hier?
C'est nouvel an chinois voyons!
Ah."
Enfin tout ca ne nous empecha pas de dormir
dans notre hotel de luxe...
Le lendemain, non non non, nous ne repartimes pas.
Non. Le lendemain -c'est-a-dire hier-
on se promeni dans la ville (14 millions d'habitants
au Cambodge, ca relativise la grandeur de ce qu'on
considere comme ville). Bandol alla chez le
coiffeur, et les eleves
-Shanri, Hong, Keh, Rahtii, Borei et Kakada-
dessinerent. Et ils dessinerent la rue, des commercants,
des gens...
Le soir (vers 16h30), la oui, nous sautames
sur nos bruyantes montures, et roulames
jusqu'a chez des amis de Bandol,
a une quarantaines de minutes de Kompong Cham.
Pour y aller on a traverse un pont au-dessus d'eau
(qui elle non plus ne m'a pas dit son nom),
c'etait tres beau. Des pecheurs tapaient sur l'eau
avec de longues tiges en bambou.
Pas loin on voyait leurs cabanes de peche,
en bois, sur de tres hauts et fins pilotis,
avec des constructions etranges en bambous
a cote, aussi dans l'eau..
En arrivant chez les amis nous fumes hydrates,
puis emmenes voir L'Arbre de Tim et Toum.
Un gros gros arbre, au tronc filandreux
comme un cou de catcheur, tres haut -et dont
mes vastes connaissances verduresques ne
me permettent pas de vous le nommer.
Sous cet arbre fut assassine Toum,
l'amoureux de Tim, afin de permettre a un sale
mechant d'epouser cette derniere.
L'amoureuse, helas pour le mechant, l'etait
eperdument. En consequence de quoi
elle s'auto-assassina au meme
endroit quand elle appris l'atroce nouvelle.
Une bien jolie histoire pour un bien joli arbre.
A 2 metres de l'arbre, qui trone sur un terrain vague,
un batiment en beton blanc qui s'effrite, d'ou sortent
des hommes ivres finissant leur chanson
de karaoke sur le parking.
Le Cambodge, un pays fascinant alliant A LA FOIS
tradition ET modernite...
Apres cette minute culturelle,
nous revoici chez les amis.
Promenade dans le champ de bananiers derriere
chez eux, coucher de soleil liquoreux sur les
palmiers a l'horizon, EXPLOSION de
hurlements de cigales hysteriques...
Et enfin, nous dinons!
Une foule de poissons grilles en delire
se jette sur la table (=le tissu bleu sur le gazon),
des assiettes antieres de LEGUMES crus
s'etalent sous nos yeux, des milliers de petits
bols de la meilleure sauce du monde
proliferent, des saladiers de boeuf a l'oignon,
des bols de sauce de micro-crevettes a gros yeux,
des monticules de poivrons-carottes-foie...
Tant de delicieusetes n'avaient pas enchante nos
papilles depuis des lustres.
Pour un peu j'en aurais perdu mon latin,
chamboulee par cette veritable nourriture,
moi qui en avais quasiment oublie l'existence.
(le kouitiou et autres plats
d'os et de cartilage de viande non-identifiable
poses sur riz, ca nourrit,
ca n'enchante pas du tout les papilles...).
Heureux et repus, nous nous en retournames
passer une autre nuit au Moronom Hotel.
Et ce matin, nos fesses desormais en beton arme
nous reposames sur nos fideles destriers,
pour grignoter de la route au kilometre...
On petit-dejeuna quelque part oú les gens
etaient tres gentils -et les chiens tres pourris,
c'est un invariant au Cambodge-
puis dejeunames vers Snoul il me semble.
Sur la route, nous nous sommes arretes sur un pont.
On est tous descendu se jeter dans un cours d'eau
dans lequel se lavaient quelques familles.
Apres des kilometres et des kilometres de
paysage grille, de foret brulee, de route carbonisee,
de vent a 45 degres, cette baignade nous a sauve
de la folie. C'etait genial! L'eau etait tiede,
des poissons brillants volaient entre nos doigts de
pieds, les enfants se cachaient derriere leurs meres
en voyant Lisa et moi...
Et maintenant, nous sommes a Kratie.
Ca a l'air tres joli, avec cette grande eau le long de
la ville...
Le soleil est en train de se coucher dessus,
je le vois depuis la fenetre de la maison,
c'est calme et eblouissant...
Je vous embrasse tous
et vous souhaite un aussi rose coucher de soleil!
Bises***
nos camarades de voyage nous ont pose un lapin
et me voici de retour dans la maison d'internet...
je suis en train de manger mon nouveau delice
favori, decouvert aujourd'hui:
La graine de tamarin au sucre-sel-piment!
Ici on trouve tout un tas de friandises au gout
hyper acide et piquant, tant mieux pour moi.
MAis revenons a nos moutons...
Vous attendez impatiemment la suite, n'est-ce pas?
Bien.
Nous dormimes donc a Kompong Cham,
et ce fut le nouvel an chinois.
Bandol dit que "comme beaucoup de Chinois
au Cambodge sont riches, les Cambodgiens fetent
aussi le Nouvel An chinois pour devenir aussi riches".
On ne voit pas de defile grandiose mais on entend
quelques petards (bien que les Cambodgiens,
bombardes jusqu'en 1999 a Battambang par
exemple, n'apprecient que moderement les explosions).
Et surtout, la plupart des commercants ont dans
leurs boutiques de tres jolis arbres (d'apres ma
vaste connaissance du monde vegetal je dirais
que ca ressemble a des genets) a fleurs jaunes
decores de motifs en carton rouges et dores,
et enrubannes de mini-ampoules jaunes ou
multicolores.
Ce qui arrive aussi immanquablement ce jour-la
et les 2 suivants, Chinois ou pas Chinois,
c'est la soudaine augmentation des prix.
"Pourquoi le kouitiou a double depuis hier?
C'est nouvel an chinois voyons!
Ah."
Enfin tout ca ne nous empecha pas de dormir
dans notre hotel de luxe...
Le lendemain, non non non, nous ne repartimes pas.
Non. Le lendemain -c'est-a-dire hier-
on se promeni dans la ville (14 millions d'habitants
au Cambodge, ca relativise la grandeur de ce qu'on
considere comme ville). Bandol alla chez le
coiffeur, et les eleves
-Shanri, Hong, Keh, Rahtii, Borei et Kakada-
dessinerent. Et ils dessinerent la rue, des commercants,
des gens...
Le soir (vers 16h30), la oui, nous sautames
sur nos bruyantes montures, et roulames
jusqu'a chez des amis de Bandol,
a une quarantaines de minutes de Kompong Cham.
Pour y aller on a traverse un pont au-dessus d'eau
(qui elle non plus ne m'a pas dit son nom),
c'etait tres beau. Des pecheurs tapaient sur l'eau
avec de longues tiges en bambou.
Pas loin on voyait leurs cabanes de peche,
en bois, sur de tres hauts et fins pilotis,
avec des constructions etranges en bambous
a cote, aussi dans l'eau..
En arrivant chez les amis nous fumes hydrates,
puis emmenes voir L'Arbre de Tim et Toum.
Un gros gros arbre, au tronc filandreux
comme un cou de catcheur, tres haut -et dont
mes vastes connaissances verduresques ne
me permettent pas de vous le nommer.
Sous cet arbre fut assassine Toum,
l'amoureux de Tim, afin de permettre a un sale
mechant d'epouser cette derniere.
L'amoureuse, helas pour le mechant, l'etait
eperdument. En consequence de quoi
elle s'auto-assassina au meme
endroit quand elle appris l'atroce nouvelle.
Une bien jolie histoire pour un bien joli arbre.
A 2 metres de l'arbre, qui trone sur un terrain vague,
un batiment en beton blanc qui s'effrite, d'ou sortent
des hommes ivres finissant leur chanson
de karaoke sur le parking.
Le Cambodge, un pays fascinant alliant A LA FOIS
tradition ET modernite...
Apres cette minute culturelle,
nous revoici chez les amis.
Promenade dans le champ de bananiers derriere
chez eux, coucher de soleil liquoreux sur les
palmiers a l'horizon, EXPLOSION de
hurlements de cigales hysteriques...
Et enfin, nous dinons!
Une foule de poissons grilles en delire
se jette sur la table (=le tissu bleu sur le gazon),
des assiettes antieres de LEGUMES crus
s'etalent sous nos yeux, des milliers de petits
bols de la meilleure sauce du monde
proliferent, des saladiers de boeuf a l'oignon,
des bols de sauce de micro-crevettes a gros yeux,
des monticules de poivrons-carottes-foie...
Tant de delicieusetes n'avaient pas enchante nos
papilles depuis des lustres.
Pour un peu j'en aurais perdu mon latin,
chamboulee par cette veritable nourriture,
moi qui en avais quasiment oublie l'existence.
(le kouitiou et autres plats
d'os et de cartilage de viande non-identifiable
poses sur riz, ca nourrit,
ca n'enchante pas du tout les papilles...).
Heureux et repus, nous nous en retournames
passer une autre nuit au Moronom Hotel.
Et ce matin, nos fesses desormais en beton arme
nous reposames sur nos fideles destriers,
pour grignoter de la route au kilometre...
On petit-dejeuna quelque part oú les gens
etaient tres gentils -et les chiens tres pourris,
c'est un invariant au Cambodge-
puis dejeunames vers Snoul il me semble.
Sur la route, nous nous sommes arretes sur un pont.
On est tous descendu se jeter dans un cours d'eau
dans lequel se lavaient quelques familles.
Apres des kilometres et des kilometres de
paysage grille, de foret brulee, de route carbonisee,
de vent a 45 degres, cette baignade nous a sauve
de la folie. C'etait genial! L'eau etait tiede,
des poissons brillants volaient entre nos doigts de
pieds, les enfants se cachaient derriere leurs meres
en voyant Lisa et moi...
Et maintenant, nous sommes a Kratie.
Ca a l'air tres joli, avec cette grande eau le long de
la ville...
Le soleil est en train de se coucher dessus,
je le vois depuis la fenetre de la maison,
c'est calme et eblouissant...
Je vous embrasse tous
et vous souhaite un aussi rose coucher de soleil!
Bises***
Kratie
Salut les innombrables!
Nous sommes a Kratie!
Ca a l'air tres joli -on vient d'arriver et je me suis
d'abord ruee sur internet pour vous envoyer de rapides nouvelles;
je peux deja vous dire que depuis l'endroit ou y a internet (le premier etage d'une belle maison,
je vous ecris pieds nus sur un sol de bois fonce tres brillant et doux), on voit de l'eau (je ne sais pas encore son nom), et on entend de droles de cris d'animaux -a plumes je suppose, mais je n'en jurerais pas...
L'endroit est tres beau mais la connexion internet tres tres tres pourrie
(12 minutes pour ouvrir cette page. Quelqu'un se souvient des ordinateurs a pedales? j'en ai un!)
et je suis attendue; je vais donc faire court.
Nous avons quitte Battambang un matin,
sommes passes par une pagode d'un kitsch GRANDIOSE avec tigre geant en platre et touti kouanti,
je me suis faite draguer par un bonze qui tenait absolument a ce que "you moust obey the man! give me telephone i chat you!".
Je ne l'ai pas epouse.
Ensuite, nous avons dejeune a Pursat (ou Poussat suivant les cartes, ou Poursat aussi..) et nous avons re-roule jusqu'a Kampong Chhnang.
Durant cette premiere journee nous frequentames nooombre de reparateurs de motos, ayant noooombre de "stoooop! moto problem!".
5 vraies reparations, et X regonflage de pneus, arrets essence, etc...
Apres avoir dormi dans un hotel qui me semblit Grand Luxe -en raison de l'etrange presence d'une SALLE DE BAIN avec douche a la thailandaise;
le lendemain, nous repartimes de tres bon matin.
Arret kouitiou de rigueur (QUI se souvient de ce qu'est le kouitiou? Je vois qu'il y en a qui dorment au fond de la classe... C'est LA soupe du petit dej', nouilles fines,
boulettes de viande ou de truc, autre viande non-identifiable, et bouillon),
et re-depart vers la cambrousse alentour,
oú l'on vit, dans un decor abracadabrantesque constitue de plat et d'une multitude innombrable de palmiers fiers, les fameuses potieres de Kampong Chhang au travail, ET des recolteurs de sucre de palme:
Ils grimpent grimpent grimpent sur des bambous appuyes tout le long des troncs des palmiers, et de tout la-haut, redescendent charges de tubes en section de bambou pleins d'un liquide sucre: le sucre de palme.
Apres une pause dessin dans cet endroit tres apaisant, nous enfourchames nos chevaux de fer a nouveau, et roulames...
Au bout d'un moment, nous primes le bac pour traverser le Tonle Sap.
Le Tonle Sap, c'est le GROS lac du Cambodge,
et c'est aussi un de ses affluents
(c'est ca qu'on dit pour les rivieres qui sortent des lacs?).
Puis, nous re-re-repartimes, en route pour la suite de nos aventures epatantes.
Le soir tombant, nous arretames a Kompomg Cham (qui n'a rien a voir avec Kampong Chhang) et dormimes dans un hotel ENCORE PLUS luxueux: Lits ENCORE plus grands (=2 places par personne, le precedent nous offrait 1.5 place/ personne)
ET... DOUCHE CHAUDE!
Mais comme il fait de plus en plus chaud, on ne s'en sert pas finalement.
AH, restez suspendus a votre ordinateur, je dois y aller!
Juliette dormira-t-elle dans un hotel d'un luxe INOUI
ce soir? Ce mail vous arrivera-t-il avant mon retour?
LE suspens est a son comble, amis lecteurs...
Vous en saurez plus BIENTOT.
Bises a tous,
tendez l'oreille pour savourer les triiiiiiyoulli
et les trtrttrtrihihihiii des oiseaux d'ici***
Nous sommes a Kratie!
Ca a l'air tres joli -on vient d'arriver et je me suis
d'abord ruee sur internet pour vous envoyer de rapides nouvelles;
je peux deja vous dire que depuis l'endroit ou y a internet (le premier etage d'une belle maison,
je vous ecris pieds nus sur un sol de bois fonce tres brillant et doux), on voit de l'eau (je ne sais pas encore son nom), et on entend de droles de cris d'animaux -a plumes je suppose, mais je n'en jurerais pas...
L'endroit est tres beau mais la connexion internet tres tres tres pourrie
(12 minutes pour ouvrir cette page. Quelqu'un se souvient des ordinateurs a pedales? j'en ai un!)
et je suis attendue; je vais donc faire court.
Nous avons quitte Battambang un matin,
sommes passes par une pagode d'un kitsch GRANDIOSE avec tigre geant en platre et touti kouanti,
je me suis faite draguer par un bonze qui tenait absolument a ce que "you moust obey the man! give me telephone i chat you!".
Je ne l'ai pas epouse.
Ensuite, nous avons dejeune a Pursat (ou Poussat suivant les cartes, ou Poursat aussi..) et nous avons re-roule jusqu'a Kampong Chhnang.
Durant cette premiere journee nous frequentames nooombre de reparateurs de motos, ayant noooombre de "stoooop! moto problem!".
5 vraies reparations, et X regonflage de pneus, arrets essence, etc...
Apres avoir dormi dans un hotel qui me semblit Grand Luxe -en raison de l'etrange presence d'une SALLE DE BAIN avec douche a la thailandaise;
le lendemain, nous repartimes de tres bon matin.
Arret kouitiou de rigueur (QUI se souvient de ce qu'est le kouitiou? Je vois qu'il y en a qui dorment au fond de la classe... C'est LA soupe du petit dej', nouilles fines,
boulettes de viande ou de truc, autre viande non-identifiable, et bouillon),
et re-depart vers la cambrousse alentour,
oú l'on vit, dans un decor abracadabrantesque constitue de plat et d'une multitude innombrable de palmiers fiers, les fameuses potieres de Kampong Chhang au travail, ET des recolteurs de sucre de palme:
Ils grimpent grimpent grimpent sur des bambous appuyes tout le long des troncs des palmiers, et de tout la-haut, redescendent charges de tubes en section de bambou pleins d'un liquide sucre: le sucre de palme.
Apres une pause dessin dans cet endroit tres apaisant, nous enfourchames nos chevaux de fer a nouveau, et roulames...
Au bout d'un moment, nous primes le bac pour traverser le Tonle Sap.
Le Tonle Sap, c'est le GROS lac du Cambodge,
et c'est aussi un de ses affluents
(c'est ca qu'on dit pour les rivieres qui sortent des lacs?).
Puis, nous re-re-repartimes, en route pour la suite de nos aventures epatantes.
Le soir tombant, nous arretames a Kompomg Cham (qui n'a rien a voir avec Kampong Chhang) et dormimes dans un hotel ENCORE PLUS luxueux: Lits ENCORE plus grands (=2 places par personne, le precedent nous offrait 1.5 place/ personne)
ET... DOUCHE CHAUDE!
Mais comme il fait de plus en plus chaud, on ne s'en sert pas finalement.
AH, restez suspendus a votre ordinateur, je dois y aller!
Juliette dormira-t-elle dans un hotel d'un luxe INOUI
ce soir? Ce mail vous arrivera-t-il avant mon retour?
LE suspens est a son comble, amis lecteurs...
Vous en saurez plus BIENTOT.
Bises a tous,
tendez l'oreille pour savourer les triiiiiiyoulli
et les trtrttrtrihihihiii des oiseaux d'ici***
jeudi 15 février 2007
Battambang et puis...
Salut les innombrables!
Ce soir, c'est notre DERNIER SOIR a Battambang!
L'argent est arrive, nous avons des motos, et demain: En route vers de nouvelles aventures!
Nous allons commencer par descendre, un peu en bas a droite par rapport a Battambang, puis nous irons dans le sud carrement, sur une ile, et puis ensuite nous remonterons le pays par l'est, et une fois tout en haut a droite (le ratanakiri), nous redescendrons vers Phnom-Penh, et remonterons vers Battambang. Et nous ne passerons pas par Siem Reap, la ou sont les temples d'Angkor. MAIS Lisa et moi irons, en repartant vers le Vietnam, parce que moi, j'ai jamais vu..
Nous partons donc a 9, dont une demi portion, Hong, qui a 12 ans et en parait 9, et qui sera assise entre 2 personnes sur une moto. Sinon nous serons a 2 par motos, avec chapeau (pour Lisa et moi), et krama enroules sur le visage.
Le krama, c'est le foulard a tout faire cambodgien. En coton, il est a carreaux, genre Vichy, de couleur rejouissante telle que le Bordeau, le kaki, ou le jaune moutarde -le mien est rouge, quand meme..
Il sert a TOUT, donc:
On s'essuie avec apres la toilette, on le porte sur la tete pour proteger ses cheveux de la poussiere, sur le chapeau pour le retenir, sur le nez en masque, en echarpe, en robe, en pyjama, en n'importe quoi.
-Pendant notre periple mobylettien, a part a Phnom Penh, je ne suis pas du tout sure de trouver ineternet facilement. Quand je tomberai sur un nid (d'ordinateurs connectes), je vous donnerai des nouvelles, et sinon, vous n'aurez qu'a penser a moi et vous languir...
Pour feter notre depart imminent, Lisa et moi sommes allees sur le bord de la riviere d'ici siroter un tokolok tout a l'heure. J'ai appris que dans le tokolok,d'habitude, on met -en plus du lait concentre sucre, de la glace pillee, et des fruits, un oeuf entier, et du sucre! D'ou la lourdeur et la difficulte a faire passer tout ca dans la paille... Pour nous, ce soir, ce fut la version light: Seulement du lait de coco, de l'ananas, du fruit du dragon, du lait concentre sucre, et de la glace pilee. Tres bon, vraiment... Pour piller la glace, en fait, ils prennent un cube de glace et le posent dans une machine qui est un hybride entre une machine a coudre prehistorique (en fonte), une presse, et une rape. Le cube de glace est coince par des clous sortant de la partie qui presse a mort, on tourne la manivelle de l'antique machine a coudre, et le glace tourne sur elle-meme en se faisant raper par une lame en-dessous. C'est tres beau comme truc. Et la glace, elle, est fabriquee quelque part pres du rond-point de la ville, et les porteurs de glace vont la chercher la-bas: On scie des gros cubes (rectangulaires) de glace et les porteurs partent avec sur l'epaule, posee sur un chiffon. Apres, chacun achete son bout, le met dans une glaciere ou il fond lentement au long de la journee (c'est le frigo), ou le rape, le casse au marteau (ce sont les glacons), etc... Et l'eau, ici, elle ne coure pas, non non. Elle dort, dans la riviere par exemple, et chaque maison a sa reserve, dans de gros pots en terre. On prend l'eau dans un des pots pour en remplir une espece de bassin rectangulaire dans la salle de bain, et pour se doucher, chacun a sa petite casserole en plastique (la mienne est rose), et s'asperge. Et on s'asperge les fesses en guise de papier toilette.
He oui, c'est comme ca ici!
Ca vous en boucherait un coin. Moi, au debut, ca me l'a fait en tout cas. En fait c'est tres agreable de se laver comme ca, et comme il fait chaud, on se lave 3 fois par jour, et l'eau fraiche fait vraiment du bien. Et puis chez nous, par exemple, on peut discuter, pendant qu'on se lave, avec des grenouilles, des moustiques evidemment, mais aussi des blattes geantes, des grillons tres gros, des sauterelles-ogres, tout un tas de copains animaux! On ne s'ennuie pas..
Sinon hier j'ai goute quelque chose de tres tres bon: la mangue verte (=pas mure) coupee en tranches, et enduite de sel + piment en poudre... un regal!
>Essayez chez vous, si vous en trouvez, c'est delicieux -et ne lesinez pas sur le piment, bande de petits rigolos!
Avec ca, vous peterez la forme, et vous vous sentirez un peu au Cambodge avec nous...
Bises a tous, bonne route, et encore a tres bientot dans votre ordinateur!
Ce soir, c'est notre DERNIER SOIR a Battambang!
L'argent est arrive, nous avons des motos, et demain: En route vers de nouvelles aventures!
Nous allons commencer par descendre, un peu en bas a droite par rapport a Battambang, puis nous irons dans le sud carrement, sur une ile, et puis ensuite nous remonterons le pays par l'est, et une fois tout en haut a droite (le ratanakiri), nous redescendrons vers Phnom-Penh, et remonterons vers Battambang. Et nous ne passerons pas par Siem Reap, la ou sont les temples d'Angkor. MAIS Lisa et moi irons, en repartant vers le Vietnam, parce que moi, j'ai jamais vu..
Nous partons donc a 9, dont une demi portion, Hong, qui a 12 ans et en parait 9, et qui sera assise entre 2 personnes sur une moto. Sinon nous serons a 2 par motos, avec chapeau (pour Lisa et moi), et krama enroules sur le visage.
Le krama, c'est le foulard a tout faire cambodgien. En coton, il est a carreaux, genre Vichy, de couleur rejouissante telle que le Bordeau, le kaki, ou le jaune moutarde -le mien est rouge, quand meme..
Il sert a TOUT, donc:
On s'essuie avec apres la toilette, on le porte sur la tete pour proteger ses cheveux de la poussiere, sur le chapeau pour le retenir, sur le nez en masque, en echarpe, en robe, en pyjama, en n'importe quoi.
-Pendant notre periple mobylettien, a part a Phnom Penh, je ne suis pas du tout sure de trouver ineternet facilement. Quand je tomberai sur un nid (d'ordinateurs connectes), je vous donnerai des nouvelles, et sinon, vous n'aurez qu'a penser a moi et vous languir...
Pour feter notre depart imminent, Lisa et moi sommes allees sur le bord de la riviere d'ici siroter un tokolok tout a l'heure. J'ai appris que dans le tokolok,d'habitude, on met -en plus du lait concentre sucre, de la glace pillee, et des fruits, un oeuf entier, et du sucre! D'ou la lourdeur et la difficulte a faire passer tout ca dans la paille... Pour nous, ce soir, ce fut la version light: Seulement du lait de coco, de l'ananas, du fruit du dragon, du lait concentre sucre, et de la glace pilee. Tres bon, vraiment... Pour piller la glace, en fait, ils prennent un cube de glace et le posent dans une machine qui est un hybride entre une machine a coudre prehistorique (en fonte), une presse, et une rape. Le cube de glace est coince par des clous sortant de la partie qui presse a mort, on tourne la manivelle de l'antique machine a coudre, et le glace tourne sur elle-meme en se faisant raper par une lame en-dessous. C'est tres beau comme truc. Et la glace, elle, est fabriquee quelque part pres du rond-point de la ville, et les porteurs de glace vont la chercher la-bas: On scie des gros cubes (rectangulaires) de glace et les porteurs partent avec sur l'epaule, posee sur un chiffon. Apres, chacun achete son bout, le met dans une glaciere ou il fond lentement au long de la journee (c'est le frigo), ou le rape, le casse au marteau (ce sont les glacons), etc... Et l'eau, ici, elle ne coure pas, non non. Elle dort, dans la riviere par exemple, et chaque maison a sa reserve, dans de gros pots en terre. On prend l'eau dans un des pots pour en remplir une espece de bassin rectangulaire dans la salle de bain, et pour se doucher, chacun a sa petite casserole en plastique (la mienne est rose), et s'asperge. Et on s'asperge les fesses en guise de papier toilette.
He oui, c'est comme ca ici!
Ca vous en boucherait un coin. Moi, au debut, ca me l'a fait en tout cas. En fait c'est tres agreable de se laver comme ca, et comme il fait chaud, on se lave 3 fois par jour, et l'eau fraiche fait vraiment du bien. Et puis chez nous, par exemple, on peut discuter, pendant qu'on se lave, avec des grenouilles, des moustiques evidemment, mais aussi des blattes geantes, des grillons tres gros, des sauterelles-ogres, tout un tas de copains animaux! On ne s'ennuie pas..
Sinon hier j'ai goute quelque chose de tres tres bon: la mangue verte (=pas mure) coupee en tranches, et enduite de sel + piment en poudre... un regal!
>Essayez chez vous, si vous en trouvez, c'est delicieux -et ne lesinez pas sur le piment, bande de petits rigolos!
Avec ca, vous peterez la forme, et vous vous sentirez un peu au Cambodge avec nous...
Bises a tous, bonne route, et encore a tres bientot dans votre ordinateur!
mercredi 14 février 2007
Battambang à table
Salut les innombrables,
j'espere que vous allez bien, ou que vous soyez, sous des ciels gris et bien au froid...
Ici tout est calme -surtout moi-. Aujourd'hui, journee de meditation.
Je me suis entrainee a bien utiliser le hamac, suspendue sur la terrasse de notre maison, la tete sur un oreiller mirobolant (l'oreiller cambodgien se DOIT d'etre mirobolant. Tout de satin vetu, il mirobole avec ses volants de tous cotes, fier comme un oreiller cambodgien).
En bas, sur la route qui poudroie, passaient les buffles et les vaches, les velos qui tintinabulent (=ceux qui transportent un truc a vendre, glace, eau, fruits) et ceux qui ne tintinabulent pas, de temps en temps un gros camion klaxonnant non stop pour eloigner tout autre vehicule ou creature que lui, des enfants et des enfants, des chiens errants, des motos de toutes sortes...
Et en dessous de moi travaillaient les eleves de Lisa & Bandol.
L'apres-midi il fait tres chaud ici, on se sent mollir des 11h, et la fraicheur ne revient qu'au milieu de la nuit.
Depuis ce matin, nous prenons nos repas "Chez la maman de Shamran" -je ne sais pas qui est Shamran, mais sa maman a une maison a quelques dizaines de metres de l'ecole, et elle prepare de tres bonnes choses a manger pour nous. Au petit dejeuner, des fruits -de delicieuses mangues, d'exquis ananas artistiquement decoupes, des bananes vertes goutues-, et un truc tres tres bon: des especes de mini blinis a la noix de coco et aux haricots mungo. A midi nous avons eu du poulet grille (c'est tres rare ici et ca fait vraiment du bien), du riz, normal, et des feuilles genre epinards, dans un bouillon de trucs, et toujours des fruits: fruits du dragon (TREs magnifiques et bons!), pommes,ananas... Et ce soir..?
Hier soir nous avons vu un spectacle du cirque de l'ecole; ils font tout: la musique, la mise en scene, des acrobaties dans des cerceaux de feu, des blagues... Et les Cambodgiens sont vraiment tres bon public! Ils riaient a gorges deployees, applaudissaient a tout rompre, criaient, c'etait drole. Et puis une chose tres importante que je voulais vous dire avant d'aller diner, aussi:
Ici, a 17h45, la lumiere est a tomber par terre. Elle est tellement belle que mon cerveau s'envole a chaque fois. Orange, epaisse, elle s'introduit dans tout, elle habite chaque chose...
Je vous souhaite d'en recevoir un peu par ce mail*
Bises a tous, et bon appetit!
j'espere que vous allez bien, ou que vous soyez, sous des ciels gris et bien au froid...
Ici tout est calme -surtout moi-. Aujourd'hui, journee de meditation.
Je me suis entrainee a bien utiliser le hamac, suspendue sur la terrasse de notre maison, la tete sur un oreiller mirobolant (l'oreiller cambodgien se DOIT d'etre mirobolant. Tout de satin vetu, il mirobole avec ses volants de tous cotes, fier comme un oreiller cambodgien).
En bas, sur la route qui poudroie, passaient les buffles et les vaches, les velos qui tintinabulent (=ceux qui transportent un truc a vendre, glace, eau, fruits) et ceux qui ne tintinabulent pas, de temps en temps un gros camion klaxonnant non stop pour eloigner tout autre vehicule ou creature que lui, des enfants et des enfants, des chiens errants, des motos de toutes sortes...
Et en dessous de moi travaillaient les eleves de Lisa & Bandol.
L'apres-midi il fait tres chaud ici, on se sent mollir des 11h, et la fraicheur ne revient qu'au milieu de la nuit.
Depuis ce matin, nous prenons nos repas "Chez la maman de Shamran" -je ne sais pas qui est Shamran, mais sa maman a une maison a quelques dizaines de metres de l'ecole, et elle prepare de tres bonnes choses a manger pour nous. Au petit dejeuner, des fruits -de delicieuses mangues, d'exquis ananas artistiquement decoupes, des bananes vertes goutues-, et un truc tres tres bon: des especes de mini blinis a la noix de coco et aux haricots mungo. A midi nous avons eu du poulet grille (c'est tres rare ici et ca fait vraiment du bien), du riz, normal, et des feuilles genre epinards, dans un bouillon de trucs, et toujours des fruits: fruits du dragon (TREs magnifiques et bons!), pommes,ananas... Et ce soir..?
Hier soir nous avons vu un spectacle du cirque de l'ecole; ils font tout: la musique, la mise en scene, des acrobaties dans des cerceaux de feu, des blagues... Et les Cambodgiens sont vraiment tres bon public! Ils riaient a gorges deployees, applaudissaient a tout rompre, criaient, c'etait drole. Et puis une chose tres importante que je voulais vous dire avant d'aller diner, aussi:
Ici, a 17h45, la lumiere est a tomber par terre. Elle est tellement belle que mon cerveau s'envole a chaque fois. Orange, epaisse, elle s'introduit dans tout, elle habite chaque chose...
Je vous souhaite d'en recevoir un peu par ce mail*
Bises a tous, et bon appetit!
lundi 12 février 2007
Battambang still...
Salut les innombrables!
Je vous ecris ce soir, chers, a l'ombre de deux margouillats, qui bronzent au plafond, colles au neon.
Ce soir, on experimente un nouvel endroit a internet.
Les ecrans sont PLATS! La connexion CONNECTE! Alleluia!
Aujourd'hui programme sedentaire:
Nous avons dessine, dessine, dessine.
Voici d'ailleurs enfin l'histoire de ce que nous faisons la:
Depuis 5 ans, Lisa vient ici a Battambang, a l'ecole Phare-Ponleu-Selpak, donner des cours de bandes dessinees ( http://lisamandel.net/ pour ceux qui debarquent).
Cette ecole, en gros, c'est une ecole GRATUITE, dans laquelle qui veut vient, et ou on donne des cours de cirque, de musique, de dessin, d'animation (pour faire des dessins animes, maman), et d'autres trucs.
Alors il y a des enfants de tout le coin, des qui ont une maison, des parents, et des qui n'ont rien, souvent parce qú'ils ont fui une sale vie.
L'ecole n'est pas obligatoire, mais souvent ceux qui y viennent, comme ils y viennent parce qu'ils le veulent, ils sont tres assidus.
Et par exemple, les cours de cirque ont fini par donner naissance a un vrai cirque, qui fait des tournees mondiales, et qui gagne des sous!
Et ceux qui font du dessins deviennent graphistes, ou bandes-dessineeiste, en tous cas, a moins qu'ils ne disparaissent dans la nature, tous les eleves trouvent du travail -parce qu'ici on a besoin de TOUT, y compris de creatifs (un mot a la con, tres an 2000, mais bon).
Voila pourquoi nous sommes ici:
Cette annee encore Lisa venait, et elle m'a pliee dans sa valise, entre l'ordinateur portable et la bouteille d'encre qui m'a un peu fuit dessus.
Et donc le projet, c'est de faire le tour du Cambodge, a moto (en fait ca ressemble plus a des petites motos qu'a des mobs), et de dessiner dessiner, et a la fin, un livre sortira avec des dessins des eleves et tout ca!
Mais COMME il y a eu un retard du a des circonstances autant surprenantes qu'imprevisibles, nous ne partons que vendredi. En attendant, on est a Battambang, et on dessine, et on a essaye de se balader hier.
C'est pourquoi aujourd'hui: DESSIN! On dessine tous dans l'"entree" de notre maison.
-en fait il y a plusieurs maisons sur le terrain de l'ecole, dont une dans laquellle on dort, et dans laquelle on dessine aussi.
Ce matin: portraits. Pour le lecteur a venir, nous avons commence a tous nous dessiner. Comme tout le monde est khmer sauf Lisa et moi, c'etait assez drole. J'ai commence a poser, et ma tete, dans les carnets des eleves, s'est mise a ressembler: soit a un monstre, soit a une khmer. Certains m'ont meme fait des yeux brides noirs, la peau marron... Enfin VOILA, ce fut une journee sans trop de kilometres. Mais j'ai quand meme vu des choses trepidantes!
Ce soir, je dessinais sous LE lampadaire derriere la maison, quand j'entendis un drole de bruit, comme des clochettes en bois: C'etait l heure de rentrer les vaches et les buffles. Elles sont toutes passees, le pas leger, avec leurs veaux.
Comme les vaches sont maigres (point de gros ventres ronds et de pis gonfles ici, non, des vaches tendances, a ventre lisse et plats, et seins de memes), les veaux, quand ils sont tout petits, ressemblent a des faons. En plus ils sont souvent couleur caramel..
Et comme les vaches sont maigres encore, de meme sont leurs cousins les buffles, qui sont plutot blancs dans le coin, et l'autre jour j'en ai vu un courir: on dirait qu'ils volent, ils sont tout legers et gracieux!
Du cote de la bouche et du ventre, la nouvelle du jour: j'ai goute la mini glace que les enfants achetent devant l'ecole (ce qui les a fait beaucoup rire):
un vieux monsieur a une gargotte a roulettes, comme une grosse caisse en metal, avec un bac cylindrique dedans; il y met des dizaines de petits recipients rectangulaires de la famille des moules a eskimos, en metal aussi, et dedans, il verse:
1. un liquide verdatre avec des haricots de soja verts dedans OU un liquide rougeatre avec des mini cubes gluants marron-bordeau
2. du lait
3. du lait concentre sucre
4. une tige en bois genre allumette geante.
C'est grand comme... un demi marqueur (dans le sens de l'epaisseur) et c'est delicieux! Et ca coute 100 riels. (1 dollar = 4500 riels environ)
Sur ces entrefaites, je m'esquive, je vais bouffer un ou deux scolopandres croustillants..
Bises frites et a bientoooooooot!
Je vous ecris ce soir, chers, a l'ombre de deux margouillats, qui bronzent au plafond, colles au neon.
Ce soir, on experimente un nouvel endroit a internet.
Les ecrans sont PLATS! La connexion CONNECTE! Alleluia!
Aujourd'hui programme sedentaire:
Nous avons dessine, dessine, dessine.
Voici d'ailleurs enfin l'histoire de ce que nous faisons la:
Depuis 5 ans, Lisa vient ici a Battambang, a l'ecole Phare-Ponleu-Selpak, donner des cours de bandes dessinees ( http://lisamandel.net/ pour ceux qui debarquent).
Cette ecole, en gros, c'est une ecole GRATUITE, dans laquelle qui veut vient, et ou on donne des cours de cirque, de musique, de dessin, d'animation (pour faire des dessins animes, maman), et d'autres trucs.
Alors il y a des enfants de tout le coin, des qui ont une maison, des parents, et des qui n'ont rien, souvent parce qú'ils ont fui une sale vie.
L'ecole n'est pas obligatoire, mais souvent ceux qui y viennent, comme ils y viennent parce qu'ils le veulent, ils sont tres assidus.
Et par exemple, les cours de cirque ont fini par donner naissance a un vrai cirque, qui fait des tournees mondiales, et qui gagne des sous!
Et ceux qui font du dessins deviennent graphistes, ou bandes-dessineeiste, en tous cas, a moins qu'ils ne disparaissent dans la nature, tous les eleves trouvent du travail -parce qu'ici on a besoin de TOUT, y compris de creatifs (un mot a la con, tres an 2000, mais bon).
Voila pourquoi nous sommes ici:
Cette annee encore Lisa venait, et elle m'a pliee dans sa valise, entre l'ordinateur portable et la bouteille d'encre qui m'a un peu fuit dessus.
Et donc le projet, c'est de faire le tour du Cambodge, a moto (en fait ca ressemble plus a des petites motos qu'a des mobs), et de dessiner dessiner, et a la fin, un livre sortira avec des dessins des eleves et tout ca!
Mais COMME il y a eu un retard du a des circonstances autant surprenantes qu'imprevisibles, nous ne partons que vendredi. En attendant, on est a Battambang, et on dessine, et on a essaye de se balader hier.
C'est pourquoi aujourd'hui: DESSIN! On dessine tous dans l'"entree" de notre maison.
-en fait il y a plusieurs maisons sur le terrain de l'ecole, dont une dans laquellle on dort, et dans laquelle on dessine aussi.
Ce matin: portraits. Pour le lecteur a venir, nous avons commence a tous nous dessiner. Comme tout le monde est khmer sauf Lisa et moi, c'etait assez drole. J'ai commence a poser, et ma tete, dans les carnets des eleves, s'est mise a ressembler: soit a un monstre, soit a une khmer. Certains m'ont meme fait des yeux brides noirs, la peau marron... Enfin VOILA, ce fut une journee sans trop de kilometres. Mais j'ai quand meme vu des choses trepidantes!
Ce soir, je dessinais sous LE lampadaire derriere la maison, quand j'entendis un drole de bruit, comme des clochettes en bois: C'etait l heure de rentrer les vaches et les buffles. Elles sont toutes passees, le pas leger, avec leurs veaux.
Comme les vaches sont maigres (point de gros ventres ronds et de pis gonfles ici, non, des vaches tendances, a ventre lisse et plats, et seins de memes), les veaux, quand ils sont tout petits, ressemblent a des faons. En plus ils sont souvent couleur caramel..
Et comme les vaches sont maigres encore, de meme sont leurs cousins les buffles, qui sont plutot blancs dans le coin, et l'autre jour j'en ai vu un courir: on dirait qu'ils volent, ils sont tout legers et gracieux!
Du cote de la bouche et du ventre, la nouvelle du jour: j'ai goute la mini glace que les enfants achetent devant l'ecole (ce qui les a fait beaucoup rire):
un vieux monsieur a une gargotte a roulettes, comme une grosse caisse en metal, avec un bac cylindrique dedans; il y met des dizaines de petits recipients rectangulaires de la famille des moules a eskimos, en metal aussi, et dedans, il verse:
1. un liquide verdatre avec des haricots de soja verts dedans OU un liquide rougeatre avec des mini cubes gluants marron-bordeau
2. du lait
3. du lait concentre sucre
4. une tige en bois genre allumette geante.
C'est grand comme... un demi marqueur (dans le sens de l'epaisseur) et c'est delicieux! Et ca coute 100 riels. (1 dollar = 4500 riels environ)
Sur ces entrefaites, je m'esquive, je vais bouffer un ou deux scolopandres croustillants..
Bises frites et a bientoooooooot!
dimanche 11 février 2007
Battambang la suite
Salut les innombrables!
Le Cambodge de retour dans votre ordinateur!
Tout d'abord, un point sante:
Contrairement au diagnostique
du Docteur Lisa Mandel, et conformement a celui du Docteur
Juliette Le Moine et du pharmacien emerite de Bangkok,
je n'ai pas failli mourir de la grippe aviaire; j'ai failli tuer Lisa
a coup de toux rhumesque, ca oui -la nuit je toussais a decorner les boeufs,
la pauvre est dans un etat d'epuisement qui fait peine a voir...
Mon mechant rhume est en train de disparaitre et tout va tres bien.
Avant-hier donc, nous sommes arrivees au CAMBODGE.
Et meme a BATTAMBANG.
A peine le pied pose sur la poudreuse jaune du Cambodge,
les activites et les invitations ont plu telles la pluie en sa saison.
Avant-hier soir, trainant mon corps mourant, Lisa marchant 100 metres devant
moi par peur de ma soi-disant grippe aviaire, je suis allee diner dans la
belle-famille de Bandol.
(Bandol: Professeur de dessin a l'ecole Phare-Ponleu-Selpak,
que Lisa connait depuis 5 ou 6 ans).
Bandol, petit farceur, avait pris soin au prealable de m'emmener sur
sa moto (celle sur laquelle on etait 3 avant, pour ceux qui suivent)
pendant que Lisa passait des coups de fil de la plus haute importance,
et de me faire faire un mini tour gastronomique des berges
de la riviere d'ici (Battambang River, du genre..).
AVANT de diner je du deguster 4 sortes de beignets differents
(plus ou moins sucres, plus ou moins bon, on n'est pas en Thailande ici..),
2 fruits differents aussi (la oui,tres bons), et un TOKOLOK.
Le tokolok, c'est: Un fruits, ou plusieurs fruits, mixes avec force
lait concentre,
du lait normal, et de la glace. Tres bon! Et pas du tout leger, malgre
les fruits pour donner bonne conscience.
Ensuite j'ai seulement VU :
Les oeufs AVEC poussins -a differents stades de maturite-
qui se mangent bouillis (mais la, ouh la la, mon ventre etait trop plein,
je l'ai garde pour une prochaine fois).
Je me suis aussi contente de REGARDER le graaaaand stand
de delicieusetes grillees croustillantes:
scarabes -gros comme un doigt de pied ou comme la main-,
sauterelles -pas des petites joueuses-,
cafards, larves, petites grenouilles caramelisees,
et tout un tas d'autres dont j'ignorais l'existence, meme non-grillee.
Apres ce festin, en route pour le dineeer!
J'ai pas insiste pour finir les plats cette fois-ci.
CA c'est une chose geniale en tous cas dans le fait d'etre ici
comme ca: On est en contact avec des Cambodgiens,
on rentre chez eux, on discute (surtout moi, avec ma maitrise
etonnante de cette langue SI facile).
Enfin venons-en a hier:
Journee bien remplie:
Matin: marche.
-Laissez tomber les images de marche qui vous viennent a l'esprit,
ici c'est comme ca, TOUT est au marche.
Changer des sous, au marche,
faire faire sa robe de mariee, se faire couper les cheveux,
acheter des bijoux, des fruits, des animaux,
tout tout tout: au marche!
Chacun occupe 3 metres carres et tout est imbrique,
avec 20 centimetres pour poser ses pieds.
Ensuite: dejeuner, un kouitiou et un coca sivouplait.
Le kouitiou c'est une sorte de soupe Pho, plus petite
qu'a Paris, bonne, avec des trucs de la famille de la viande dedans.
Apres: sieste (par 40 degres on a le droit),
Et le soir: diner chez Vouttha -un autre ami-prof de dessin.
Le diner fut delicieux, tres joli, et Bandol et Vouttha parlent
tres bien francais, ce qui pour moi a rendu la conversation
legerement plus fluide..
A point d'heure, dodo.
Ici tout le monde se couche vers 20h, "point d'heure"
commence vers 20h10.
Le matin, aussi, on se leve a 5h -ou 6h les jours de grasse mat'
Et AUJOUR'HUI.... PREMIERE JOURNEE DE MOTO!
Nous sommes 9: Lisa, moi, Bandol, et 5 eleves de l'ecole Phare-etc
entre 16 et 22 ans, et Honn, eleve aussi de 10 ans (une fille
tres rigolote).
Notre super projet:
Aller jusqu'a un endoit ou, le lac s'etant evapore (rapport a la
saison seche.. voyez?)
un immense village s'est installe pour la saison. A 7h Nous partimes,
la joie au coeur, l'esprit plein d'allant (?),et roulames...
A 8h30 nous fimes une pause petit-dej'
(un kouitiou sivouplai) dans un endroit qui tuerait rien que par
son aspect une bonne douzaine d'inspecteurs de l'hygiene.
Puis, apres avoir a nouveau roule, roule, et reroule..
PLUS DE ROUTE.
Deja que la route, seul celui qui veut la voir decide qu'elle existe;
mais la, meme avecbeaucoup de volonte, plus moyen de l'inventer.
ALORS nous dejeunames, parce que la etait une echoppe,
au milieu du nulle part des rizieres et des poules et des palmiers et
des buffles
et des vaches squelettiques.
Et soudain, nous decidames de continuer, anvers et contre l'absence de route,
en faisant traverser la riviere a nos motos et a nous-meme!
Sur sa longue barge pointue, la dame de l'echoppe
et Bandol et un ou deux adolescents ont hisse les motos,
l'une apres l'autre, et l'une apres l'autre elles ont traverse la riviere,
puis ont ete montees sur la berge ou on pouvait a nouveau
s'imaginer une route.
Ensuite, nous les grosses Blanches et la petite Honn,
avons fait de meme,
et tout le monde est reparti.
Quelques temps plus tard il n'y a encore plus eu de route, et plus d'idee,
alors tout le monde a dessine, par 45 degres ou avoisinant,
les gens qui vivaient la,et tout le reste..
En rentrant (pour l'instant on dort encore a Battambang)
nous avons assiste a des combats de coqs,
et Lisa et moi avons mis en place le spectacle off:
Des VRAIES blanches, avec de VERITABLES yeux bleus,
juste devant vous mesdames messieurs, messieurs surtout,
approchez, les enfants, tatez, c'est du concret,
du blanc, du gras!
Ensuite on a bu du jus de canne a sucre,
Lisa s'est endormie en roulant sur la moto de Bandol,
on est arrive,
on s'est lave,
on a dormi un peu,
et nous y sommes!
Et je ne vous ai toujours pas dit ce que nous faisons la,
ni comment est le jaccuzzi ici...
A la prochaine,
les poulets (touss! touss!) !
Et bises aviaires***
Le Cambodge de retour dans votre ordinateur!
Tout d'abord, un point sante:
Contrairement au diagnostique
du Docteur Lisa Mandel, et conformement a celui du Docteur
Juliette Le Moine et du pharmacien emerite de Bangkok,
je n'ai pas failli mourir de la grippe aviaire; j'ai failli tuer Lisa
a coup de toux rhumesque, ca oui -la nuit je toussais a decorner les boeufs,
la pauvre est dans un etat d'epuisement qui fait peine a voir...
Mon mechant rhume est en train de disparaitre et tout va tres bien.
Avant-hier donc, nous sommes arrivees au CAMBODGE.
Et meme a BATTAMBANG.
A peine le pied pose sur la poudreuse jaune du Cambodge,
les activites et les invitations ont plu telles la pluie en sa saison.
Avant-hier soir, trainant mon corps mourant, Lisa marchant 100 metres devant
moi par peur de ma soi-disant grippe aviaire, je suis allee diner dans la
belle-famille de Bandol.
(Bandol: Professeur de dessin a l'ecole Phare-Ponleu-Selpak,
que Lisa connait depuis 5 ou 6 ans).
Bandol, petit farceur, avait pris soin au prealable de m'emmener sur
sa moto (celle sur laquelle on etait 3 avant, pour ceux qui suivent)
pendant que Lisa passait des coups de fil de la plus haute importance,
et de me faire faire un mini tour gastronomique des berges
de la riviere d'ici (Battambang River, du genre..).
AVANT de diner je du deguster 4 sortes de beignets differents
(plus ou moins sucres, plus ou moins bon, on n'est pas en Thailande ici..),
2 fruits differents aussi (la oui,tres bons), et un TOKOLOK.
Le tokolok, c'est: Un fruits, ou plusieurs fruits, mixes avec force
lait concentre,
du lait normal, et de la glace. Tres bon! Et pas du tout leger, malgre
les fruits pour donner bonne conscience.
Ensuite j'ai seulement VU :
Les oeufs AVEC poussins -a differents stades de maturite-
qui se mangent bouillis (mais la, ouh la la, mon ventre etait trop plein,
je l'ai garde pour une prochaine fois).
Je me suis aussi contente de REGARDER le graaaaand stand
de delicieusetes grillees croustillantes:
scarabes -gros comme un doigt de pied ou comme la main-,
sauterelles -pas des petites joueuses-,
cafards, larves, petites grenouilles caramelisees,
et tout un tas d'autres dont j'ignorais l'existence, meme non-grillee.
Apres ce festin, en route pour le dineeer!
J'ai pas insiste pour finir les plats cette fois-ci.
CA c'est une chose geniale en tous cas dans le fait d'etre ici
comme ca: On est en contact avec des Cambodgiens,
on rentre chez eux, on discute (surtout moi, avec ma maitrise
etonnante de cette langue SI facile).
Enfin venons-en a hier:
Journee bien remplie:
Matin: marche.
-Laissez tomber les images de marche qui vous viennent a l'esprit,
ici c'est comme ca, TOUT est au marche.
Changer des sous, au marche,
faire faire sa robe de mariee, se faire couper les cheveux,
acheter des bijoux, des fruits, des animaux,
tout tout tout: au marche!
Chacun occupe 3 metres carres et tout est imbrique,
avec 20 centimetres pour poser ses pieds.
Ensuite: dejeuner, un kouitiou et un coca sivouplait.
Le kouitiou c'est une sorte de soupe Pho, plus petite
qu'a Paris, bonne, avec des trucs de la famille de la viande dedans.
Apres: sieste (par 40 degres on a le droit),
Et le soir: diner chez Vouttha -un autre ami-prof de dessin.
Le diner fut delicieux, tres joli, et Bandol et Vouttha parlent
tres bien francais, ce qui pour moi a rendu la conversation
legerement plus fluide..
A point d'heure, dodo.
Ici tout le monde se couche vers 20h, "point d'heure"
commence vers 20h10.
Le matin, aussi, on se leve a 5h -ou 6h les jours de grasse mat'
Et AUJOUR'HUI.... PREMIERE JOURNEE DE MOTO!
Nous sommes 9: Lisa, moi, Bandol, et 5 eleves de l'ecole Phare-etc
entre 16 et 22 ans, et Honn, eleve aussi de 10 ans (une fille
tres rigolote).
Notre super projet:
Aller jusqu'a un endoit ou, le lac s'etant evapore (rapport a la
saison seche.. voyez?)
un immense village s'est installe pour la saison. A 7h Nous partimes,
la joie au coeur, l'esprit plein d'allant (?),et roulames...
A 8h30 nous fimes une pause petit-dej'
(un kouitiou sivouplai) dans un endroit qui tuerait rien que par
son aspect une bonne douzaine d'inspecteurs de l'hygiene.
Puis, apres avoir a nouveau roule, roule, et reroule..
PLUS DE ROUTE.
Deja que la route, seul celui qui veut la voir decide qu'elle existe;
mais la, meme avecbeaucoup de volonte, plus moyen de l'inventer.
ALORS nous dejeunames, parce que la etait une echoppe,
au milieu du nulle part des rizieres et des poules et des palmiers et
des buffles
et des vaches squelettiques.
Et soudain, nous decidames de continuer, anvers et contre l'absence de route,
en faisant traverser la riviere a nos motos et a nous-meme!
Sur sa longue barge pointue, la dame de l'echoppe
et Bandol et un ou deux adolescents ont hisse les motos,
l'une apres l'autre, et l'une apres l'autre elles ont traverse la riviere,
puis ont ete montees sur la berge ou on pouvait a nouveau
s'imaginer une route.
Ensuite, nous les grosses Blanches et la petite Honn,
avons fait de meme,
et tout le monde est reparti.
Quelques temps plus tard il n'y a encore plus eu de route, et plus d'idee,
alors tout le monde a dessine, par 45 degres ou avoisinant,
les gens qui vivaient la,et tout le reste..
En rentrant (pour l'instant on dort encore a Battambang)
nous avons assiste a des combats de coqs,
et Lisa et moi avons mis en place le spectacle off:
Des VRAIES blanches, avec de VERITABLES yeux bleus,
juste devant vous mesdames messieurs, messieurs surtout,
approchez, les enfants, tatez, c'est du concret,
du blanc, du gras!
Ensuite on a bu du jus de canne a sucre,
Lisa s'est endormie en roulant sur la moto de Bandol,
on est arrive,
on s'est lave,
on a dormi un peu,
et nous y sommes!
Et je ne vous ai toujours pas dit ce que nous faisons la,
ni comment est le jaccuzzi ici...
A la prochaine,
les poulets (touss! touss!) !
Et bises aviaires***
vendredi 9 février 2007
Battambang, here we are!
Salut les innombrables!
Je vous ecris cette fois-ci du Cambodge, Battambang exactement.
Nous sommes arrivees il y a une heure a peine, apres quelques heures de minibus hyper climatise.
Nous avons fait un arret a la frontiere pour obtenir nos visas -Du cote thailandais, un endroit magnifique: Sieges geants en bois d'arbres obeses, vegetation atteinte de folie des grandeurs, papillons de la taille de moineaux...
Le passage de la frontiere est un CHOC.
Soudain, le tiers monde est la. Meme la terre est pauvre, les routes perdues dans des nuages de poussieres epaisse sur des kilometres et des kilometres...
Nous avons rejoint Battambang en taxi, en payant une fois et demi le prix. Je suis encore un peu sonnee du voyage et je ne sais pas si je pourrai continuer a vous ecrire aussi facilement, ni aussi regulierement.
L'ordinateur ici est antediluvien, cette fois-ci avec un clavier americain, et la connexion a l'air de ramer ramer...
J'ai commence a prendre des photos; des que j'aurai pu les mettre sur mon myspace je vous contacte.
Je ne peux pas vous ecrire plus longtemps, je suis avec Lisa et Bandol (prof de dessin, Cambodgien) qui m'attendent pour regler encore quelques problemes administratifs.
Il faudra quand meme que je vous explique pourquoi on est la...
Voici en attendant mon prochain mail et des images, une liste non exhaustive de mes Premieres Fois Du Jour:
Je suis venue ici en MOTO, a 3, sans casques (Mais oui maman, papa, je fais attention)
Je peux attester sur mon honneur que les buffles a bosse avec petit oiseau perche sur la bosse pour les picorer EXISTENT
J'ai fait pipi dans les toilettes les plus epatantes de beaute ET les toilettes les plus epatantes de ... pas-beaute de ma vie, et ce en l'espace de quelques heures
J'ai entendu Lisa converser en khmer pendant que moi,j'ai... souris
Et des centaines de milliers d'autres choses encore a vous raconter, decrire, dessiner TRES BIENTOT.
+J'ai attrappe la creve, ce qui explique aussi mon etat legerement comateux -ces cernes, la, c'est pour ca. Ils m'attendent, ils m'attendent! Et la moto a trois places aussi!
J'y vais, chers amis. Je vous serre dans mes bras et vous asperge d'un petit peu de poussiere ocre.
A tres tres bientot*
Je vous ecris cette fois-ci du Cambodge, Battambang exactement.
Nous sommes arrivees il y a une heure a peine, apres quelques heures de minibus hyper climatise.
Nous avons fait un arret a la frontiere pour obtenir nos visas -Du cote thailandais, un endroit magnifique: Sieges geants en bois d'arbres obeses, vegetation atteinte de folie des grandeurs, papillons de la taille de moineaux...
Le passage de la frontiere est un CHOC.
Soudain, le tiers monde est la. Meme la terre est pauvre, les routes perdues dans des nuages de poussieres epaisse sur des kilometres et des kilometres...
Nous avons rejoint Battambang en taxi, en payant une fois et demi le prix. Je suis encore un peu sonnee du voyage et je ne sais pas si je pourrai continuer a vous ecrire aussi facilement, ni aussi regulierement.
L'ordinateur ici est antediluvien, cette fois-ci avec un clavier americain, et la connexion a l'air de ramer ramer...
J'ai commence a prendre des photos; des que j'aurai pu les mettre sur mon myspace je vous contacte.
Je ne peux pas vous ecrire plus longtemps, je suis avec Lisa et Bandol (prof de dessin, Cambodgien) qui m'attendent pour regler encore quelques problemes administratifs.
Il faudra quand meme que je vous explique pourquoi on est la...
Voici en attendant mon prochain mail et des images, une liste non exhaustive de mes Premieres Fois Du Jour:
Je suis venue ici en MOTO, a 3, sans casques (Mais oui maman, papa, je fais attention)
Je peux attester sur mon honneur que les buffles a bosse avec petit oiseau perche sur la bosse pour les picorer EXISTENT
J'ai fait pipi dans les toilettes les plus epatantes de beaute ET les toilettes les plus epatantes de ... pas-beaute de ma vie, et ce en l'espace de quelques heures
J'ai entendu Lisa converser en khmer pendant que moi,j'ai... souris
Et des centaines de milliers d'autres choses encore a vous raconter, decrire, dessiner TRES BIENTOT.
+J'ai attrappe la creve, ce qui explique aussi mon etat legerement comateux -ces cernes, la, c'est pour ca. Ils m'attendent, ils m'attendent! Et la moto a trois places aussi!
J'y vais, chers amis. Je vous serre dans mes bras et vous asperge d'un petit peu de poussiere ocre.
A tres tres bientot*
jeudi 8 février 2007
Bangkok aussi
Salut les innombrables,
aujourd'hui, une (1000 en fait, mais je garde des trucs a vous raconter de vive voix)
experience de FOLIE:
Nous sommes allees au MEGA CENTRE COMMERCIAL MBK
(Mah Boon Krong), et aussi dans des quartiers anti-touristiques,
ce qui fait le plus grand bien...
Aujourd'hui fut le MISSIONS DAY.
Nous devions, et ce, le plus rapidement possible, trouver:
du papier aquarelle (pour Lisa),
des boites de pastels secs (pour l'ecole que nous rejoignons au Cambodge),
un appareil photo (pour moi-meme, touriste de mon etat, et meme pas equipee).
Ors, le decalage horaire nous tenant toujpours fermement en son saing (sein, seing, je sais plus),
nous fumes dans l'incapacite de commencer a accomplir nos missions
avant, carrement, le debut de l'apres-midi. Ici les gens entament la journee
vers 5h ou 6h du mat', c'est vous dire si nos horaires de touristes
sont honteux! Donc aujourd'hui, nous avons utilise beaucoup de taxi,
beaucoup de tuk-tuk, et pas mal de nos tongs aussi.
C'etait tres marrant de deambuler dans ces rues pas du tout "a touristes",
avec par exemple, une rue plein de magasins de seaux en plastique bleues,
une autre avec des magasins de pales de ventilateurs, etc..
On a aussi traverse Chinatown en taxi,
et c'est vraiment un quartier a part qui n'a rien a voir avec Thailande Town.
L'ecriture n'est pas la meme, les magasins non plus
(J'ai vu des restaurants dont la specialite d'ailerons de requins s'etale
en vitrine, avec des ailerons gi-gan-tesques), et les Chinois
n'ont pas du tout la meme tete que les Thailandais.
Les Thailandais, quand ils sont vaguement beaux, sont magnifiques.
Les Thailandaises aussi! Imaginez ceux qui sont carrement beaux,
ca fait mal aux yeux..
Bref, digressions digressions, apres ces peregrinations,
nous avons trouve les boites de pastels
-dans la rue des magasins de boites de pastels, quoi..
ET nous avons atterri au GRANDIOSE MBK!
Aaaah, MBK, reve de tous les shopaholics,
cauchemerd des mamans avec leurs enfants,
paradis de moi-meme qui adore les supermarches a l'etranger...
Tout ce que vous cherchez est en 10 000 000 000 d'exemplaires
au MBK, et c'est ... disons...
Prenez un bouillon cube de Galeries Lafayettes,
transvasez-y une bonne louche de Puces de Montreuil
ou de Marseille, version old school,
saupoudrez de paillettes de Surcouf,
enduisez le tout de Tang Freres concentre,
arrosez d'alcool hallucinogene,
et FLAMBEZ!
Vous aurez une version encore edulcoree du MBK center.
Mais ca vous donne une idee.
Malgre les tsunamis successifs de curiosites qui tentaient
de m'arreter a chaque pas, j'ai fini par trouver la grotte
des stands d'appareils photos;
et j'en ai ACHETE UN!
Je savais que le prix ne serait pas des millions de fois moins
chers, mais je pense quand meme avoir fait quelques
economies.
J'ai marchande, bien sur..
Etant maintenant une blanche touriste aguerrie,
j'ai appris qu'ici IL FAUT MARCHANDER.
Sinon: La honte sur toi.
Et la depouille dans ton porte-monnaie.
Ne vous etonnez pas si je marchande le moindre truc
avec vous a mon retour, je sens que je commence a
maitriser le truc...
J'ai aussi vu:
Des bols geants de lotus aui trainent sur les trottoirs
habites par des micro-poissons,
un arbre gigantesque installe dans une maison,
des chapeaux pour enfants avec des tete d'animaux fluorescents,
et voici pour vous un mystere a resoudre:
POURQUOI tout le monde ici sans exception porte
UN POLO JAUNE
Et deuxieme enigme a resoudre:
Comment fait-on le point d'interrogation sur un clavier thailandais
...
Demain des l'aube (a 6h du matin) nous prenons le bus qui nous emmenera
jusqu'a la frontiere cambodgienne (Poi Pet),
et ensuite un autre bus ou un taxi jusqu'a Battambang...
Bises a vous,
que le piment thai soit dans vos vies,
a aussi bientot que possible!
aujourd'hui, une (1000 en fait, mais je garde des trucs a vous raconter de vive voix)
experience de FOLIE:
Nous sommes allees au MEGA CENTRE COMMERCIAL MBK
(Mah Boon Krong), et aussi dans des quartiers anti-touristiques,
ce qui fait le plus grand bien...
Aujourd'hui fut le MISSIONS DAY.
Nous devions, et ce, le plus rapidement possible, trouver:
du papier aquarelle (pour Lisa),
des boites de pastels secs (pour l'ecole que nous rejoignons au Cambodge),
un appareil photo (pour moi-meme, touriste de mon etat, et meme pas equipee).
Ors, le decalage horaire nous tenant toujpours fermement en son saing (sein, seing, je sais plus),
nous fumes dans l'incapacite de commencer a accomplir nos missions
avant, carrement, le debut de l'apres-midi. Ici les gens entament la journee
vers 5h ou 6h du mat', c'est vous dire si nos horaires de touristes
sont honteux! Donc aujourd'hui, nous avons utilise beaucoup de taxi,
beaucoup de tuk-tuk, et pas mal de nos tongs aussi.
C'etait tres marrant de deambuler dans ces rues pas du tout "a touristes",
avec par exemple, une rue plein de magasins de seaux en plastique bleues,
une autre avec des magasins de pales de ventilateurs, etc..
On a aussi traverse Chinatown en taxi,
et c'est vraiment un quartier a part qui n'a rien a voir avec Thailande Town.
L'ecriture n'est pas la meme, les magasins non plus
(J'ai vu des restaurants dont la specialite d'ailerons de requins s'etale
en vitrine, avec des ailerons gi-gan-tesques), et les Chinois
n'ont pas du tout la meme tete que les Thailandais.
Les Thailandais, quand ils sont vaguement beaux, sont magnifiques.
Les Thailandaises aussi! Imaginez ceux qui sont carrement beaux,
ca fait mal aux yeux..
Bref, digressions digressions, apres ces peregrinations,
nous avons trouve les boites de pastels
-dans la rue des magasins de boites de pastels, quoi..
ET nous avons atterri au GRANDIOSE MBK!
Aaaah, MBK, reve de tous les shopaholics,
cauchemerd des mamans avec leurs enfants,
paradis de moi-meme qui adore les supermarches a l'etranger...
Tout ce que vous cherchez est en 10 000 000 000 d'exemplaires
au MBK, et c'est ... disons...
Prenez un bouillon cube de Galeries Lafayettes,
transvasez-y une bonne louche de Puces de Montreuil
ou de Marseille, version old school,
saupoudrez de paillettes de Surcouf,
enduisez le tout de Tang Freres concentre,
arrosez d'alcool hallucinogene,
et FLAMBEZ!
Vous aurez une version encore edulcoree du MBK center.
Mais ca vous donne une idee.
Malgre les tsunamis successifs de curiosites qui tentaient
de m'arreter a chaque pas, j'ai fini par trouver la grotte
des stands d'appareils photos;
et j'en ai ACHETE UN!
Je savais que le prix ne serait pas des millions de fois moins
chers, mais je pense quand meme avoir fait quelques
economies.
J'ai marchande, bien sur..
Etant maintenant une blanche touriste aguerrie,
j'ai appris qu'ici IL FAUT MARCHANDER.
Sinon: La honte sur toi.
Et la depouille dans ton porte-monnaie.
Ne vous etonnez pas si je marchande le moindre truc
avec vous a mon retour, je sens que je commence a
maitriser le truc...
J'ai aussi vu:
Des bols geants de lotus aui trainent sur les trottoirs
habites par des micro-poissons,
un arbre gigantesque installe dans une maison,
des chapeaux pour enfants avec des tete d'animaux fluorescents,
et voici pour vous un mystere a resoudre:
POURQUOI tout le monde ici sans exception porte
UN POLO JAUNE
Et deuxieme enigme a resoudre:
Comment fait-on le point d'interrogation sur un clavier thailandais
...
Demain des l'aube (a 6h du matin) nous prenons le bus qui nous emmenera
jusqu'a la frontiere cambodgienne (Poi Pet),
et ensuite un autre bus ou un taxi jusqu'a Battambang...
Bises a vous,
que le piment thai soit dans vos vies,
a aussi bientot que possible!
mercredi 7 février 2007
Bangkok encore...
Salut les innombrables,
voici donc LA SUITE DE NOS FORMIDABLES AVENTURES!
Hier, non, dans le combat contre le Terrible Decalage Horaire,nous n'avons pas fait le poids.
Apres m'etre un peu moquee de la faiblesse de Lisa Mandel,j'ai lutte, Moi! Un tout petit peu... Et puis je suis allee m'effondrer, moi aussi, dans notre chambre d'hotel..
Et C'EST ALORS que l'heure du KARAKOE a sonne!Ouaiiis! Un karaokeeee!
Ca tombait vraiment bien, nous voulions justement eprouver la profondeur -qui semblait abbysssale- de notre fatigue. Verdict: Abbbyssale etait un euphemisme. Nous avons dormi, dans des conditions sonores qui vous feraient envier les habitants d'Orly. Cependant, nous sentant en bien meilleure forme ce matin -peut-etre aussi grace au reveil au son des tubes internationaux, le karaoke avait repris de la vigueur vers 8h-, nous avons decide de CHANGER D'HOTEL. Nous logeons maintenant dans une petite pension, avec des gentils lotus au bord, une vue sur la riviere Quelque Chose depuis le toit, et des seaux et des seaux de Calme...
J'ai encore mange de delicieux trucs aujourd'hui, je pourrais y consacrer une rubrique entiere que j'appellerais "Trop Bon, ou Des Delices Repandus De Par Les Rues.
Peut-etre plutot "Surprises Exquises Pour Le Palais, le tout sur roues".
Je laisse tomber, mon inspiration est encore legerement grignotee par le Grand Mechant Decalage Horaire. J'attends qu'elle repousse...
Sinon sachez que :
Les orchidees volantes existent,
Les beignets de banane roulee dans la noix de coco aussi,
Les petits oiseaux dans une petite cage qu'on doit liberer pour se porter bonheur aussi,
Les couronnes de fleurs jaunes offertent a Bouddha par moi, aussi (et bien sur elles portent bonheur),
Les tres tres vieux conducteurs de Tuk Tuk quasi aveugles, aussi (Les fleurs jaunes marchent, je suis vivante!)...
Enfin plein de trucs merveilleux existent ici. Et ca tombe bien, je suis ici!
Bises a vous, je suis certaine que le Pouvoir Des Fleurs Jaunes s'etend sur vous aussi,
a bientot pour la suite de mes Aventures Super Baths!
P.S: N'oubliez pas de consulter les images sur http://lisamandel.net/
voici donc LA SUITE DE NOS FORMIDABLES AVENTURES!
Hier, non, dans le combat contre le Terrible Decalage Horaire,nous n'avons pas fait le poids.
Apres m'etre un peu moquee de la faiblesse de Lisa Mandel,j'ai lutte, Moi! Un tout petit peu... Et puis je suis allee m'effondrer, moi aussi, dans notre chambre d'hotel..
Et C'EST ALORS que l'heure du KARAKOE a sonne!Ouaiiis! Un karaokeeee!
Ca tombait vraiment bien, nous voulions justement eprouver la profondeur -qui semblait abbysssale- de notre fatigue. Verdict: Abbbyssale etait un euphemisme. Nous avons dormi, dans des conditions sonores qui vous feraient envier les habitants d'Orly. Cependant, nous sentant en bien meilleure forme ce matin -peut-etre aussi grace au reveil au son des tubes internationaux, le karaoke avait repris de la vigueur vers 8h-, nous avons decide de CHANGER D'HOTEL. Nous logeons maintenant dans une petite pension, avec des gentils lotus au bord, une vue sur la riviere Quelque Chose depuis le toit, et des seaux et des seaux de Calme...
J'ai encore mange de delicieux trucs aujourd'hui, je pourrais y consacrer une rubrique entiere que j'appellerais "Trop Bon, ou Des Delices Repandus De Par Les Rues.
Peut-etre plutot "Surprises Exquises Pour Le Palais, le tout sur roues".
Je laisse tomber, mon inspiration est encore legerement grignotee par le Grand Mechant Decalage Horaire. J'attends qu'elle repousse...
Sinon sachez que :
Les orchidees volantes existent,
Les beignets de banane roulee dans la noix de coco aussi,
Les petits oiseaux dans une petite cage qu'on doit liberer pour se porter bonheur aussi,
Les couronnes de fleurs jaunes offertent a Bouddha par moi, aussi (et bien sur elles portent bonheur),
Les tres tres vieux conducteurs de Tuk Tuk quasi aveugles, aussi (Les fleurs jaunes marchent, je suis vivante!)...
Enfin plein de trucs merveilleux existent ici. Et ca tombe bien, je suis ici!
Bises a vous, je suis certaine que le Pouvoir Des Fleurs Jaunes s'etend sur vous aussi,
a bientot pour la suite de mes Aventures Super Baths!
P.S: N'oubliez pas de consulter les images sur http://lisamandel.net/
mardi 6 février 2007
Bangkok
Salut les innombrables,
j'espere que vous allez tous bien..
Nous avons donc vole au dessus de vos tetes pendant que vous dormiez,
et aussi pendant la journee, et nous voici arrivees ce matin a BANGKOK,
YAHOU!
Il est maintenant 13h50 ici,
et nos corps sont a toutes les horaires.. ete, hiver, heure du voyage..
Je suis emerveillee, tout me renverse, j'exulte..
C'est BEAU ici, c'est comme dans les reves en technicolor, comme les illustrations en multicolore,
et c'est meme encore plus beau parce que c'est VRAI!
Je ne regrette pas de m'etre fabrique des histoires magnifiques de contes de fees asiatiques quand j'etais petite; la realite est bien au-dela!
Nous avons donc pris un bus depuis l'aeroport, roule a toute blindes
sur l'autoroute pleine de pick-ups incroyables, un camion de poules blanches,
un pick up qui conduisait 3 buffles noirs a la ville, des camionettes bleues,
roses, beaucoup de rose, et autour, des batiments aux formes invraisemblables,
dessines par des archis trop contents de leurs nouvelles boites de Lego...
Nous avons trouve une chambre d'hotel AVEC tapisserie
-et la petite piece qui fait douche-toilettes-lavabo tout en un -metre carre-.
On a marche dans quelques rues, j'ai mange une assiette de riz + legumes presque crus + poulet dans sa foret de lianes de gingembre frais accompagne de ses amis
piments rouges et verts... Un delice.
+Caresse un chat pourri -apres j'ai appris que c'etait mal, comme
faire un calin a un pigeon parisien par exemple-,
achete des tongs bleues parce qu'il fait chaud ici, et tout brumeux-humide,
pris une douche dans le sus-decrit metre carre, teste la douche a fesses a la place du papier toilette
-QUI criait "des details! des details!" ..?
Je n'ai pas encore d'appareil photo, deja quelques dessins -pas exotiques cependant-, mais je ne sais pas encore comment je pourrai vous les envoyer;
ca viendra.
Mon programme pour les quelques jours prochain:
1. tenir jusqu'a ce soir pour m'endormir a une vraie heure d'ici
-ce qui signifie terminer cette longue journee de quasi 48 heures debout-
2. DORMIR afin de recuperer toutes mes facultes mentales
3. demain -nous avons 6h de plus que vous ici- faire quelques courses de materiel
pour dessiner au Cambodge, et d'autres trucs.
4. nous partons pour le Cambodge -Battambang-, sans doute le 9 au matin.
Tout est beau ici, tout est incroyablement formidable,
je vais bien, Lisa aussi -quoiqu'elle vienne tout juste de declarer forfait et de
ramper vers l'hotel pour dormir quand meme...
Envoyez moi de vos nouvelles aussi.
Bises a tous,
et a bientot pour de nouvelles grandiosetes du Continent des pigeons-chats et des buffles en taxi!
j'espere que vous allez tous bien..
Nous avons donc vole au dessus de vos tetes pendant que vous dormiez,
et aussi pendant la journee, et nous voici arrivees ce matin a BANGKOK,
YAHOU!
Il est maintenant 13h50 ici,
et nos corps sont a toutes les horaires.. ete, hiver, heure du voyage..
Je suis emerveillee, tout me renverse, j'exulte..
C'est BEAU ici, c'est comme dans les reves en technicolor, comme les illustrations en multicolore,
et c'est meme encore plus beau parce que c'est VRAI!
Je ne regrette pas de m'etre fabrique des histoires magnifiques de contes de fees asiatiques quand j'etais petite; la realite est bien au-dela!
Nous avons donc pris un bus depuis l'aeroport, roule a toute blindes
sur l'autoroute pleine de pick-ups incroyables, un camion de poules blanches,
un pick up qui conduisait 3 buffles noirs a la ville, des camionettes bleues,
roses, beaucoup de rose, et autour, des batiments aux formes invraisemblables,
dessines par des archis trop contents de leurs nouvelles boites de Lego...
Nous avons trouve une chambre d'hotel AVEC tapisserie
-et la petite piece qui fait douche-toilettes-lavabo tout en un -metre carre-.
On a marche dans quelques rues, j'ai mange une assiette de riz + legumes presque crus + poulet dans sa foret de lianes de gingembre frais accompagne de ses amis
piments rouges et verts... Un delice.
+Caresse un chat pourri -apres j'ai appris que c'etait mal, comme
faire un calin a un pigeon parisien par exemple-,
achete des tongs bleues parce qu'il fait chaud ici, et tout brumeux-humide,
pris une douche dans le sus-decrit metre carre, teste la douche a fesses a la place du papier toilette
-QUI criait "des details! des details!" ..?
Je n'ai pas encore d'appareil photo, deja quelques dessins -pas exotiques cependant-, mais je ne sais pas encore comment je pourrai vous les envoyer;
ca viendra.
Mon programme pour les quelques jours prochain:
1. tenir jusqu'a ce soir pour m'endormir a une vraie heure d'ici
-ce qui signifie terminer cette longue journee de quasi 48 heures debout-
2. DORMIR afin de recuperer toutes mes facultes mentales
3. demain -nous avons 6h de plus que vous ici- faire quelques courses de materiel
pour dessiner au Cambodge, et d'autres trucs.
4. nous partons pour le Cambodge -Battambang-, sans doute le 9 au matin.
Tout est beau ici, tout est incroyablement formidable,
je vais bien, Lisa aussi -quoiqu'elle vienne tout juste de declarer forfait et de
ramper vers l'hotel pour dormir quand meme...
Envoyez moi de vos nouvelles aussi.
Bises a tous,
et a bientot pour de nouvelles grandiosetes du Continent des pigeons-chats et des buffles en taxi!
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