Salut les innombrables!
Toujours la? Moi aussi.
Pour 2 minutes encore. Je suis obligee d'attendre que ma tranche soit completement finie avant de pouvoir continuer mon recit palpitant, c'est usant. Heureusement je ne suis pas seule dans la salle d'attente de la connexion.
Avec moi et dans l'ordre d'apparition:
-la poussiere rouge
-l'odeur de pipi d'enfant
-un sifflement strident qui me vrille les tympans.
...On est bien, la, nan?
mercredi 21 février 2007
Sen Monorom, un
Salut les innombrables!
Apres la vache qui rit, MONDOLKIRI! C'est de la que je vous ecris, le mondolkiri. Mondolkiri mondolkiri, je ne me lasse pas de ce nom, drole, exotique, qui sent bon l'extraordinaire...
Arriver ici fut une epreuve, chers amis. Desormais je sais que mon corps peut resister a tout ou presque.
Ah oui! D'abord, avant TOUTE CHOSE, ecoutez ca:
Kratie, d'ou je vous ecrivis mon precedent mail, he bien c'est au bord du MEKONG!Le Mekong! C'etait ca, l'eau que je voyais de la fenetre du mail! Le MEKONG...
Ca aussi c'est ebourrifant (ebouriffant?) comme nom, n'est-ce pas?
Ca m'ebbourriffe en tous cas.
-Ah, attention, ce mail va bientot s'arreter et je vous ecrirai la suite dans un nouveau mail. La d'ou je vous ecris, c'est encore un nouveau systeme: On achete l'internet en tranches bien fines, facon mortadelle italienne. 30 minutes a la fois, ensuite, ca coupe, et je dois me reconnecter. Ce qui va m'arriver d'ici quelques secondes...
(Mais non je n'use pas de stratagemes pour vous tenir en haleine, croyez-moi...)
A tout de suite!
Apres la vache qui rit, MONDOLKIRI! C'est de la que je vous ecris, le mondolkiri. Mondolkiri mondolkiri, je ne me lasse pas de ce nom, drole, exotique, qui sent bon l'extraordinaire...
Arriver ici fut une epreuve, chers amis. Desormais je sais que mon corps peut resister a tout ou presque.
Ah oui! D'abord, avant TOUTE CHOSE, ecoutez ca:
Kratie, d'ou je vous ecrivis mon precedent mail, he bien c'est au bord du MEKONG!Le Mekong! C'etait ca, l'eau que je voyais de la fenetre du mail! Le MEKONG...
Ca aussi c'est ebourrifant (ebouriffant?) comme nom, n'est-ce pas?
Ca m'ebbourriffe en tous cas.
-Ah, attention, ce mail va bientot s'arreter et je vous ecrirai la suite dans un nouveau mail. La d'ou je vous ecris, c'est encore un nouveau systeme: On achete l'internet en tranches bien fines, facon mortadelle italienne. 30 minutes a la fois, ensuite, ca coupe, et je dois me reconnecter. Ce qui va m'arriver d'ici quelques secondes...
(Mais non je n'use pas de stratagemes pour vous tenir en haleine, croyez-moi...)
A tout de suite!
lundi 19 février 2007
Kratie, la suite!
Bande de petits chanceux,
nos camarades de voyage nous ont pose un lapin
et me voici de retour dans la maison d'internet...
je suis en train de manger mon nouveau delice
favori, decouvert aujourd'hui:
La graine de tamarin au sucre-sel-piment!
Ici on trouve tout un tas de friandises au gout
hyper acide et piquant, tant mieux pour moi.
MAis revenons a nos moutons...
Vous attendez impatiemment la suite, n'est-ce pas?
Bien.
Nous dormimes donc a Kompong Cham,
et ce fut le nouvel an chinois.
Bandol dit que "comme beaucoup de Chinois
au Cambodge sont riches, les Cambodgiens fetent
aussi le Nouvel An chinois pour devenir aussi riches".
On ne voit pas de defile grandiose mais on entend
quelques petards (bien que les Cambodgiens,
bombardes jusqu'en 1999 a Battambang par
exemple, n'apprecient que moderement les explosions).
Et surtout, la plupart des commercants ont dans
leurs boutiques de tres jolis arbres (d'apres ma
vaste connaissance du monde vegetal je dirais
que ca ressemble a des genets) a fleurs jaunes
decores de motifs en carton rouges et dores,
et enrubannes de mini-ampoules jaunes ou
multicolores.
Ce qui arrive aussi immanquablement ce jour-la
et les 2 suivants, Chinois ou pas Chinois,
c'est la soudaine augmentation des prix.
"Pourquoi le kouitiou a double depuis hier?
C'est nouvel an chinois voyons!
Ah."
Enfin tout ca ne nous empecha pas de dormir
dans notre hotel de luxe...
Le lendemain, non non non, nous ne repartimes pas.
Non. Le lendemain -c'est-a-dire hier-
on se promeni dans la ville (14 millions d'habitants
au Cambodge, ca relativise la grandeur de ce qu'on
considere comme ville). Bandol alla chez le
coiffeur, et les eleves
-Shanri, Hong, Keh, Rahtii, Borei et Kakada-
dessinerent. Et ils dessinerent la rue, des commercants,
des gens...
Le soir (vers 16h30), la oui, nous sautames
sur nos bruyantes montures, et roulames
jusqu'a chez des amis de Bandol,
a une quarantaines de minutes de Kompong Cham.
Pour y aller on a traverse un pont au-dessus d'eau
(qui elle non plus ne m'a pas dit son nom),
c'etait tres beau. Des pecheurs tapaient sur l'eau
avec de longues tiges en bambou.
Pas loin on voyait leurs cabanes de peche,
en bois, sur de tres hauts et fins pilotis,
avec des constructions etranges en bambous
a cote, aussi dans l'eau..
En arrivant chez les amis nous fumes hydrates,
puis emmenes voir L'Arbre de Tim et Toum.
Un gros gros arbre, au tronc filandreux
comme un cou de catcheur, tres haut -et dont
mes vastes connaissances verduresques ne
me permettent pas de vous le nommer.
Sous cet arbre fut assassine Toum,
l'amoureux de Tim, afin de permettre a un sale
mechant d'epouser cette derniere.
L'amoureuse, helas pour le mechant, l'etait
eperdument. En consequence de quoi
elle s'auto-assassina au meme
endroit quand elle appris l'atroce nouvelle.
Une bien jolie histoire pour un bien joli arbre.
A 2 metres de l'arbre, qui trone sur un terrain vague,
un batiment en beton blanc qui s'effrite, d'ou sortent
des hommes ivres finissant leur chanson
de karaoke sur le parking.
Le Cambodge, un pays fascinant alliant A LA FOIS
tradition ET modernite...
Apres cette minute culturelle,
nous revoici chez les amis.
Promenade dans le champ de bananiers derriere
chez eux, coucher de soleil liquoreux sur les
palmiers a l'horizon, EXPLOSION de
hurlements de cigales hysteriques...
Et enfin, nous dinons!
Une foule de poissons grilles en delire
se jette sur la table (=le tissu bleu sur le gazon),
des assiettes antieres de LEGUMES crus
s'etalent sous nos yeux, des milliers de petits
bols de la meilleure sauce du monde
proliferent, des saladiers de boeuf a l'oignon,
des bols de sauce de micro-crevettes a gros yeux,
des monticules de poivrons-carottes-foie...
Tant de delicieusetes n'avaient pas enchante nos
papilles depuis des lustres.
Pour un peu j'en aurais perdu mon latin,
chamboulee par cette veritable nourriture,
moi qui en avais quasiment oublie l'existence.
(le kouitiou et autres plats
d'os et de cartilage de viande non-identifiable
poses sur riz, ca nourrit,
ca n'enchante pas du tout les papilles...).
Heureux et repus, nous nous en retournames
passer une autre nuit au Moronom Hotel.
Et ce matin, nos fesses desormais en beton arme
nous reposames sur nos fideles destriers,
pour grignoter de la route au kilometre...
On petit-dejeuna quelque part oú les gens
etaient tres gentils -et les chiens tres pourris,
c'est un invariant au Cambodge-
puis dejeunames vers Snoul il me semble.
Sur la route, nous nous sommes arretes sur un pont.
On est tous descendu se jeter dans un cours d'eau
dans lequel se lavaient quelques familles.
Apres des kilometres et des kilometres de
paysage grille, de foret brulee, de route carbonisee,
de vent a 45 degres, cette baignade nous a sauve
de la folie. C'etait genial! L'eau etait tiede,
des poissons brillants volaient entre nos doigts de
pieds, les enfants se cachaient derriere leurs meres
en voyant Lisa et moi...
Et maintenant, nous sommes a Kratie.
Ca a l'air tres joli, avec cette grande eau le long de
la ville...
Le soleil est en train de se coucher dessus,
je le vois depuis la fenetre de la maison,
c'est calme et eblouissant...
Je vous embrasse tous
et vous souhaite un aussi rose coucher de soleil!
Bises***
nos camarades de voyage nous ont pose un lapin
et me voici de retour dans la maison d'internet...
je suis en train de manger mon nouveau delice
favori, decouvert aujourd'hui:
La graine de tamarin au sucre-sel-piment!
Ici on trouve tout un tas de friandises au gout
hyper acide et piquant, tant mieux pour moi.
MAis revenons a nos moutons...
Vous attendez impatiemment la suite, n'est-ce pas?
Bien.
Nous dormimes donc a Kompong Cham,
et ce fut le nouvel an chinois.
Bandol dit que "comme beaucoup de Chinois
au Cambodge sont riches, les Cambodgiens fetent
aussi le Nouvel An chinois pour devenir aussi riches".
On ne voit pas de defile grandiose mais on entend
quelques petards (bien que les Cambodgiens,
bombardes jusqu'en 1999 a Battambang par
exemple, n'apprecient que moderement les explosions).
Et surtout, la plupart des commercants ont dans
leurs boutiques de tres jolis arbres (d'apres ma
vaste connaissance du monde vegetal je dirais
que ca ressemble a des genets) a fleurs jaunes
decores de motifs en carton rouges et dores,
et enrubannes de mini-ampoules jaunes ou
multicolores.
Ce qui arrive aussi immanquablement ce jour-la
et les 2 suivants, Chinois ou pas Chinois,
c'est la soudaine augmentation des prix.
"Pourquoi le kouitiou a double depuis hier?
C'est nouvel an chinois voyons!
Ah."
Enfin tout ca ne nous empecha pas de dormir
dans notre hotel de luxe...
Le lendemain, non non non, nous ne repartimes pas.
Non. Le lendemain -c'est-a-dire hier-
on se promeni dans la ville (14 millions d'habitants
au Cambodge, ca relativise la grandeur de ce qu'on
considere comme ville). Bandol alla chez le
coiffeur, et les eleves
-Shanri, Hong, Keh, Rahtii, Borei et Kakada-
dessinerent. Et ils dessinerent la rue, des commercants,
des gens...
Le soir (vers 16h30), la oui, nous sautames
sur nos bruyantes montures, et roulames
jusqu'a chez des amis de Bandol,
a une quarantaines de minutes de Kompong Cham.
Pour y aller on a traverse un pont au-dessus d'eau
(qui elle non plus ne m'a pas dit son nom),
c'etait tres beau. Des pecheurs tapaient sur l'eau
avec de longues tiges en bambou.
Pas loin on voyait leurs cabanes de peche,
en bois, sur de tres hauts et fins pilotis,
avec des constructions etranges en bambous
a cote, aussi dans l'eau..
En arrivant chez les amis nous fumes hydrates,
puis emmenes voir L'Arbre de Tim et Toum.
Un gros gros arbre, au tronc filandreux
comme un cou de catcheur, tres haut -et dont
mes vastes connaissances verduresques ne
me permettent pas de vous le nommer.
Sous cet arbre fut assassine Toum,
l'amoureux de Tim, afin de permettre a un sale
mechant d'epouser cette derniere.
L'amoureuse, helas pour le mechant, l'etait
eperdument. En consequence de quoi
elle s'auto-assassina au meme
endroit quand elle appris l'atroce nouvelle.
Une bien jolie histoire pour un bien joli arbre.
A 2 metres de l'arbre, qui trone sur un terrain vague,
un batiment en beton blanc qui s'effrite, d'ou sortent
des hommes ivres finissant leur chanson
de karaoke sur le parking.
Le Cambodge, un pays fascinant alliant A LA FOIS
tradition ET modernite...
Apres cette minute culturelle,
nous revoici chez les amis.
Promenade dans le champ de bananiers derriere
chez eux, coucher de soleil liquoreux sur les
palmiers a l'horizon, EXPLOSION de
hurlements de cigales hysteriques...
Et enfin, nous dinons!
Une foule de poissons grilles en delire
se jette sur la table (=le tissu bleu sur le gazon),
des assiettes antieres de LEGUMES crus
s'etalent sous nos yeux, des milliers de petits
bols de la meilleure sauce du monde
proliferent, des saladiers de boeuf a l'oignon,
des bols de sauce de micro-crevettes a gros yeux,
des monticules de poivrons-carottes-foie...
Tant de delicieusetes n'avaient pas enchante nos
papilles depuis des lustres.
Pour un peu j'en aurais perdu mon latin,
chamboulee par cette veritable nourriture,
moi qui en avais quasiment oublie l'existence.
(le kouitiou et autres plats
d'os et de cartilage de viande non-identifiable
poses sur riz, ca nourrit,
ca n'enchante pas du tout les papilles...).
Heureux et repus, nous nous en retournames
passer une autre nuit au Moronom Hotel.
Et ce matin, nos fesses desormais en beton arme
nous reposames sur nos fideles destriers,
pour grignoter de la route au kilometre...
On petit-dejeuna quelque part oú les gens
etaient tres gentils -et les chiens tres pourris,
c'est un invariant au Cambodge-
puis dejeunames vers Snoul il me semble.
Sur la route, nous nous sommes arretes sur un pont.
On est tous descendu se jeter dans un cours d'eau
dans lequel se lavaient quelques familles.
Apres des kilometres et des kilometres de
paysage grille, de foret brulee, de route carbonisee,
de vent a 45 degres, cette baignade nous a sauve
de la folie. C'etait genial! L'eau etait tiede,
des poissons brillants volaient entre nos doigts de
pieds, les enfants se cachaient derriere leurs meres
en voyant Lisa et moi...
Et maintenant, nous sommes a Kratie.
Ca a l'air tres joli, avec cette grande eau le long de
la ville...
Le soleil est en train de se coucher dessus,
je le vois depuis la fenetre de la maison,
c'est calme et eblouissant...
Je vous embrasse tous
et vous souhaite un aussi rose coucher de soleil!
Bises***
Kratie
Salut les innombrables!
Nous sommes a Kratie!
Ca a l'air tres joli -on vient d'arriver et je me suis
d'abord ruee sur internet pour vous envoyer de rapides nouvelles;
je peux deja vous dire que depuis l'endroit ou y a internet (le premier etage d'une belle maison,
je vous ecris pieds nus sur un sol de bois fonce tres brillant et doux), on voit de l'eau (je ne sais pas encore son nom), et on entend de droles de cris d'animaux -a plumes je suppose, mais je n'en jurerais pas...
L'endroit est tres beau mais la connexion internet tres tres tres pourrie
(12 minutes pour ouvrir cette page. Quelqu'un se souvient des ordinateurs a pedales? j'en ai un!)
et je suis attendue; je vais donc faire court.
Nous avons quitte Battambang un matin,
sommes passes par une pagode d'un kitsch GRANDIOSE avec tigre geant en platre et touti kouanti,
je me suis faite draguer par un bonze qui tenait absolument a ce que "you moust obey the man! give me telephone i chat you!".
Je ne l'ai pas epouse.
Ensuite, nous avons dejeune a Pursat (ou Poussat suivant les cartes, ou Poursat aussi..) et nous avons re-roule jusqu'a Kampong Chhnang.
Durant cette premiere journee nous frequentames nooombre de reparateurs de motos, ayant noooombre de "stoooop! moto problem!".
5 vraies reparations, et X regonflage de pneus, arrets essence, etc...
Apres avoir dormi dans un hotel qui me semblit Grand Luxe -en raison de l'etrange presence d'une SALLE DE BAIN avec douche a la thailandaise;
le lendemain, nous repartimes de tres bon matin.
Arret kouitiou de rigueur (QUI se souvient de ce qu'est le kouitiou? Je vois qu'il y en a qui dorment au fond de la classe... C'est LA soupe du petit dej', nouilles fines,
boulettes de viande ou de truc, autre viande non-identifiable, et bouillon),
et re-depart vers la cambrousse alentour,
oú l'on vit, dans un decor abracadabrantesque constitue de plat et d'une multitude innombrable de palmiers fiers, les fameuses potieres de Kampong Chhang au travail, ET des recolteurs de sucre de palme:
Ils grimpent grimpent grimpent sur des bambous appuyes tout le long des troncs des palmiers, et de tout la-haut, redescendent charges de tubes en section de bambou pleins d'un liquide sucre: le sucre de palme.
Apres une pause dessin dans cet endroit tres apaisant, nous enfourchames nos chevaux de fer a nouveau, et roulames...
Au bout d'un moment, nous primes le bac pour traverser le Tonle Sap.
Le Tonle Sap, c'est le GROS lac du Cambodge,
et c'est aussi un de ses affluents
(c'est ca qu'on dit pour les rivieres qui sortent des lacs?).
Puis, nous re-re-repartimes, en route pour la suite de nos aventures epatantes.
Le soir tombant, nous arretames a Kompomg Cham (qui n'a rien a voir avec Kampong Chhang) et dormimes dans un hotel ENCORE PLUS luxueux: Lits ENCORE plus grands (=2 places par personne, le precedent nous offrait 1.5 place/ personne)
ET... DOUCHE CHAUDE!
Mais comme il fait de plus en plus chaud, on ne s'en sert pas finalement.
AH, restez suspendus a votre ordinateur, je dois y aller!
Juliette dormira-t-elle dans un hotel d'un luxe INOUI
ce soir? Ce mail vous arrivera-t-il avant mon retour?
LE suspens est a son comble, amis lecteurs...
Vous en saurez plus BIENTOT.
Bises a tous,
tendez l'oreille pour savourer les triiiiiiyoulli
et les trtrttrtrihihihiii des oiseaux d'ici***
Nous sommes a Kratie!
Ca a l'air tres joli -on vient d'arriver et je me suis
d'abord ruee sur internet pour vous envoyer de rapides nouvelles;
je peux deja vous dire que depuis l'endroit ou y a internet (le premier etage d'une belle maison,
je vous ecris pieds nus sur un sol de bois fonce tres brillant et doux), on voit de l'eau (je ne sais pas encore son nom), et on entend de droles de cris d'animaux -a plumes je suppose, mais je n'en jurerais pas...
L'endroit est tres beau mais la connexion internet tres tres tres pourrie
(12 minutes pour ouvrir cette page. Quelqu'un se souvient des ordinateurs a pedales? j'en ai un!)
et je suis attendue; je vais donc faire court.
Nous avons quitte Battambang un matin,
sommes passes par une pagode d'un kitsch GRANDIOSE avec tigre geant en platre et touti kouanti,
je me suis faite draguer par un bonze qui tenait absolument a ce que "you moust obey the man! give me telephone i chat you!".
Je ne l'ai pas epouse.
Ensuite, nous avons dejeune a Pursat (ou Poussat suivant les cartes, ou Poursat aussi..) et nous avons re-roule jusqu'a Kampong Chhnang.
Durant cette premiere journee nous frequentames nooombre de reparateurs de motos, ayant noooombre de "stoooop! moto problem!".
5 vraies reparations, et X regonflage de pneus, arrets essence, etc...
Apres avoir dormi dans un hotel qui me semblit Grand Luxe -en raison de l'etrange presence d'une SALLE DE BAIN avec douche a la thailandaise;
le lendemain, nous repartimes de tres bon matin.
Arret kouitiou de rigueur (QUI se souvient de ce qu'est le kouitiou? Je vois qu'il y en a qui dorment au fond de la classe... C'est LA soupe du petit dej', nouilles fines,
boulettes de viande ou de truc, autre viande non-identifiable, et bouillon),
et re-depart vers la cambrousse alentour,
oú l'on vit, dans un decor abracadabrantesque constitue de plat et d'une multitude innombrable de palmiers fiers, les fameuses potieres de Kampong Chhang au travail, ET des recolteurs de sucre de palme:
Ils grimpent grimpent grimpent sur des bambous appuyes tout le long des troncs des palmiers, et de tout la-haut, redescendent charges de tubes en section de bambou pleins d'un liquide sucre: le sucre de palme.
Apres une pause dessin dans cet endroit tres apaisant, nous enfourchames nos chevaux de fer a nouveau, et roulames...
Au bout d'un moment, nous primes le bac pour traverser le Tonle Sap.
Le Tonle Sap, c'est le GROS lac du Cambodge,
et c'est aussi un de ses affluents
(c'est ca qu'on dit pour les rivieres qui sortent des lacs?).
Puis, nous re-re-repartimes, en route pour la suite de nos aventures epatantes.
Le soir tombant, nous arretames a Kompomg Cham (qui n'a rien a voir avec Kampong Chhang) et dormimes dans un hotel ENCORE PLUS luxueux: Lits ENCORE plus grands (=2 places par personne, le precedent nous offrait 1.5 place/ personne)
ET... DOUCHE CHAUDE!
Mais comme il fait de plus en plus chaud, on ne s'en sert pas finalement.
AH, restez suspendus a votre ordinateur, je dois y aller!
Juliette dormira-t-elle dans un hotel d'un luxe INOUI
ce soir? Ce mail vous arrivera-t-il avant mon retour?
LE suspens est a son comble, amis lecteurs...
Vous en saurez plus BIENTOT.
Bises a tous,
tendez l'oreille pour savourer les triiiiiiyoulli
et les trtrttrtrihihihiii des oiseaux d'ici***
jeudi 15 février 2007
Battambang et puis...
Salut les innombrables!
Ce soir, c'est notre DERNIER SOIR a Battambang!
L'argent est arrive, nous avons des motos, et demain: En route vers de nouvelles aventures!
Nous allons commencer par descendre, un peu en bas a droite par rapport a Battambang, puis nous irons dans le sud carrement, sur une ile, et puis ensuite nous remonterons le pays par l'est, et une fois tout en haut a droite (le ratanakiri), nous redescendrons vers Phnom-Penh, et remonterons vers Battambang. Et nous ne passerons pas par Siem Reap, la ou sont les temples d'Angkor. MAIS Lisa et moi irons, en repartant vers le Vietnam, parce que moi, j'ai jamais vu..
Nous partons donc a 9, dont une demi portion, Hong, qui a 12 ans et en parait 9, et qui sera assise entre 2 personnes sur une moto. Sinon nous serons a 2 par motos, avec chapeau (pour Lisa et moi), et krama enroules sur le visage.
Le krama, c'est le foulard a tout faire cambodgien. En coton, il est a carreaux, genre Vichy, de couleur rejouissante telle que le Bordeau, le kaki, ou le jaune moutarde -le mien est rouge, quand meme..
Il sert a TOUT, donc:
On s'essuie avec apres la toilette, on le porte sur la tete pour proteger ses cheveux de la poussiere, sur le chapeau pour le retenir, sur le nez en masque, en echarpe, en robe, en pyjama, en n'importe quoi.
-Pendant notre periple mobylettien, a part a Phnom Penh, je ne suis pas du tout sure de trouver ineternet facilement. Quand je tomberai sur un nid (d'ordinateurs connectes), je vous donnerai des nouvelles, et sinon, vous n'aurez qu'a penser a moi et vous languir...
Pour feter notre depart imminent, Lisa et moi sommes allees sur le bord de la riviere d'ici siroter un tokolok tout a l'heure. J'ai appris que dans le tokolok,d'habitude, on met -en plus du lait concentre sucre, de la glace pillee, et des fruits, un oeuf entier, et du sucre! D'ou la lourdeur et la difficulte a faire passer tout ca dans la paille... Pour nous, ce soir, ce fut la version light: Seulement du lait de coco, de l'ananas, du fruit du dragon, du lait concentre sucre, et de la glace pilee. Tres bon, vraiment... Pour piller la glace, en fait, ils prennent un cube de glace et le posent dans une machine qui est un hybride entre une machine a coudre prehistorique (en fonte), une presse, et une rape. Le cube de glace est coince par des clous sortant de la partie qui presse a mort, on tourne la manivelle de l'antique machine a coudre, et le glace tourne sur elle-meme en se faisant raper par une lame en-dessous. C'est tres beau comme truc. Et la glace, elle, est fabriquee quelque part pres du rond-point de la ville, et les porteurs de glace vont la chercher la-bas: On scie des gros cubes (rectangulaires) de glace et les porteurs partent avec sur l'epaule, posee sur un chiffon. Apres, chacun achete son bout, le met dans une glaciere ou il fond lentement au long de la journee (c'est le frigo), ou le rape, le casse au marteau (ce sont les glacons), etc... Et l'eau, ici, elle ne coure pas, non non. Elle dort, dans la riviere par exemple, et chaque maison a sa reserve, dans de gros pots en terre. On prend l'eau dans un des pots pour en remplir une espece de bassin rectangulaire dans la salle de bain, et pour se doucher, chacun a sa petite casserole en plastique (la mienne est rose), et s'asperge. Et on s'asperge les fesses en guise de papier toilette.
He oui, c'est comme ca ici!
Ca vous en boucherait un coin. Moi, au debut, ca me l'a fait en tout cas. En fait c'est tres agreable de se laver comme ca, et comme il fait chaud, on se lave 3 fois par jour, et l'eau fraiche fait vraiment du bien. Et puis chez nous, par exemple, on peut discuter, pendant qu'on se lave, avec des grenouilles, des moustiques evidemment, mais aussi des blattes geantes, des grillons tres gros, des sauterelles-ogres, tout un tas de copains animaux! On ne s'ennuie pas..
Sinon hier j'ai goute quelque chose de tres tres bon: la mangue verte (=pas mure) coupee en tranches, et enduite de sel + piment en poudre... un regal!
>Essayez chez vous, si vous en trouvez, c'est delicieux -et ne lesinez pas sur le piment, bande de petits rigolos!
Avec ca, vous peterez la forme, et vous vous sentirez un peu au Cambodge avec nous...
Bises a tous, bonne route, et encore a tres bientot dans votre ordinateur!
Ce soir, c'est notre DERNIER SOIR a Battambang!
L'argent est arrive, nous avons des motos, et demain: En route vers de nouvelles aventures!
Nous allons commencer par descendre, un peu en bas a droite par rapport a Battambang, puis nous irons dans le sud carrement, sur une ile, et puis ensuite nous remonterons le pays par l'est, et une fois tout en haut a droite (le ratanakiri), nous redescendrons vers Phnom-Penh, et remonterons vers Battambang. Et nous ne passerons pas par Siem Reap, la ou sont les temples d'Angkor. MAIS Lisa et moi irons, en repartant vers le Vietnam, parce que moi, j'ai jamais vu..
Nous partons donc a 9, dont une demi portion, Hong, qui a 12 ans et en parait 9, et qui sera assise entre 2 personnes sur une moto. Sinon nous serons a 2 par motos, avec chapeau (pour Lisa et moi), et krama enroules sur le visage.
Le krama, c'est le foulard a tout faire cambodgien. En coton, il est a carreaux, genre Vichy, de couleur rejouissante telle que le Bordeau, le kaki, ou le jaune moutarde -le mien est rouge, quand meme..
Il sert a TOUT, donc:
On s'essuie avec apres la toilette, on le porte sur la tete pour proteger ses cheveux de la poussiere, sur le chapeau pour le retenir, sur le nez en masque, en echarpe, en robe, en pyjama, en n'importe quoi.
-Pendant notre periple mobylettien, a part a Phnom Penh, je ne suis pas du tout sure de trouver ineternet facilement. Quand je tomberai sur un nid (d'ordinateurs connectes), je vous donnerai des nouvelles, et sinon, vous n'aurez qu'a penser a moi et vous languir...
Pour feter notre depart imminent, Lisa et moi sommes allees sur le bord de la riviere d'ici siroter un tokolok tout a l'heure. J'ai appris que dans le tokolok,d'habitude, on met -en plus du lait concentre sucre, de la glace pillee, et des fruits, un oeuf entier, et du sucre! D'ou la lourdeur et la difficulte a faire passer tout ca dans la paille... Pour nous, ce soir, ce fut la version light: Seulement du lait de coco, de l'ananas, du fruit du dragon, du lait concentre sucre, et de la glace pilee. Tres bon, vraiment... Pour piller la glace, en fait, ils prennent un cube de glace et le posent dans une machine qui est un hybride entre une machine a coudre prehistorique (en fonte), une presse, et une rape. Le cube de glace est coince par des clous sortant de la partie qui presse a mort, on tourne la manivelle de l'antique machine a coudre, et le glace tourne sur elle-meme en se faisant raper par une lame en-dessous. C'est tres beau comme truc. Et la glace, elle, est fabriquee quelque part pres du rond-point de la ville, et les porteurs de glace vont la chercher la-bas: On scie des gros cubes (rectangulaires) de glace et les porteurs partent avec sur l'epaule, posee sur un chiffon. Apres, chacun achete son bout, le met dans une glaciere ou il fond lentement au long de la journee (c'est le frigo), ou le rape, le casse au marteau (ce sont les glacons), etc... Et l'eau, ici, elle ne coure pas, non non. Elle dort, dans la riviere par exemple, et chaque maison a sa reserve, dans de gros pots en terre. On prend l'eau dans un des pots pour en remplir une espece de bassin rectangulaire dans la salle de bain, et pour se doucher, chacun a sa petite casserole en plastique (la mienne est rose), et s'asperge. Et on s'asperge les fesses en guise de papier toilette.
He oui, c'est comme ca ici!
Ca vous en boucherait un coin. Moi, au debut, ca me l'a fait en tout cas. En fait c'est tres agreable de se laver comme ca, et comme il fait chaud, on se lave 3 fois par jour, et l'eau fraiche fait vraiment du bien. Et puis chez nous, par exemple, on peut discuter, pendant qu'on se lave, avec des grenouilles, des moustiques evidemment, mais aussi des blattes geantes, des grillons tres gros, des sauterelles-ogres, tout un tas de copains animaux! On ne s'ennuie pas..
Sinon hier j'ai goute quelque chose de tres tres bon: la mangue verte (=pas mure) coupee en tranches, et enduite de sel + piment en poudre... un regal!
>Essayez chez vous, si vous en trouvez, c'est delicieux -et ne lesinez pas sur le piment, bande de petits rigolos!
Avec ca, vous peterez la forme, et vous vous sentirez un peu au Cambodge avec nous...
Bises a tous, bonne route, et encore a tres bientot dans votre ordinateur!
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